Quelle culture et quelle communication voulons nous défendre ? (2)

 

I- Le Beau, La Vie.

Définition du beau :

Ce qui provoque le sentiment esthétique (subjectif), ce qui correspond à la perfection en son genre et obéit à certaines formes d’équilibre ou d’harmonie. Dès l’Antiquité on a cherché à formuler des règles et des idéaux dans le domaine des beaux arts.
Pour Kant, le beau est « ce qui plaît universellement sans concept ». Le jugement esthétique a un fondement subjectif. « Le beau est le symbole du bien moral »
Pour Hegel « le beau est la manifestation sensible du vrai ».
Le beau artistique est issu de l’activité de l’esprit humain et les différentes formes d’art expriment différents moments de la conscience universelle. Le beau naturel est la Création, faite par Dieu. Elle est belle car faite pour l’Homme que Dieu aime. Ainsi l’Homme est le jardinier de la Terre ; il a le devoir de la respecter et de la continuer en rendant gloire à Dieu.
La beauté et le sacré sont liés dès les origines. Toutes les civilisations donnent ce qu’elles ont de plus beau et de plus précieux pour leur Dieu (la liturgie, l’art sacré, …).


On peut définir le beau par trois exigences :
- l’harmonie : rien de trop
- la perfection : il ne manque rien
- l’éclat : ce qui brille, ce qu’on remarque
De plus, ce qui fait le beau, c’est sa finalité, c’est l’idéal vers lequel on doit tendre, c’est le point de départ d’un cheminement vers Dieu.

« Le beau est la splendeur du vrai » Platon
« Ne perdons pas l’occasion de voir quelque chose de beau, car la beauté, c’est la signature de Dieu. » Charles Kingsley
« Le beau sauvera le monde » Dostoïevski

« Et il est certain que l’attrait du beau, de l’esthétique, conduira nos contemporains à l’éthique, c’est-à-dire à mener une vie belle et digne. (…) » Jean-Paul II, Le Christ renouvelle toutes les Cultures, 19 novembre 1999

« (…) Dans une culture marquée par le primat de l’avoir, l’obsession de la satisfaction immédiate, l’appât du gain, la recherche du profit, il est frappant de constater non seulement la permanence, mais le développement d’un intérêt pour le beau. Les formes que revêt cet intérêt paraissent traduire l’aspiration qui demeure, voire se renforce, à un « autre chose » qui enchante l’existence et, peut-être même, l’ouvre et la porte au-delà d’elle-même. L’Eglise en a eu l’intuition dès l’origine et des siècles d’art chrétien en donnent l’illustration magnifique: l’œuvre d’art authentique est potentiellement une porte d’entrée pour l’expérience religieuse. Reconnaître l’importance de l’art pour inculturer l’Évangile, c’est reconnaître que le génie et la sensibilité de l’homme sont connaturels à la vérité et à la beauté du mystère divin. L’Eglise manifeste un profond respect pour tous les artistes, sans faire acception de leurs convictions religieuses, car l’œuvre artistique porte en elle comme une empreinte de l’invisible, même si, comme toute autre activité humaine, l’art n’a pas en lui-même sa fin absolue: il est ordonné à la personne humaine.» Pour une pastortale de la culture, Cité du Vatican, 23 mai 1999, Paul Cardinal Poupard.

Définition de la Vie :

Entité ou principe supposé animer l’ensemble des organismes vivants. Tout être humain a une âme dès sa conception, il a été créé à l’image de Dieu et ne peut pas être réduit à une chose sur laquelle on a droit de vie et de mort. L’Homme ne peut pas prétendre tout maitriser ; la vie, la mort, l’état de santé ; il doit s’en remettre à la volonté de Dieu. C’est Dieu qui donne la vie, elle est sacrée et belle et doit être défendue de son apparition à son terme naturel.
« Je demanderai compte du sang de chacun de vous … Qui verse le sang de l’homme, par l’homme aura son sang versé. Car à l’image de Dieu l’homme a été fait » (Gn 9, 5-6).
 » Tu ne tueras pas l’innocent ni le juste  » (Ex 23, 7).
Comme le dit Jean Harang : « la vie est le plus beau cadeau de Dieu ; notre vie terrestre n’est que la première seconde d’un jour sans fin ».

 Leurs contraires : la laideur et la mort, associées à la destruction:

- la culture de mort : avortement, euthanasie, suicide
- L’eugénisme qui réclame des gens parfaits et refuse les malades, les handicapés, les pauvres et les plus faibles.
- la culture gothique : culte de la mort, de la laideur, de la violence, parfois satanisme (cf. Culture Jeune et Esotérisme du P. Domergue)
- la fascination et la curiosité malsaine pour les spectacles morbides ou violents qui crée des attroupements autour des accidents de la route, des blessés, etc.
- les films, les magazines, les livres, les médias, … qui font l’éloge de la violence ou de la pornographie, ôtant tous repères moraux.

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