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Femmes pour L’aimer [7]

Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582)

L’enfance de Teresa de Ahumada, alimentée par des lectures pieuses, baigna dans une atmosphère passionnée ; à sept ans, elle s’enfuit de chez elle afin d’être capturée par les Sarrasins, déjà elle espérait le martyre qui lui ouvrirait, croyait elle, les portes du ciel… Mais son oncle la ramena à la maison et elle commença de rêver à la vie religieuse tout en se plongeant avec délices dans les intrigues amoureuses de l’adolescence.

Son père la confie alors aux Augustines d’Avila où elle fut pensionnaire de 16 à 18 ans. Puis elle prend la résolution de devenir religieuse, plus par souci d’ambition personnelle que pour un véritable amour de Dieu. Elle choisit d’entrer au Carmel où elle avait une parente, mais son père s’y oppose et elle s’enfuit à nouveau de la maison. Enfin, elle prononce le 3 novembre ses vœux solennels, elle a 22 ans. Elle tombe malade et durant sa convalescence à Beccedas elle lit les œuvres du franciscain Francisco de Osuna qui influencerons sa destinée spirituelle. En 1534, une expérience mystique majeure lui révèle l’image du Christ flagellé.

Six ans plus tard, elle éprouve douloureusement la nature infernale de la perde des âmes ; elle décide de travailler sans relâche à son salut et d’observer la règle avec sérénité et diligence. En 1562 elle fonde le petit couvent de Saint Joseph d’Avila qui institue les observances traditionnelles du Carmel ; Les vocations affluent et la renommée de Thérèse déclenche des mouvements de ferveur exceptionnels. En 1567, elle rencontre un jeune moine avec lequel elle se liera d’une forte amitié spirituelle, il s’appelle Jean de la Croix… le prieur général du Carmel la charge de créer autant de couvents réformés qu’elle le pourra (15 monastères seront successivement établis sous ses ordres). Elle meurt d’épuisement à Alba de Tormes à l’âge de 67 ans. Béatifiée en 1614, puis canonisée en 1622.

L’oraison constitue la pierre angulaire de la doctrine spirituelle de Thérèse d’Avila. Cette prière silencieuse concentre intérieurement l’effusion divine manifestée dans la beauté et la gloire du monde. Dieu est inconnaissable, dissimulé et cependant présent au milieu de nous grâce à son fils. Elle enseigne une voie mystique graduelle : les étapes sont nombreuses entre les prières maladroites et le faîte sublime de l’union mystique. Les degrés de cette progression dépossèdent l’homme de lui même et, au fur et à mesure que sa vie intérieure se simplifie, s’allège de ses pesanteurs psychologiques, se purifie de ses scories mentales, la présence divine s’affirme et rayonne au centre de l’âme que Thérèse aimait à nommer le château.

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