La spiritualité de la route [1]

I-  « je suis la Route, la vérité et la vie. »

Chemin

Quand Jésus a voulu se révéler, faire comprendre sa mission et sa nature, il n’a pas craint de se comparer à cette humble chose qu’on foule aux pieds quotidiennement sans même en percevoir la présence, et dont on ne connaît le prix qu’après avoir voyagé en des contrées sans chemin, dans le désert, la haute montagne ou la forêt vierge.
Il a placé la route à côté des deux réalités les plus nobles : la vérité et la vie.
La route, la vérité et la vie se confondent, puisque toutes les trois, elles sont le Christ.

Le Christ est la Route, le Christ est notre route, celle de l’humanité, le Christ est ma route.
C’est Lui qu’il faut suivre, par lui qu’il faut passer.

Cette parole du Christ nous fait également penser à « que celui qui veut me suivre prenne sa croix. »
La Route qui est le Christ n’est pas le chemin de la facilité et de la paresse, mais celui de la Croix où l’on souffre, où l’on saigne, où l’on tombe.

Mais le Christ a dit aussi : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. »
Les peines de la voie douloureuse n’enlèvent rien au bonheur du joug suave et du fardeau léger, si pénible que soit la marche, une lumière la précède toujours, lumière de foi et d’espérance.

C’est lui qu’il faut suivre…car Il est la Vérité et, si nous cherchons cette connaissance complète, profonde et sûr à quoi tout homme aspire, nous ne la trouvons qu’en Lui, pensée du Père, qui crée tous les êtres et les connaît en les créant. Car Il est aussi la Vie et, si nous cherchons la vie totale, celle qui jaillit et déborde comme une source d’eau vive, celle qui dépasse la Terre et monte jusqu’à l’éternité, celle qui nous prend tout entier, et une jeunesse sans fin, nous ne la trouverons qu’en Lui, qui a vécu et qui est mort pour que nous ayons la vie.
C’est lui qu’il faut suivre : suivre ses préceptes, garder ses enseignements. Suivre son exemple : «  Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez ce que j’ai fait. »

Et c’est par Lui qu’il faut passer. Homme-Dieu, il est le médiateur entre l’humanité et la divinité. Pour aller à Dieu, il nous faut accepter sa médiation. C’est par Lui qu’il faut passer…parce qu’Il est le Bien suprême qui conduit au Bien suprême. Parce que sa doctrine est la Vérité et ses préceptes le Salut, parce qu’il rachète, délivre et divinise.
Pour nous, guides-aînées chrétiennes, la Route symbolise Celui qui est notre foi, notre espoir et notre amour, notre vérité et notre vie, Celui à qui nous avons donné sans retour nos cœurs fervents et joyeux, Celui que nous suivrons, contre vents et marées, jusqu’à la mort, Celui dont la vision sera un jour notre récompense.

Une réponse à “La spiritualité de la route [1]”

  1. maiyou@unblog.fr dit :

    salut oui l’humanité et la divinité

Laisser un commentaire