Archive pour mai 2008

La spiritualité de la route [1]

Dimanche 18 mai 2008

I-  « je suis la Route, la vérité et la vie. »

Chemin

Quand Jésus a voulu se révéler, faire comprendre sa mission et sa nature, il n’a pas craint de se comparer à cette humble chose qu’on foule aux pieds quotidiennement sans même en percevoir la présence, et dont on ne connaît le prix qu’après avoir voyagé en des contrées sans chemin, dans le désert, la haute montagne ou la forêt vierge.
Il a placé la route à côté des deux réalités les plus nobles : la vérité et la vie.
La route, la vérité et la vie se confondent, puisque toutes les trois, elles sont le Christ.

Le Christ est la Route, le Christ est notre route, celle de l’humanité, le Christ est ma route.
C’est Lui qu’il faut suivre, par lui qu’il faut passer.

Cette parole du Christ nous fait également penser à « que celui qui veut me suivre prenne sa croix. »
La Route qui est le Christ n’est pas le chemin de la facilité et de la paresse, mais celui de la Croix où l’on souffre, où l’on saigne, où l’on tombe.

Mais le Christ a dit aussi : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. »
Les peines de la voie douloureuse n’enlèvent rien au bonheur du joug suave et du fardeau léger, si pénible que soit la marche, une lumière la précède toujours, lumière de foi et d’espérance.

C’est lui qu’il faut suivre…car Il est la Vérité et, si nous cherchons cette connaissance complète, profonde et sûr à quoi tout homme aspire, nous ne la trouvons qu’en Lui, pensée du Père, qui crée tous les êtres et les connaît en les créant. Car Il est aussi la Vie et, si nous cherchons la vie totale, celle qui jaillit et déborde comme une source d’eau vive, celle qui dépasse la Terre et monte jusqu’à l’éternité, celle qui nous prend tout entier, et une jeunesse sans fin, nous ne la trouverons qu’en Lui, qui a vécu et qui est mort pour que nous ayons la vie.
C’est lui qu’il faut suivre : suivre ses préceptes, garder ses enseignements. Suivre son exemple : «  Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez ce que j’ai fait. »

Et c’est par Lui qu’il faut passer. Homme-Dieu, il est le médiateur entre l’humanité et la divinité. Pour aller à Dieu, il nous faut accepter sa médiation. C’est par Lui qu’il faut passer…parce qu’Il est le Bien suprême qui conduit au Bien suprême. Parce que sa doctrine est la Vérité et ses préceptes le Salut, parce qu’il rachète, délivre et divinise.
Pour nous, guides-aînées chrétiennes, la Route symbolise Celui qui est notre foi, notre espoir et notre amour, notre vérité et notre vie, Celui à qui nous avons donné sans retour nos cœurs fervents et joyeux, Celui que nous suivrons, contre vents et marées, jusqu’à la mort, Celui dont la vision sera un jour notre récompense.

Montée au feu

Samedi 17 mai 2008

À la croisée des chemins,
Suivant les Traces du Feu,
Tu choisiras pour demain
Ton axe de vie.
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh.
 

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Le flot couleur de soleil
Dira la lumière
De ta rayonnante foi
Qui les autres éclairera. Oh…
 
Tu porteras le flot vert
Couleur de ce qui grandit
Pour que l’espérance
T’entraîne toujours plus loin. Oh…
 
Le jour où tu partiras
Flot rouge tu recevras
Emblème du feu de l’amour
Qu’aux autres tu porteras. Oh…
 
Ainsi tu rendras ta vie
Simple, belle et droite
Avec la Vierge Marie
Fructifie le don de vie. Oh…
 

En route vers le flot jaune [5]

Vendredi 16 mai 2008

• Cérémonial de remise du flot jaune :

GA : (prénom de la cheftaine de Feu), avec l’aide de Dieu, je veux préparer mon engagement guide-aînée.
J’ai compris ma foi doit m’entraîner toujours plus loin au service de Dieu et des autres dans la joie.
Dans ma famille, dans la cité, dans l’Eglise et dans le mouvement des Europa-Scout, je serai en service.
Aujourd’hui, je demande à recevoir mon flot jaune.

CHEFTAINE DE FEU : (prénom de la GA), reçois ce flot jaune, couleur du soleil, symbole de la joie et de la foi des louvettes.
Que ta foi rayonne autour de toi et t’apporte la joie, ainsi qu’à tous ceux et celles que Dieu te confie.

La joie des louvettes

• Quelques citations :

« Manquer d’enthousiasme c’est manquer de vie. C’est manquer la vie. » François Garagnon.

« Une action, pour être heureuse, doit être l’expression d’un goût de vivre. Il n’y a pas d’action réussie sans conviction, pas de conviction sans enthousiasme et pas d’enthousiasme sans foi. » F.G

« Il ne suffit pas de pouvoir, il faut vouloir ; il ne suffit pas de vouloir, il faut oser. Il ne suffit pas d’oser, il faut faire ; il ne suffit pas de faire, il faut réussir ; il ne suffit pas de réussir, il faut durer. » F.G

Homélie du lundi de Pentecôte

Jeudi 15 mai 2008

Pour toutes celles qui n’étaient pas à Chartres ce WE, pour celles qui y étaient et qui ont dormi pendant le sermon, et pour celles aussi qui l’ont entendu…, l’homélie du Père de Blignières… à lire et méditer. 

Merci à MC !

Lundi de Pentecôte, 12 mai 2008,
en la cathédrale Notre-Dame de Chartres.

 fr. Louis-Marie de Blignières
          Monseigneur, mes chers amis,

Au terme de notre marche, consacrée à la méditation des vertus, voici que l’Immaculée nous apparaît : elle est la Mère qui donne la vie, la Femme qui répand la douceur, l’Enfant qui ranime l’espérance.
I. L’Immaculée donne la vie, parce qu’elle est Mère. Si la Mère de Dieu a été préservée, dès sa conception, de toute atteinte du péché, c’est pour être le canal translucide de la naissance de Dieu en ce monde : Marie est Immaculée, parce qu’elle est la femme revêtue du Soleil de justice (cf. Ap 12, 1), qui est le Christ, elle est toute entière relative au Christ, elle nous renvoie sans cesse à lui, elle forme en nous ses vertus. Marie est l’icône incandescente de la vie morale, elle lui donne son vrai sens : être le rayonnement du mystère du Christ en nous ! C’est elle qui nous revêt du Christ par sa médiation maternelle. Or le Christ, l’Homme-Dieu, est le seul qui puisse nous faire vivre de la vraie justice, qui est le droit des autres, reconnu et respecté par nos devoirs. En une époque marquée par un égocentricisme souvent délirant, le Christ nous donne la clé de la vie sociale : « fais à autrui ce que tu désires qu’il te fasse » (cf. Mt 7, 12). Et cette attention à l’autre, qui suppose le renoncement, voire l’héroïsme, n’est cependant pas une frustration, mais un épanouissement : car le droit fondamental de chacun n’est pas une déclaration abstraite, mais un devoir, attaché à la possibilité concrète de respecter autrui et de faire grandir son humanité. Eh bien, l’Immaculée, qui est Mère, donc source et protectrice de vie, diffuse « le climat de la grâce » (Péguy), où le devoir est accompli de façon heureuse et vivante, comme un exercice de piété filiale. Marie a porté Dieu-Enfant en son sein (Notre Dame de Guadalupe nous y renvoie), Marie a assisté avec Jésus les derniers instants de saint Joseph (la vision de la Sainte Famille à Fatima nous le rappelle), Marie enfin a offert au Père la mort de son Fils : l’Immaculée a ainsi fait du respect de la vie, de sa conception à sa fin naturelle, l’élément fondamental de toute existence épanouie, ouverte sur sa finalité qui est Dieu. Aussi nous invite-t-elle, au-delà de l’égoïsme institutionnalisé qui enferme l’homme dans l’amertume d’une revendication permanente, a bâtir une Cité de la piété filiale, où nous aiderons toutes les mères à recevoir le miracle de la vie comme une nouvelle aventure de l’histoire du Christ total ; où nous accompagnerons toutes les souffrances des fins de vie, comme rayonnantes pour le salut de tous, en union avec la Passion de Jésus.

II. L’Immaculée répand la douceur, parce qu’elle est Vierge et Epouse. Elle est la femme éternelle : « C’est par Marie que le mystère métaphysique de la femme se dévoile. Le dogme de l’Immaculée conception plonge dans la splendeur de l’aurore de la création » (Gertrud von Le Fort). L’Immaculée est celle qui met de « l’ordre dans l’amour ». L’amour entre les hommes, à cause du péché, est menacé par la domination et la concupiscence. L’Immaculée structure l’amour humain dans la force et la tempérance, elle le met dans l’ordre : reposant dans l’amour de Dieu, animé par la charité du Christ reçue dans l’Esprit, ordonné aux joies éternelles. L’Immaculée est Vierge, c’est-à-dire femme passionnée de l’amour de son Créateur, à tel point qu’il est la source vive de toutes ses autres dilections ; elle est Epouse du Saint-Esprit, qui la transforme dans l’esprit des Béatitudes du Christ, condensé dans le Magnificat ; enfin elle est épouse de saint Joseph, et elle place ce bel amour humain dans le nimbe de la douceur divine. En un temps flétri par la violence et la sexualité désordonnée, où les pornocrates dégradent la femme en objet de consommation, nos cœurs ont la nostalgie de la pudeur, de l’onction, de la douceur féminines. La femme doit être par sa distinction, par sa réserve, par sa beauté sans séduction, la « sentinelle de l’invisible » (Jean-Paul II), afin que l’homme puisse – soutenu par sa compagne – être le soldat des combats de ce monde visible. Eh bien, l’Immaculée, la Vierge-Epouse, nous aidera à reconstruire une Cité du respect de la femme. « C’est le catholicisme qui a énoncé sur la femme les propositions les plus fortes qui aient jamais été prononcées » (Gertrud von Le Fort). Loin du modèle repoussant de l’érotisme des sociétés occidentales, loin de la dégradation révoltante de la condition de la femme en islam, l’Immaculée fera refleurir la discrétion, les modes et le langage qui sont ceux de mères, d’épouses et de sœurs chrétiennes, conscientes de leur immense influence sur leurs compagnons masculins. L’Immaculée nous donnera de vivre les combats du courage et de la belle chasteté, dans une courtoisie qui est fleur de charité, et dans le charme d’une douceur qui vient d’un autre monde.

III. L’Immaculée ranime l’espérance, car elle est l’Enfant par excellence. Elle celle dont tout l’être, dès le premier instant de la conception, est un don de grâce. Au moment même où elle est créée, le baiser du Verbe éternel la touche si intimement qu’elle est rachetée « d’une façon plus admirable encore » (Bx Pie IX) : elle est d’un seul coup pleinement réussie, tant dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce, elle est bellement et simplement enfant de Dieu. Elle est celle qui sort en riant, comme une aurore tout de suite brillante, des mains du Créateur, celle qui charme son cœur, telle une enfant gracieuse qui réjouit ses parents. C’est pourquoi elle nous rafraîchit dans l’espérance, comme le font tous les enfants. Le simple fait de la regarder, ou plutôt de nous laisser regarder par elle, nous rassérène et nous dynamise. « Le regard de la Vierge est le seul regard vraiment enfantin, le seul regard d’enfant qui se soit levé sur notre honte et notre malheur », nous dit Bernanos. Et ce regard transmet, de façon appropriée à notre timidité, le pardon du Christ, il fait refleurir en nous la petite sœur espérance : « Ce regard est celui de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue et, bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain. » Nous sentir regardés par elle, qui est totalement, comme personne créée, de notre côté, cela infuse en nous la certitude d’être aimés, tels des enfants blessés, du Dieu dont elle est l’Enfant toute innocente. Ce regard enfantin se porte sur tout être humain, si handicapé, si douloureux et contradictoire qu’il soit. Il nous rappelle la dignité incommensurable de la personne humaine, dont la nature a été créée à l’image de son Fils, et qui est personnellement appelée à l’Alliance éternelle. Quelles que soient ses misères, l’homme a une certitude épanouissante, transmise par le beau regard d’une Enfant : il est aimé d’un mystérieux amour, éternel comme Dieu, et fidèle comme le Christ. En un temps de relativisme, de fausse prudence, de domination matérialiste de l’argent, quel trésor à communiquer à tous que cette certitude ! L’Immaculée nous aidera, par delà les tristes cités de la désespérance, bornées par l’injustice, l’absurde et la mort, à construire, comme lieu de l’amitié politique et de la prudence qui conduit vers le Ciel, une Cité de l’admiration. Une société, non plus obnubilée par la construction utopique du « meilleur des mondes », mais responsable du prochain concret, et ouverte sur l’éternel. Une cité attentive à s’étonner, à remercier, à combattre certes le mystère d’iniquité, mais en s’extasiant d’abord du mystère de bonté, dont l’Immaculée est le reflet le plus pur. Une cité, non plus affairée autour du seul rendement matériel et de l’efficacité à tout prix, mais qui prend son temps pour la vie de l’esprit, pour l’art, et pour l’étonnement (car une société où plus rien n’étonne serait le parvis de l’enfer). Une cité qui sait que le réel est plus grand que nous, et qui fait de la recherche du vrai le premier des droits, en respectant les cheminements de chacun et le mystère des libertés. Une cité de l’espérance, où l’enfant et le jeune sont heureux, parce que, au lieu de se voir enfermés dans leur narcissisme, ils aperçoivent un but qui les dépasse : aimés sans être adulés, ils sont encouragés et sanctionnés, et reçoivent les repères de la loi naturelle et de la loi du Christ, conditions de leur liberté. Une cité de l’admiration est une cité où l’éducation est la première charité, car elle prépare des « amants de la beauté spirituelle » (S. Augustin), à l’image de Celle qui gardait sans cesse, au milieu des plus humbles tâches, le regard de son cœur sur la Beauté souffrante et transfigurée du Christ (cf. Lc 2, 19 et 51).

Conclusion.
Mes chers amis, l’Immaculée, notre vie, notre douceur et notre espérance, nous demande d’être les apôtres des vertus qu’elle met sous nos yeux de façon si enthousiasmante. Après ces trois jours si riches, que faire ? Si ce n’est donner aux autres la joie de ce trésor ! La chrétienté est précisément une Cité de la piété filiale, du respect de la femme et de l’admiration, dont l’Immaculée nous révèle la splendeur et le rayonnement apostolique. L’Immaculée nous a donné à Fatima un grand moyen pour faire rayonner sur les autres le bonheur de connaître le Christ, et ainsi obtenir la conversion de nos nations et la paix : c’est la communion réparatrice des cinq premiers samedis du mois. Une croisade de pèlerins sanctifiant les premiers samedis, en l’honneur du Cœur immaculé, s’associant massivement aux Rosaires pour la vie dans nos Cathédrales, en accord avec les pasteurs, produira des fruits immenses de sainteté. Pourquoi négliger ce pacifique moyen, qui serait aussi un puissant témoignage d’unité spirituelle de tous ceux qui – dans la communion de l’Eglise – sont attachés aux pédagogies traditionnelles de la foi ? Amis pèlerins, en ce cent-cinquantième anniversaire de Lourdes, l’heure est favorable ! Le monde fatigué, issu des fausses Lumières, se fissure, et ne diffuse plus qu’impuissance à aimer et angoisse de l’âme. Ceux qui gémissent sous la dictature du relativisme, sous la tyrannie de l’hédonisme, ou sous le joug mental de l’islam, attendent que vous les meniez, par la grâce de la communion réparatrice, à l’Immaculée. Pour eux aussi, la tristesse du vieux monde doit s’effacer devant la joie de l’Immaculée, notre vie, notre douceur et notre espérance.

fr. Louis-Marie de Blignières

En route vers le flot jaune [4]

Mercredi 14 mai 2008

• Les traces du flot jaune :

- Avoir participé à un rassemblement aîné ou à un CEP.

- Rencontrer sa cheftaine de Feu pour parler de : cheftaine en service, l’éducation, son chef d’œuvre, la vocation de la femme selon le plan de Dieu, la responsabilité au sein du mouvement,…

- Mettre en place le moment Lumière, prier le matin et le soir.

- Lire : Les 9 fondamentaux de l’éducation de Y. Bonnet et La femme ou le sacerdoce du cœur, chapitre 3 : le merveilleux projet de Dieu et Questions de jeunes d’A. Manaranche.

- Se renseigner sur la vie de Sainte Catherine de Sienne.

- Faire le point avec un prêtre sur les 3 vertus : franchise, dévouement, pureté.

En route vers le flot jaune [3]

Mardi 13 mai 2008

• Le carnet guide-aînée :

Carnet

L’usage de ce carnet s’apprend à l’âge pilote, mais il n’est jamais trop tard pour commencer !
On note dessus des réflexions, des décisions suite aux conversations que l’on peut avoir avec sa cheftaine de Feu, un prêtre, une aînée…

- Ecrire pour le moment présent : On peut chemin faisant, y noter ce dont on veut conserver une trace, un croquis, une fleur séchée, une citation ou un titre de livre intéressant, une phrase d’un psaume, une partie d’une lecture, un poème, des commentaires par rapport à un film…
Ecrire permet de réfléchir, d’y voir plus clair, de pousser les raisonnements, de préciser les choses, de demander une relecture,…

- Ecrire pour construire demain : Ce n’est surtout pas un journal intime, mais des points de repères concrets qui aident à baliser la route.
Les résolutions qui ne sont pas notées restent souvent du vent !
Les écrits, au contraire, permettent un retour en arrière pour constater ou non la résolution des objectifs. On peut faire des bilans.

Chartres sonne, Chartres t’appelle !

Vendredi 9 mai 2008

 

Ce week-end de Pentecôte, nous ne manquerons pas le pèlerinage de Chartres.

Parcourons une fois de plus ensemble, unis par la prière, les chemins de la chrétienté.

Les chemins de France, terre de pèlerinages millénaire, pays des cathédrales nous appellent.

 Affiche Chartres 2008

Faire un « pélé » nous apprend la vie simple. Sous le patronage de la Sainte Vierge, détachés de tous biens matériels nous retrouvons les joies si simples de la vie. Un morceau de pain, un bon duvet, la joie d’être entre amis, les attentions portés aux plus jeunes, aux plus fatigués… la prière.

Le Seigneur est là, quoi de plus beau que son oeuvre: la terre, la nature, la messe dans sa plus belle cathédrale: les forêts ! Ces trois jours sont un bol d’air pur pour notre santé physique, mais aussi et surtout une grande douche pour notre âme !

« Qu’il pleuve ou vente, rien n’arrètera notre effort; car lorsque l’on fait de son mieux, on a le coeur pur et joyeux » nous dit une chanson louveteaux.

Alors… rendez vous à Chartres !

 

En route vers le flot jaune [2]

Jeudi 8 mai 2008

• Le chef d’œuvre :

« Rien d’excellent ne se fait tout à coup. » Epictète

Afin de développer nos talents, de progresser dans la persévérance, la beauté, la compétence et la gratuité, nous choisissons toutes une technique d’œuvre : une activité concrète qui nous fait plaisir, à faire de nos dix doigts qui nous détend et que nous aurons à cœur d’approfondir pour la transmettre.

Quelques exemples de techniques : reliure, calligraphie, bougies, encadrement, cartonnage, sculpture, art floral, broderie, montages audiovisuels, photo, cuisine, jeux éducatifs, ébénisterie, couture, dessin, cartographie, composition de romans, généalogie, ferronnerie, poterie, chants, …

   Vitrail                            Caligraphie

Il est possible de prendre une technique d’œuvre que l’on ne connaît pas ou approfondir une que l’on connait déjà.

Le but du chef d’œuvre est de l’offrir ou de le transmettre.

En route vers le flot jaune [1]

Mercredi 7 mai 2008

Voici notre thème du mois de mai: Le flot jaune et la spiritualité de la route. Topo que nous a proposé Véro lors de notre dernière réunion GA.

 

« Allume cette lampe, symbole de la vie fragile et précieuse » Cérémonial de l’engagement.

Flot jaune

Le flot jaune symbolise la foi et rappelle la joie des louveteaux et louvettes.

-Etre fidèle à soi-même.
-Etre fidèle aux autres.
-Etre fidèle à Dieu.

Le fait d’avoir accepté d’être assistante ou cheftaine dans le mouvement nous fait avancer très vite sur le chemin du flot jaune.

 

• Le moment lumière :

« Prier, ce n’est pas être intelligent, c’est être là. » Madeleine Delbrêl.

Le moment lumière fait partie du rythme de la journée d’une guide-aînée. C’est un rendez-vous avec le Seigneur, un temps qu’on offre à Dieu.
Ce n’est pas toujours facile de s’arrêter dans sa journée pour se retrouver face à soi-même avec Dieu pour réfléchir et décider comment vivre sa vie d’adulte.

C’est un moment de silence, d’intériorité, un moment pour faire un bilan personnel : comment mes journées sont-elles vécues ? Telle rencontre ? Telle réussite ? Tel échec ? Où en suis-je dans ma vie ? Qu’est-ce que le Seigneur attend de moi ? Quelle est ma vie de guide ?
Si certains jours, on a le sentiment de ne pas avoir grand-chose à dire à Dieu, prenons quand même ce temps, ce moment lumière, c’est lui qui aura quelque chose à nous dire.
Le moment lumière prendra des formes différentes selon les étapes de notre vie, mais il doit se mettre en place pour toute notre vie.
Il appartient à chacune de le vivre comme elle l’entend mais voici quelques repères qui peuvent nous guider.

- Choisir un cadre : coin prière, chapelle, devant une icône, bougies allumées, dans un beau coin de nature….
 

- Faire un beau signe de croix qui rappelle notre foi en Dieu.
 

- Invoquer l’Esprit Saint en chantant un chant ou en lisant une prière. Gardez quelques instants de silence…

- Ensuite, on peut lire un texte, méditer un mystère du chapelet, lire un livre spirituel, ou lire l’évangile.
 

- Prier : Angélus, prière des chefs, chant de la promesse, magnificat,…

- Ne pas oublier de prier pour les guides, pour le monde, pour les intentions que nous portons chacune dans nos cœurs, pour toutes les rencontres de la journée.
Conclure par le Notre Père.

« Le moment lumière est une aventure sans doute nouvelle, une aventure exigeante, car tu vas te découvrir avec tes forces et tes défauts. Rassure-toi, fais confiance au Seigneur, car l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse.
C’est un moment personnel de rencontre avec le Seigneur. Tu te livres à son esprit pour découvrir  la voie de son plus grand service.
»  Père Payre

A moi, il a donné sa miséricorde infinie…

Lundi 5 mai 2008

stethdelisieux.gifThérèse désire nous faire découvrir le vrai visage de Dieu, visage de bonté et de tendresse d’un Dieu Père qui veut le bonheur de ses enfants et dont la miséricorde est infinie. Visage que nous n’avons aucune raison de craindre, et qu’il est si doux de contempler au fil des Écritures… Thérèse nous guide sur le chemin d’amour filial en nous tenant par la main…
 
   
     » Oui je le sens, quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à Lui par la confiance et l’amour.  » (Ms C, 36r-37v)

     » Comme moi vous pouvez chanter les miséricordes du Seigneur, elles brillent en vous dans toute leur splendeur… Vous aimez st Augustin, Ste Madeleine, ces âmes auxquelles  » Beaucoup de péchés ont été remis parce qu’elles ont beaucoup aimé « . Moi aussi je les aime, j’aime leur repentir, et surtout… leur amoureuse audace ! Lorsque je vois Madeleine s’avancer devant les nombreux convives, arroser de ses larmes les pieds de son Maître adoré, qu’elle touche pour la première fois ; je sens que son cœur a compris les abîmes d’amour et de miséricorde du Cœur de Jésus, et que toute pécheresse qu’elle est ce Cœur d’Amour est non seulement disposé à lui pardonner, mais encore à lui prodiguer les bienfaits de son intimité divine, à l’élever jusqu’aux plus hauts sommets de la contemplation.
    Ah ! mon cher petit Frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour.
    Comment lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ?  »
(LT 247)
 
     » A moi Il a donné sa Miséricorde infinie c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections Divines !… Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour… Quelle douce joie de penser que le Bon Dieu est juste, c’est-à-dire qu’Il tient compte de nos faiblesses, qu’Il connaît parfaitement la fragilité de notre nature. De quoi donc aurais-je peur ? Ah ! le Dieu infiniment juste qui daigna pardonner avec tant de bonté toutes les fautes de l’enfant prodigue, ne doit-Il pas être juste aussi envers moi qui « suis toujours avec Lui ?…  »
 (Ms A, 84r)
 
     » Non, personne ne pourrait m’effrayer ; car je sais à quoi m’en tenir sur son amour et sa miséricorde. Je sais que toute cette multitude d’offenses s’abîmerait en un clin d’œil, comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent. Il est rapporté dans la Vie des Pères du désert, que l’un d’eux convertit une pécheresse publique dont les désordres scandalisaient une contrée entière. Cette pécheresse, touchée de la grâce, suivait le Saint dans le désert pour y accomplir une rigoureuse pénitence, quand, la première nuit du voyage, avant même d’être rendue au lieu de la retraite, ses liens mortels furent brisés par l’impétuosité de son repentir plein d’amour ; et le solitaire vit, au même instant, son âme portée par les Anges dans le sein de Dieu.  »
 (Note p.1293 Oeuvres Complètes)
 
     » Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit…
je l’aime!… car Il n’est qu’amour et miséricorde !  »
(LT 266)
 
 » Je t’assure que le Bon Dieu est bien meilleur que tu le crois. Il se contente d’un regard, d’un soupir d’amour… Pour moi je trouve la perfection bien facile à pratiquer, parce que j’ai compris qu’il n’y a qu’à prendre Jésus par le Cœur… Regarde un petit enfant, qui vient de fâcher sa mère en se mettant en colère ou bien en lui désobéissant ; s’il se cache dans un coin avec un air boudeur et qu’il crie dans la crainte d’être puni, sa maman ne lui pardonnera certainement pas sa faute, mais s’il vient lui tendre ses petits bras en souriant et disant : Embrasse-moi, je ne recommencerai plus.  » Est-ce que sa mère pourra ne pas le presser contre son cœur avec tendresse et oublier ses malices enfantines ?… Cependant elle sait bien que son cher petit recommencera à la prochaine occasion, mais cela ne fait rien, s’il la prend encore par le cœur jamais il ne sera puni…  » (LT 191)

Thérèse de Lisieux

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