La spiritualité de la route [5]

7. La charité individuelle et sociale
La charité c’est l’amour de Dieu et l’amour de nos frères en son nom. Et la marque de notre christianisme c’est l’amour que nous témoignons à nos ennemis.

La Route est une société de secours mutuel. Cette charité demande du tact, de la douceur, une inquiétude du bien-être physique et moral de l’autre, un sens des attentions qui font plaisir, des petits gestes qui touchent et réconfortent.

La charité sociale s’exerce d’abord à l’intérieure de notre Feu mais elle doit s’exercer aussi à l’extérieur, envers ceux que nous rencontrons et qui sont différents de nous.

Nous sommes toutes citadines et vous verrez que la Route va nous rapprocher des campagnards, des paysans, des provinciaux.

8. L’apostolat
L’apostolat le plus facile et le plus fécond est celui de l’exemple. Mais nous disposons aussi d’un autre moyen d’apostolat, plus sensible : Le Feu de joie, pendant la veillée.
Le Feu est un prétexte au rassemblement. La communication est établie par le chant, qui est alors un joyeux outil de propagande, un brillant instrument d’apostolat, plus effectif que mille discours.
Et quand les esprits sont mûrs, prêts à s’ouvrir, quelqu’un prend la parole et lit un beau texte qui continue le chant de tout à l’heure. Il chante la fraternité, la joie, la charité de Jésus. Et les auditeurs, même hostiles au christianisme l’écoutent avec recueillement, parce qu’après cette soirée, il convient qu’on se taise, qu’on écoute et qu’on médite. On fini la veillée par la prière, et vous verrez des mains qui essaient un signe de croix qu’ils n’avaient pas fait depuis longtemps.

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