L’existence de Dieu [12]

2/Dieu, cause efficiente première

“La seconde voie se réfère à la notion de cause efficiente.
Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu’il y a un ordre, entre les causes efficientes ; mais ce qui ne se trouve pas et qui n’est pas possible, c’est qu’une chose soit la cause efficiente d’elle-même, ce qui la supposerait antérieure à elle-même, chose impossible.

Or il n’est pas possible non plus qu’on remonte à l’infini dans les causes efficientes ; car, parmi toutes les causes efficientes en série, la première est cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, quoi qu’il en soit du nombre des intermédiaires, qu’ils soient nombreux ou qu’il n’y en ait qu’un seul.

D’autre part, supprimez la cause, vous supprimerez aussi l’effet. Donc, s’il n’y a pas de premier dans l’ordre des causes efficientes, il n’y aura ni dernier ni intermédiaire. Or, aller à l’infini dans les causes efficientes, ce serait supprimer la première ; en conséquence, il n’y aurait ni effet dernier, ni cause efficiente intermédiaire, ce qui est évidemment faux.
Il faut donc nécessairement supposer quelque cause efficiente première, que tous appellent Dieu.”

EN FAIT :  Rien ne peut être cause de soi-même, parce que pour l’être, il faudrait qu’il ait existé avant lui-même. Ce qui est absurde. Il faut donc remonter à l’infini les causes efficientes. Mais s’il n’y avait pas de première cause efficiente, il n’y aurait pas non plus de dernier effet et encore moins de causes efficientes intermédiaires. Or, on voit bien que dans la nature, il y a un ordre de causes efficientes. Il faut donc qu’il y ait aussi une première cause efficiente.

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