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Archive pour janvier 2008

Le travail, suite

Mardi 29 janvier 2008

   · Faisons les choses bien.

Tout ce que nous faisons, réalisons-le à fond. Partout où nous sommes, soyons des éléments de paix, de joie, qui donnent aux autres courages et envie de vivre.

Si nous sommes mariées, mères de famille, et que nous avons une profession que nous ne pouvons ou que nous ne voulons pas quitter… apprenons à nous organiser : ni notre foyer, ni notre travail professionnel ne doivent pâtir de notre double fonction.

Et si notre travail n’est pas indispensable… cela coûte souvent très cher de travailler à l’extérieur de son foyer. Est-ce-que cela vaut la peine d’être exténuées par une double tâche ? D’avoir toujours l’impression de ne pas donner à ses enfants tout ce qu’ils attendent de leur mère ?

  · La dignité du travail.

Sommes-nous de ceux qui critiquent facilement le travail des autres sans connaître leurs conditions de travail ? Serions-nous capable de faire mieux ?

 Réfléchissons au sens chrétien du travail  et lisons les encycliques du pape à ce sujet.

Si nous avons une chambre d’étudiant, un studio, un appartement ou une simple chambre chez ses parents : prenons l’habitude de les rendre propres, rangés, attrayants ! Que notre « home » ne ressemble pas à un véritable capharnaüm, où la recherche du moindre objet demande des heures, où la poussière forme des strates et où l’on cherche en vain la moindre trace de personnalisation féminine.

Le travail

Jeudi 24 janvier 2008

· Notre travail dans notre maison

Ne considérons pas notre foyer familial comme un hôtel restaurant ! Nous participons au travail de la maison…et sans attendre qu’on nous le demande. Il faut avoir l’œil et passer à l’action…avec le sourire bien entendu !

· Respectons le travail des autres

Nous avons compris l’importance du travail et sa dignité : respectons le travail des autres.  Par exemple : sommes-nous de ceux qui marchent dans l’espace mouillé et le salissent sans porter attention au travail de l’homme ou de la femme qui nettoie le carrelage d’un édifice public ou privé ?

 Il y a un sens chrétien du travail : découvrons-le.

Songeons à notre orientation future

Jeudi 24 janvier 2008

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 Réfléchissons bien !

Si nous avons une véritable vocation qui correspond à nos aspirations et à nos dons… bravo… mais réfléchissons quand même. N’oublions pas que l’attrait pour une discipline peut nous conduire à des études qui débouchent majoritairement sur un métier qui ne nous tentera pas.Exemple : en histoire, la plupart des débouchés nous mènent vers l’enseignement. Si j’aime l’histoire mais que je suis sûre de ne pas vouloir enseigner, dois-je vraiment m’inscrire dans une fac d’histoire ?

Choisissons aussi en sachant que nous ne pourrons pas gagner sur tous les tableaux ! Les salaires de l’ingénieur et les vacances de l’enseignant, l’intérêt du métier de médecin et la certitude des horaires fixes !

Soyons réalistes.

Ne nous mésestimons pas non plus : cherchons notre voie avec réalisme mais aussi avec la certitude qu’il y a une orientation qui correspond à nos goûts, nos aptitudes et dans laquelle nous nous épanouirons.

Certaines études nous attirent ainsi que des métiers, mais ces métiers sont-ils compatibles avec la vie d’une mère de famille ?

Il faut y réfléchir.

Et surtout ne disons pas : Je ne rêve que de fonder un foyer et d’avoir plusieurs enfants. Alors à quoi bon avoir un métier ; il suffit d’avoir une petite formation même si cette dernière ne me plait que médiocrement. Erreur ! Nous ne savons pas ce que la vie nous réserve. Peut-être serons-nous célibataires ? Peut-être notre mari sera-t-il atteint par le chômage ou aura-t-il un accroc de santé ? Il faut pouvoir faire face ! et avoir acquis une formation qui de préférence nous plaît et nous épanouit.

Posons les fondations du travail

Mercredi 23 janvier 2008

- Apprenons à travailler

Þ    Gérons notre temps

Þ    Connaissons-nous ! Certaines travaillent mieux le matin, d’autres le soir…

Þ    Apprenons à dégager l’essentiel et à le retenir.

Þ    Ne travaillons pas du matin au soir… sinon nous travaillons mal.

- Comment doit être fait notre travail ?

Þ   La guide ne fait rien à moitié :

Nous y mettons tout notre cœur, notre dynamisme. Nous sommes loyales dans notre travail.

Et n’oublions pas que le travail contribue à la construction de notre personnalité : « la formation du caractère ».

Notre travail est une participation à l’œuvre divine et d’avoir un rôle dans la communauté humaine.

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Réunion du mois de janvier

Mardi 22 janvier 2008

Chères Guîdes-Aînées, la prochaine réunion du feu aura lieu mercredi 30 janvier.

Le thème abordé par Madeleine et Basilisse sera: travail et service.

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Je vous rappelle le weekend du 15 et 16 mars avec la compagnie dans la forêt de Fontainebleau.

Route d’été

Mardi 22 janvier 2008

Chères Guîdes-Aînées, notre route d’été aura lieu du dimanche 27 juillet 2008 au vendredi 1er août 2008.

Merci de confirmer votre présence au près de Véro !

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La doctrine sociale de l’Eglise

Mardi 22 janvier 2008

La doctrine sociale de l’Église.

On désigne par ce terme l’ensemble des textes de l’Église catholique qui décrivent la position de l’Église en matière sociale. On considère que le texte fondateur est l’encyclique Rerum Novarum (Des choses nouvelles) du pape Léon XIII en 1891.
 

I-Les principes élaborés par la doctrine sociale de l’Eglise

Celle ci s’appuie sur 11 Principes fondamentaux (CF Compendium de la doctrine sociale de l’église)

1) La dignité de la personne humaine
« L’homme est la seule créature voulue pour elle-même » (Jean-Paul II)


2) Le respect de la vie Humaine
« Aussi l’ordre social et son progrès doivent-ils toujours tourner au bien des personnes, puisque l’ordre des choses doit être subordonné à l’ordre des personnes et non l’inverse ». Le respect de la dignité humaine ne peut en aucune façon ne pas tenir compte de ce principe: il faut « que chacun considère son prochain, sans aucune exception, comme “un autre lui-même”, [qu'il] tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement ». Il faut que tous les programmes sociaux, scientifiques et culturels, soient guidés par la conscience de la primauté de chaque être humain. (Compendium de la Doctrine sociale de l’Église N° 132)

 

3) Le principe d’association 

4) Le principe de participation 

 

5) Le principe de l’option préférentielle pour les pauvres et les personnes vulnérables
L’option préférentielle pour les pauvres est un principe élaboré dans la doctrine sociale de l’Eglise. La tradition chrétienne le rapproche constamment des principes de charité et justice: « Quand nous donnons aux pauvres les choses indispensables, nous ne faisons pas pour eux des dons personnels, mais nous leur rendons ce qui est à eux. Plus qu’accomplir un acte de charité, nous accomplissons un devoir de justice »
(Saint Grégoire le Grand, Regula pastoralis).
L’encyclique Centesimus annus développe ce principe au N° 57. Le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église résume ce principe aux N° 182 à 184.

6) Le principe de solidarité
La solidarité est une « vertu humaine et chrétienne » (encyclique Sollicitudo Rei Socialis, n°41-42). Voir aussi : Matth. 25, 31-46 : chacun sera jugé selon la manière dont il a vécu cette solidarité entre les hommes.
 


  7) Le principe de gérance
           

 8 ) Le principe de subsidiarité
Ce principe signifie qu’il est « impossible de promouvoir la dignité de la personne si ce n’est en prenant soin de la famille, des groupes, des associations, des réalités territoriales locales, bref de toutes les expressions associatives de type économique, social, culturel, sportif, récréatif, professionnel, politique, auxquelles les personnes donnent spontanément vie et qui rendent possible leur croissance sociale effective.» (Catéchisme de l’Église Catholique, 1882)
Parmi ses différentes implications, ce principe
«impose à l’État de s’abstenir de tout ce qui restreindrait, de fait, l’espace vital des cellules mineures et essentielles de la société. Leur initiative, leur liberté et leur responsabilité ne doivent pas être supplantées.»
«À l’application du principe de subsidiarité correspondent: le respect et la promotion effective de la primauté de la personne et de la famille; la mise en valeur des associations et des organisations intermédiaires, dans leurs choix fondamentaux et dans tous ceux qui ne peuvent pas être délégués ou assumés par d’autres.»
Dans certaines « situations où il est nécessaire que l’État stimule l’économie, à cause de l’impossibilité pour la société civile d’assumer cette initiative de façon autonome; que l’on pense aussi aux réalités de grave déséquilibre et d’injustice sociale où seule l’intervention publique peut créer des conditions de plus grande égalité, de justice et de paix. À la lumière du principe de subsidiarité, cependant, cette suppléance institutionnelle ne doit pas se prolonger ni s’étendre au- delà du strict nécessaire, à partir du moment où elle ne trouve sa justification que dans le caractère d’exception de la situation.» (Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, N. 185-188).


9) Le principe de l’égalité humaine 

 

10) Le principe du bien commun


Le bien commun est l’« ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent dans les être humains le développement intégral de la personne » (Jean XXIII). Voir aussi l’encyclique Pacem in Terris (n°53).

 

11) Le principe de la destination universelle des biens
Dans la tradition chrétienne, la première origine de tout bien est l’acte de Dieu lui-même qui a créé la terre et l’homme, et qui a donné la terre à l’homme pour qu’il la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits. Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C’est l’origine de la destination universelle des biens de la terre.
Le principe de la destination universelle des biens appelle une économie inspirée des valeurs morales qui ne perde jamais de vue ni l’origine, ni la finalité de ces biens, de façon à réaliser un monde juste et solidaire, où la formation de la richesse puisse revêtir une fonction positive.
(Compendium de la Doctrine sociale de l’Église N° 171-174).
Destination universelle des biens et propriété privée
Parce que la propriété privée « assure à chacun une zone indispensable d’autonomie personnelle et familiale; il faut la regarder comme un prolongement de la liberté humaine. Enfin, en stimulant l’exercice de la responsabilité, ils constituent l’une des conditions des libertés civiles ». La doctrine sociale exige que la propriété des biens soit équitablement accessible à tous (Encyclique Centesimus annus, 6: 800-801).
La tradition chrétienne n’a jamais reconnu le droit à la propriété privée comme absolu ni intouchable: « Au contraire, elle l’a toujours entendu dans le contexte plus vaste du droit commun de tous à utiliser les biens de la création entière: le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l’usage commun, à la destination universelle des biens » (encyclique Laboratorem exercens). L’église considère que ce principe ne s’oppose pas au droit de propriété, mais indique la nécessité de le réglementer.

    

               

II-Les préoccupations sociales de l’Église

Dès les premiers temps du christianisme, l’amour du prochain a été considéré comme l’un des principaux messages de l’évangile et de la Bible. C’est ainsi que la charité est considérée comme l’une des trois vertus théologales (voir à ce propos l’encyclique Deus Caritas est).
Un des plus grands représentants de l’action sociale chrétienne est sans doute saint Vincent de Paul : après avoir aidé dès son plus jeune âge les plus démunis, il fonda les Lazaristes en 1625, puis l’ordre des Filles de la Charité en 1634.

 

1) Origines du renouveau de la pensée sociale contemporaine
La pensée moderne de l’Église trouve son origine dans la période de grands changements économiques et sociaux qui a accompagné la Révolution industrielle. Le bouleversement des méthodes de production, la disparition des trois ordres de l’Ancien Régime et l’émergence de nouvelles classes sociales (bourgeoisie, ouvriers) avec l’opposition capital / travail, ont fait prendre conscience d’un fossé grandissant entre les ouvriers et les classes dirigeantes.
L’un des premiers à avoir pris conscience des injustices sociales fut aussi Frédéric Ozanam, qui vécut de près la révolte des Canuts à Lyon en 1831. Après une altercation avec un saint-simonien, il abandonna les études d’Histoire et fonda avec quelques amis la Société saint Vincent de Paul, encore très active aujourd’hui.
En Allemagne, ce fut l’évêque de Mayence, Monseigneur Ketteler, qui fut le principal initiateur du renouveau social de l’Église dans ce pays.
C’est précisément les œuvres de Mgr Ketteler qui permirent à Albert de Mun de découvrir cette pensée sociale, lors de sa captivité en Allemagne. Il fonda les cercles catholiques ouvriers (1871), fut l’inspirateur de la plupart des textes de loi sociaux de la IIIe République, et participa à l’élaboration de l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII (1891).
      

 

2) Les textes de la doctrine sociale
La doctrine sociale de l’Église comporte, outre l’encyclique Rerum Novarum (1891), un ensemble de textes, en particulier les mises à jour de Rerum novarum qui ont eu lieu à plusieurs anniversaires décennaux, ainsi que d’autres textes de l’Église :
• Deus caritas est, Benoît XVI (2006)
• Pour une meilleure répartition de la Terre, Conseil Pontifical Justice et Paix (1997),
• Centesimus annus, Jean-Paul II (1er mai 1991),
• Sollicitudo rei socialis, Jean-Paul II (1987),
• Instruction sur la liberté chrétienne et la libération, Congrégation pour la doctrine de la foi (1986).
• Laborem exercens, Jean-Paul II (14 septembre 1981),
• Redemptor hominis (L’homme, le premier chemin de l’Église), Jean-Paul II (1979)
• Populorum progressio, Paul VI (1967),
• Gaudium et spes, concile Vatican II (1965),
• Pacem in Terris, Jean XXIII (1963),
• Mater et magistra, Jean XXIII (1961),
• Radiomessage pour le 50e anniversaire de Rerum novarum, Pie XI (1941).
• Quadragesimo anno, Pie XI (15 mai 1931),
• Graves de communi, Léon XIII (18 janvier 1901),
• Rerum novarum, Léon XIII (15 mai 1891).
    

3) L’engagement social de l’Église
La pensée sociale de l’Église a compté pour beaucoup dans la création de nombreux mouvements d’action sociale et œuvres chrétiennes, parmi lesquels on peut citer :
• le Secours catholique (Caritas),
• le Ceras, Centre de recherche et d’action sociales de la province de France des Jésuites, créé en 1903 sous le nom d’Action Populaire
• le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD),
• la Société saint Vincent de Paul

Qu’est-ce que le travail pour nous ?

Lundi 21 janvier 2008

Est-ce simplement ce qu’il nous faut faire pour passer dans la classe supérieure, pour avoir le bac, pour être reçues à notre examen de fac ?

Est-ce aussi l’aide que nous apportons à nos parents sur le plan familial ?

Est-ce encore le travail que nous fournissons de temps en temps pour gagner un peu d’argent ?

Considérons-nous comme travail, les obligations que nous avons librement choisies et que nous devons assumer ?

Par exemple : Nous pratiquons le violon et nous devons y consacrer une heure par jour ; nous sommes guide-aînée et nous avons pris un engagement de service ; nous avons des sorties feu auxquelles nous devons participer et que nous devons préparer.

Pas facile de tracer la frontière entre travail et loisirs en ce qui concerne certaines activités.

De toutes façons, il y a une notion de devoir dans le travail, même si nous aimons les études, mêmes si nous trouvons de l’attrait à certaines tâches ménagères, même si nous avons accepté volontairement et avec plaisir de faire de la musique, d’être guide-aînée, de servir.

« Un employé de bureau peut n’être qu’un affreux petit bourgeois sous-moyen, abruti de bureaucratie et obnubilé par son avancement et l’espoir de sa retraite. Mais, s’il en a le cœur, il peut lui aussi sur son pauvre navire lourd de paperasses et de routine, marcher à l’Etoile. » Guy de Larigaudie.

La place du travail dans notre vie

Mercredi 16 janvier 2008

Mois de Janvier:

 Le travail et le service.

« J’ai crée le forgeron qui souffle sur les braises du feu et en tire l’objet qu’il doit travailler. » Isaïe 54, 16 

 D’abord un petit test :      

                                                                 OUI             NON   

Le travail est forcément pénible                       □                □ 

Le travail c’est ce qui permet de

gagner sa vie maintenant ou plus tard               □                □ 

Plaisir et Travail sont totalement opposables     □                □   

Compte 2 points par réponses oui

Compte 0 point par réponse non 

Si tu as 0 : formidable 

Si tu as entre 2 et 4 : as-tu bien réfléchi ? 

Si tu as entre 4 et 6 : révise sérieusement tes idées !!! 

Le don de Noël

Dimanche 13 janvier 2008

- Le don de Noël -

  

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  Je rêvai que j’étais à la crèche auprès de l’Enfant-Jésus et qu’Il me disait : « Quel cadeau désires-tu en ce jour où s’incarne l’Amour de Dieu ? » Et comme la nuit retentissait du chant des anges « Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! », je demandai la paix intérieure.

« Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu. Tu as choisi sagement, ne réclamant ni la gloire ni la fortune, biens si passagers !

« Voici ma mère ; elle sera ton modèle, elle dont les vertus innombrables se sont épanouies dans la paix et le recueillement. Songe que lorsqu’elle tirait l’eau du puits ou balayait devant sa porte, personne ne soupçonna qu’elle était Reine des martyrs et des anges car elle a chéri l’effacement de sa vie cachée. Seuls son sourire et son regard si bons trahissaient l’éclat de son feu intérieur. A l’école de Nazareth tu apprendras à ne te distinguer des autres que par l’embrasement de ton cœur.

« J’ai besoin d’âmes de paix et d’humilité pour prouver au monde qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir de grandes choses pour prétendre au ciel mais que l’on se sanctifie par la fidélité au labeur quotidien, en aimant ce que l’on fait plutôt qu’en faisant ce que l’on aime.
 Ces sacrifices, qu’impose le devoir d’état, me prouveront ton amour et étoufferont ton égoïsme lorsqu’il se fera tyrannique.
 
« Regarde ma mère à présent. Elle s’est retirée en elle-même et elle prie. Imite-la pour Me retrouver en toi ; Je t’apprendrai à te connaître sans complaisance sous mon regard.
« Chaque jour il faudra reconquérir cette paix qu’un rien détruit. Ne te trouble pas des jugements hâtifs des autres ; tu t’épargneras bien des chagrins, des rancœurs et tu goûteras à la vraie liberté. Garde-toi bien de juger en retour. Prête toujours aux autres de bonnes intentions, efforce-toi de les comprendre et tu verras au jour du jugement qu’il n’est que Dieu pour sonder en vérité les reins et les cœurs.
 
« N’oublie pas que tes dons sont à partager avec ceux que je te confierai : ma mère n’est-elle pas partie en hâte vers Elisabeth alors qu’elle commençait à Me porter en elle ? Vois comme elle s’oublie et se prodigue en services. Ma tante ne s’y est pas trompée, elle a vu dans sa cousine briller l’éclat divin : « Tu es bénie entre les femmes ! »
« Conserve précieusement cette paix de la crèche et suis-Moi aux côtés de ma mère vers le Ciel par le mont des Oliviers et le Golgotha. »

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