L’existence de Dieu [7]

 

2. Si Dieu existe, pourquoi le mal ? 
 

L’objection de celui qui est choqué, parfois viscéralement, par le scandale du mal ne peut être écartée d’un revers de manche. Cette question suppose chez celui qui la pose  la notion d’un Dieu qui n’est pas qu’une cause impersonnelle abstraite et absolue (le « dieu des philosophes ») mais un Dieu à la fois tout-puissant, bon en soi et aussi bon « pour » l’homme. Un Dieu qui correspond au Dieu Amour de la foi chrétienne. 
 

La pertinence de cette question et la direction que prend sa réponse sont évoqués par le pape Jean-Paul II, dans un message adressé à l’Académie pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (21 juin 2002) : “En suivant Augustin, (Thomas d’Aquin) se demande: « Unde malum, unde hoc monstrum? » (« D’où vient le mal, d’où vient ce monstre ? »). Dans le célèbre article de la Summa Theologiae sur les cinq voies par lesquelles l’intelligence humaine arrive à l’existence de Dieu, il reconnaît que la réalité du mal dans le monde est un grand obstacle sur ce chemin (cf. q. I, 2, ob. 3). Beaucoup de nos contemporains se demandent: Pourquoi donc, si Dieu existe, permet-il le mal? Il faut alors faire comprendre que le mal est une privation du bien dû, et que le péché est une aversion de l’homme pour Dieu, source de tout bien. “ (C’est entre autre une question de liberté/permission…)
 

Mais cette question n’est pas que froidement rationnelle et sa réponse dépasse également la seule démonstration rationnelle de la preuve de la seule existence de Dieu. La réponse à ce « monstrum » est un mystère : celui de la Croix . Dieu se fait homme, victime innocente qui porte le péché du monde et qui vainc la mort. La réponse est donnée par la foi.

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