Archive pour juin 2008

Chemins de chrétienté

Vendredi 13 juin 2008

Chemins de chrétienté

Laborem exercens [3]

Mercredi 11 juin 2008

3. Le problème du travail, clé de la question sociale

Au milieu de tous ces processus _ qu’il s’agisse du diagnostic de la réalité sociale objective ou même de l’enseignement de l’Eglise dans le domaine de la question sociale complexe et à multiple face _, le problème du travail humain apparaît naturellement fort souvent. Il est d’une certaine façon une composante fixe de l’enseignement de l’Eglise comme il l’est de la vie sociale. Dans cet enseignement, du reste, l’attention portée à un tel problème remonte bien au-delà des quatre-vingt-dix dernières années. La doctrine sociale de l’Eglise, en effet, trouve sa source dans l’Ecriture Sainte, à commencer par le Livre de la Genèse, et particulièrement dans l’Evangile et dans les écrits apostoliques. Elle faisait partie, dès le début, de l’enseignement de l’Eglise elle-même, de sa conception de l’homme et de la vie sociale, et spécialement de la morale sociale élaborée selon les nécessités des diverses époques. Ce patrimoine traditionnel a été ensuite reçu en héritage et développé par l’enseignement des Souverains Pontifes sur la moderne «question sociale», à partir de l’encyclique Rerum novarum. Dans le contexte de cette question, les approfondissements du problème du travail ont connu une mise à jour continuelle, en conservant toujours la base chrétienne de vérité que nous pouvons qualifier de permanente.

Si, dans le présent document, nous revenons de nouveau sur ce problème, _ sans d’ailleurs avoir l’intention de toucher tous les thèmes qui le concernent _, ce n’est pas tellement pour recueillir et répéter ce qui est déjà contenu dans l’enseignement de l’Eglise, mais plutôt pour mettre en évidence _ peut-être plus qu’on ne l’a jamais effectué _ le fait que le travail humain est une clé, et probablement la clé essentielle, de toute la question sociale, si nous essayons de la voir vraiment du point de vue du bien de l’homme. Et si la solution _ ou plutôt la solution progressive _ de la question sociale, qui continue sans cesse à se présenter et qui se fait toujours plus complexe, doit être cherchée dans un effort pour «rendre la vie humaine plus humaine» , alors précisément la clé qu’est le travail humain acquiert une importance fondamentale et décisive.

Laborem exercens [2]

Lundi 9 juin 2008

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2. Dans le développement organique de l’action et de l’enseignement social de l’Eglise

Il est certain que le travail, comme problème de l’homme, se trouve au centre même de la «question sociale» vers laquelle, pendant les presque cent années qui se sont écoulées depuis l’encyclique mentionnée ci-dessus, se sont orientés d’une manière spéciale l’enseignement de l’Eglise et les multiples initiatives liées à sa mission apostolique. Si je désire concentrer sur le travail les présentes réflexions, je veux le faire non pas d’une manière originale mais plutôt en lien organique avec toute la tradition de cet enseignement et de ces initiatives. En même temps, je le fais selon l’orientation de l’Evangile, afin de tirer du patrimoine de l’Evangile du vieux et du neuf . Le travail, c’est certain, est quelque chose de «vieux», d’aussi vieux que l’homme et que sa vie sur terre. Toutefois, la situation générale de l’homme dans le monde d’aujourd’hui, telle qu’elle est diagnostiquée et analysée sous ses divers aspects _ géographie, culture, civilisation _ exige que l’on découvre les nouvelles significations du travail humain et que l’on formule aussi les nouvelles tâches qui, dans ce secteur, se présentent à tout homme, à la famille, aux nations particulières, à tout le genre humain, et enfin à l’Eglise elle-même.

Durant les années écoulées depuis la publication de l’encyclique Rerum novarum, la question sociale n’a pas cessé d’occuper l’attention de l’Eglise. Nous en avons le témoignage dans les nombreux documents du Magistère, qu’ils émanent des Souverains Pontifes ou du Concile Vatican II; nous en avons le témoignage dans les documents des divers Episcopats; nous en avons le témoignage dans l’activité des différents centres de pensée et d’initiatives apostoliques concrètes, tant au niveau international qu’au niveau des Eglises locales. Il est difficile d’énumérer ici en détail toutes les manifestations de l’engagement vital de l’Eglise et des chrétiens dans la question sociale car elles sont fort nombreuses. Comme résultat du Concile, la Commission pontificale «Iustitia et Pax» est devenue le principal centre de coordination dans ce domaine, avec ses Organismes correspondants dans le cadre des Conférences épiscopales. Le nom de cette institution est très expressif: il signifie que la question sociale doit être traitée dans sa dimension intégrale, dans son ensemble. L’engagement en faveur de la justice doit être intimement lié à l’engagement pour la paix dans le monde contemporain. C’est bien en faveur de ce double engagement qu’a plaidé la douloureuse expérience des deux grandes guerres mondiales qui, durant les quatre-vingt-dix dernières années, ont bouleversé nombre de pays tant du continent européen que, du moins partiellement, des autres continents. C’est en sa faveur aussi que plaident, spécialement depuis la fin de la seconde guerre mondiaIe, la menace permanente d’une guerre nucléaire et la perspective de la terrible auto-destruction qui en résulte.

Si nous suivons la ligne principale de développement des documents du Magistère suprême de l’Eglise, nous trouvons précisément dans ces derniers la confirmation explicite d’une telle manière de poser le problème. La position clé, en ce qui concerne la question de la paix dans le monde, est celle de l’encyclique Pacem in terris de Jean XXIII. Si l’on considère par ailleurs l’évolution de la question de la justice sociale, on doit noter que, si dans la période qui va de Rerum novarum à Quadragesimo anno de Pie XI, l’enseignement de l’Eglise se concentre surtout sur la juste solution de ce qu’on appelle la question ouvrière, dans le cadre des nations particulières, au cours de la phase suivante, cet enseignement élargit l’horizon aux dimensoins du monde. La distribution inégale des richesses et de la misère, l’existence de pays et de continents développés et d’autres qui ne le sont pas, exigent une péréquation et aussi la recherche des chemins menant à un juste développement pour tous. C’est dans cette direction que va l’enseignement contenu dans l’encyclique Mater et magistra de Jean XXIII, dans la constitution pastorale Gaudium et spes du Concile Vatican II et dans l’encyclique Populorum progressio de Paul VI.

Cette orientation dans laquelle se développent l’enseignement et l’engagement de l’Eglise dans la question sociale correspond exactement à l’observation objective des situations de fait. Si, autrefois, on mettait surtout en évidence, au centre de cette question, le problème de la «classe», à une époque plus récente on met au premier plan le problème du «monde». On considère donc non seulement le cadre de la classe mais, à l’échelon mondial, celui des inégalités et des injustices, et, par voie de conséquence, non seulement la dimension de classe mais la dimension mondiale des tâches à accomplir pour avancer vers la réalisation de la justice dans le monde contemporain. L’analyse complète de la situation du monde d’aujourd’hui a mis en évidence de manière encore plus profonde et plus pleine la signification de l’analyse antérieure des injustices sociales, signification qui doit être aujourd’hui donnée aux efforts tendant à établir la justice sur la terre, sans pour autant cacher les structures injustes mais en sollicitant au contraire leur examen et leur transformation à une échelle plus universelle.

 

 

 

 

Laborem exercens [1]

Dimanche 8 juin 2008

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I. INTRODUCTION

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1. Le travail humain quatre-vingt-dix ans après « Rerum Novarum »

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A la date du 15 mai de cette année, quatrevingt-dix ans se sont écoulés depuis la publication _ par le grand Pontife de la «question sociale», Léon XIII _ de l’encyclique d’importance décisive qui commence par les mots «Rerum novarum». C’est pourquoi je désire consacrer le présent document au travail humain, et je désire encore plus le consacrer à l’homme dans le vaste contexte de la réalité qu’est le travail. Si, en effet, comme je l’ai dit dans l’encyclique Redemptor hominis publiée au début de mon service sur le siège romain de saint Pierre, l’homme «est la première route et la route fondamentale de l’Eglise» , et cela en vertu du mystère insondable de la Rédemption dans le Christ, il faut alors revenir sans cesse sur cette route et la suivre toujours de nouveau selon les divers aspects sous lesquels elle nous révèle toute la richesse et en même temps toute la difficulté de l’existence humaine sur la terre.

Le travail est l’un de ces aspects, un aspect permanent et fondamental, toujours actuel et exigeant constamment une attention renouvelée et un témoignage décidé. De nouvelles interrogations, de nouveaux problèmes se posent sans cesse, et ils font naître toujours de nouvelles espérances, mais aussi des craintes et des menaces liées à cette dimension fondamentale de l’existence humaine, par laquelle la vie de l’homme est construite chaque jour, où elle puise sa propre dignité spécifìque, mais dans laquelle est en même temps contenue la constante mesure de la peine humaine, de la souffrance et aussi du préjudice et de l’injustice qui pénètrent profondément la vie sociale de chacune des nations et des nations entre elles. S’il est vrai que l’homme se nourrit du pain gagné par le travail de ses mains , c’est-à-dire non seulement du pain quotidien qui maintient son corps en vie, mais aussi du pain de la science et du progrès, de la civilisation et de la culture, c’est également une vérité permanente qu’il se nourrit de ce pain en le gagnant à la sueur de son front , autrement dit par son effort et sa peine personnels, et aussi au milieu de multiples tensions, conflits et crises qui, en rapport avec la réalité du travail, bouleversent la vie de chaque société et même de toute l’humanité.

Nous célébrons le quatre-vingt-dixième anniversaire de l’encyclique Rerum novarum à la veille de nouveaux développements dans les conditions technologiques, économiques et politiques qui, selon nombre d’experts, n’auront pas moins d’influence sur le monde du travail et de la production que n’en eut la révolution industrielle du siècle dernier. Les facteurs de portée générale sont multiples: l’introduction généralisée de l’automation dans de nombreux secteurs de la production, l’augmentation du prix de l’énergie et des matières de base, la prise de conscience toujours plus vive du caractère limité du patrimoine naturel et de son insupportable pollution, l’apparition sur la scène politique des peuples qui, après des siècles de sujétion, réclament leur place légitime parmi les nations et dans les décisions internationales. Ces nouvelles conditions et exigences requéreront une réorganisation et un réaménagement des structures de l’économie d’aujourd’hui comme aussi de la distribution du travail. Malheureusement de tels changements pourront éventuellement signifier aussi, pour des millions de travailleurs qualiflés, le chômage, au moins temporaire, ou la nécessité d’un nouvel apprentissage; ils comporteront selon toute probabilité une diminution ou une croissance moins rapide du bien-être matériel pour les pays les plus développés; mais ils pourront également apporter soulagement et espoir aux millions de personnes qui vivent actuellement dans des conditions de misère honteuse et indigne.

Il n’appartient pas à l’Eglise d’analyser scientifiquement les conséquences possibles de tels changements sur la vie de la société humaine. Mais l’Eglise estime de son devoir de rappeler toujours la dignité et les droits des travailleurs, de stigmatiser les conditions dans lesquelles ils sont violés, et de contribuer pour sa part à orienter ces changements vers un authentique progrès de l’homme et de la société.

Laborem exercens [0]

Samedi 7 juin 2008

Parce qu’il est d’une grande importance que nous nous formions tous à la doctrine sociale de l’Eglise, je vous propose ce mois ci le texte de Jeau Paul II sur le travail humain à l’occasion du 90e anniversaire de l’encyclique Rerum Novarum.

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Laborem exercens

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Bénédiction

C’EST PAR LE TRAVAIL que l’homme doit se procurer le pain quotidien et contribuer au progrès continuel des sciences et de la technique, et surtout à l’élévation constante, culturelle et morale, de la société dans laquelle il vit en communauté avec ses frères. Le mot «travail» désigne tout travail accompli par l’homme, quelles que soient les caractéristiques et les circonstances de ce travail, autrement dit toute activité humaine qui peut et qui doit être reconnue comme travail parmi la richesse des activités dont l’homme est capable et auxquelles il est prédisposé par sa nature même, en vertu de son caractère humain. Fait à l’image, à la ressemblance de Dieu lui-même dans l’univers visible et établi dans celui-ci pour dominer la terre , l’homme est donc dès le commencement appelé au travail. Le travail est l’une des caractéristiques qui distinguent l’homme du reste des créatures dont l’activité, liée à la subsistance, ne peut être appelée travail; seul l’homme est capable de travail, seul l’homme l’accomplit et par le fait même remplit de son travail son existence sur la terre. Ainsi, le travail porte la marque particulière de l’homme et de l’humanité, la marque d’une personne qui agit dans une communauté de personnes; et cette marque détermine sa qualification intérieure, elle constitue en un certain sens sa nature même.

Dieu m’a créé pour servir

Vendredi 6 juin 2008

Dieu m’a créé pour servir.
Il m’a réservé une tâche
qu’Il n’a confié à personne d’autre.Saint Sacrement - Marie-Madel

J’ai une mission,
dont je ne découvrirai peut-être pas le sens
en ce monde, mais dans l’autre.
Je suis d’une certaine manière nécessaire à ses plans,
aussi nécessaire à  ma place qu’un ange à la sienne,
même s’Il peut en susciter un autre,
si je viens à échouer.
Il ne m’a pas créé pour rien.

Je ferai le bien,
je ferai son œuvre.
Je serai un ange de paix,
je prêcherai la vérité sans même le savoir,
si
j’observe ses commandements
et le sers à la place qui est la mienne.

John Henry NEWMAN

 

 

 

Soeur Nitouche

Mercredi 4 juin 2008

Il n’y en avait pas encore sur ce blog,

voici donc une toute petite histoire…

A méditer bien sûr !

Dans un Couvent vivait une jeune religieuse qui avait rapidement acquis une réputation de sainte. Elle se nommait soeur Nitouche.

Soeur Nitouche.

Edifiante dans tous les domaines, elle suivait la règle à la lettre. Toujours d’humeur égale, elle arrivait la première aux offices et  à peine agenouillée, elle s’enfonçait dans un recueillement profond. Soeur Nitouche se proposait toujours pour exécuter les tâches subalternes. Son sourire angélique attirait même les curieux!

Vint à l’oreille de l’évêque du lieu l’existence de cette religieuse au dessus de tout soupçon (sic). Ne pensant n’avoir jamais côtoyé de saint « en chair et en os » il demanda à la Mère Abbesse de rencontrer celle dont la réputation avait franchi les murs du Monastère. Il se fit donc conduire à l’Abbaye distante d’une trentaine de kilomètres de l’évêché. Quand Soeur Nitouche entra dans le parloir où l’attendait Monseigneur, elle se jeta aux genoux du prélat, baisa son anneau, et implora sa bénédiction. « Eh bien, ma fille, relevez-vous !« , lui enjoignit le saint homme qui ne manquait pas de discernement. « Vous faîtes parler à des lieues à la ronde de votre grand état de perfection… Vous êtes bien la sainte du Couvent, n’est ce pas ? » Poursuivit-il. Baissant les yeux vers la pointe de ses orteils qui dépassaient de ses sandales usagées, soeur Nitouche ne nia point. « Oui, Monseigneur« , répondit-elle avec une belle assurance.

L’évêque, fort dépité regretta bien son voyage. L’histoire ne précise pas si soeur Nitouche eut la grâce de retomber sur terre ni si elle acquit l’humilité qui lui faisait tant défaut!

Merci Blandine !

Prochaine réunion

Mardi 3 juin 2008

Chères Guîdes-Aînées, la prochaine réunion du feu aura lieu le jeudi 19 juin, à 19h30

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Nous parlerons du programe de l’année prochaine, de la Route de cet été, de vos projets, souhaits… pour l’année qui vient ! 

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