Le don de Noël

- Le don de Noël -

  

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  Je rêvai que j’étais à la crèche auprès de l’Enfant-Jésus et qu’Il me disait : « Quel cadeau désires-tu en ce jour où s’incarne l’Amour de Dieu ? » Et comme la nuit retentissait du chant des anges « Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! », je demandai la paix intérieure.

« Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu. Tu as choisi sagement, ne réclamant ni la gloire ni la fortune, biens si passagers !

« Voici ma mère ; elle sera ton modèle, elle dont les vertus innombrables se sont épanouies dans la paix et le recueillement. Songe que lorsqu’elle tirait l’eau du puits ou balayait devant sa porte, personne ne soupçonna qu’elle était Reine des martyrs et des anges car elle a chéri l’effacement de sa vie cachée. Seuls son sourire et son regard si bons trahissaient l’éclat de son feu intérieur. A l’école de Nazareth tu apprendras à ne te distinguer des autres que par l’embrasement de ton cœur.

« J’ai besoin d’âmes de paix et d’humilité pour prouver au monde qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir de grandes choses pour prétendre au ciel mais que l’on se sanctifie par la fidélité au labeur quotidien, en aimant ce que l’on fait plutôt qu’en faisant ce que l’on aime.
 Ces sacrifices, qu’impose le devoir d’état, me prouveront ton amour et étoufferont ton égoïsme lorsqu’il se fera tyrannique.
 
« Regarde ma mère à présent. Elle s’est retirée en elle-même et elle prie. Imite-la pour Me retrouver en toi ; Je t’apprendrai à te connaître sans complaisance sous mon regard.
« Chaque jour il faudra reconquérir cette paix qu’un rien détruit. Ne te trouble pas des jugements hâtifs des autres ; tu t’épargneras bien des chagrins, des rancœurs et tu goûteras à la vraie liberté. Garde-toi bien de juger en retour. Prête toujours aux autres de bonnes intentions, efforce-toi de les comprendre et tu verras au jour du jugement qu’il n’est que Dieu pour sonder en vérité les reins et les cœurs.
 
« N’oublie pas que tes dons sont à partager avec ceux que je te confierai : ma mère n’est-elle pas partie en hâte vers Elisabeth alors qu’elle commençait à Me porter en elle ? Vois comme elle s’oublie et se prodigue en services. Ma tante ne s’y est pas trompée, elle a vu dans sa cousine briller l’éclat divin : « Tu es bénie entre les femmes ! »
« Conserve précieusement cette paix de la crèche et suis-Moi aux côtés de ma mère vers le Ciel par le mont des Oliviers et le Golgotha. »

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