• Accueil
  • > Archives pour juillet 2008

Archive pour juillet 2008

Vive la route !

Dimanche 27 juillet 2008

 

Vive la Route, la Route et les guîdes aînées !
Quoi qu’il en coûte, quittons les bas sentiers,
Car il est noble, quand nul ne v a devant,
De marcher seul, tout droit et le visage au vent.

dsc00201.jpg

Marcher sans trêve, tout droit vers l’infini,
Vivre le rêve d’obstacles aplanis;
Ainsi, de l’ombre, marcher vers le soleil,
S’en approcher toujours au matin vermeil!

Comme saint Georges, fonçant vers l’ennemi,
Droit à la gorge, sans crainte ni merci,
En voyant poindre, tout près de nous, le mal,
Ne rester coi, jamais sans combat loyal.

Par Notre Dame et Monsieur saint Denis,
Gardons la flamme d’un cœur sans compromis;
Toujours de face, sans bravade ou fracas,
Gardons fiance, car Dieu nous aidera!

Avant d’aller dormir

Vendredi 18 juillet 2008

Je vous propose un petit chant, que nous avons chanté tous les soirs en camp afin de clorurer la veillée et entamer la prière du soir.

avant d'aller dormir

Avant d’aller dormir sous les étoiles,
Doux Maître, humblement à genoux,
Tes fils t’ouvrent leur cœur sans voile,
Si nous avons péché, pardonne-nous.

Éloigne de ce camp le mal qui passe,
Cherchant dans la nuit son butin.
Sans toi, de ces toutes menaces,
Qui nous protégera, Berger divin ?

Protège aussi, Seigneur, ceux qui nous aiment,
Partout, garde-les du péril,
Pitié pour les méchants eux-mêmes,
Et paix à tous nos morts ! Ainsi soit-il.

À temps perdu…

Mardi 1 juillet 2008

À temps perdu…

atempsperdu.jpg

Qui ne connaît par coeur ces extraits du Petit Prince de Saint-Exupéry :

« On ne voit bien qu’avec le coeur  (…)  C’est le temps que tu perds pour ta rose qui la rend si importante à tes yeux… »

Quand un texte est trop connu, il me semble que ces mots devenus trop familiers finissent par nous échapper. Ainsi, il n’est pas question ici de « donner » ou de « consacrer » du temps pour sa rose, ce qui en soi serait louable. Il ne s’agit pas même de choisir de « réserver » la meilleure part de soi-même à cette rose précieuse que le vent de la vie a soufflé dans son jardin. Non ! Ce qui est écrit, dans cette phrase devenue célèbre, c’est bien « perdre ». Perdre du temps…

« Je suis un homme pressé, moi ! », lira-t-on ailleurs dans le même récit. Nous sommes, nous, grandes personnes, des gens pressés… Responsabilités, projets, rêves de toutes sortes. Les vacances nous offrent habituellement un petit répit de nos multiples « piles » étiquetées : « à faire », « à suivre », « à envoyer », de sorte que nous sommes en mesure de faire le compte de nouvelles piles de prévisions pour la belle saison: « voyages », « soupers », « activités culturelles », « sports » ! Pas de temps à perdre ! Les vacances sont si courtes !

« C’est le temps que tu perds pour ta rose… » Perdre du temps, peut-être un tout petit peu chaque jour, de manière à ce que le choc ne soit pas trop dur ! Du temps perdu… Un temps suspendu ? Un temps ouvert ! Ouvert sur l’inconnu, sur l’imprévisible, sur l’inattendu ! Un temps disponible, et même disponible à ce que rien ne se passe ! Un temps « indéterminé », un temps « inutile », un temps de pure perte… pour une rose.
C’est qu’une rose n’a rien de banal. Ni « l’autre » vers qui se tourne mon temps perdu d’ailleurs… Car le temps perdu de la phrase initiale garde tout de même une direction : il est « pour » la rose. Les petits enfants perdent du temps pour un caillou, une coccinelle, une feuille d’arbre, une goutte d’eau. Mais quand quelque chose de vraiment très beau attire leur attention, alors quel trésor ! Quels noms portent ces roses de nos vies ? Vers qui se tourne, à qui se destine mon temps perdu ?


À l’école du Petit Prince, à l’école des enfants, perdre son temps, pour une rose. Pour la regarder. Pour rien d’autre que de s’ouvrir à ce qu’elle est. Simplement, avec ce que nous sommes. Et redécouvrir à nouveau le visage de ceux qui nous sont chers. Perdre du temps pour être… ensemble. Perdre du temps pour s’émerveiller de voir la vie vivre en nos proches et en nous-mêmes.
Et pendant ce temps, à notre insu, voir apparaître dans l’instant perdu, des espaces d’éternité.

Bonnes vacances !

Texte d’Élaine Champagne

Merci Blandine !

 

 * * * * *

Entre les différents camps, la famille, les vacances, je n’aurai que peu de temps pour alimenter ce blog aussi régulièrement que je l’ai fais depuis le début.

Je vous retrouverai en septembre pour la rentrée scoute avec les nouveaux topos de notre feu ! !

Vous pouvez toutefois profiter de cette relâche estivale pour visiter (ou revisiter ;) ) les pages et autres thèmes que j’ai récemment actualisés.

Bonnes vacances à toutes les GA,

Bonnes vacances à tous !

Le web maistre.