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Archive pour février 2009

petite citation à méditer [13]

Samedi 28 février 2009

« Le monde est en feu, et ce n’est pas l’heure de traiter avec Dieu d’affaires de peu d’importance »

Sainte Thérèse d’Avila, Docteur de l’Eglise (1515-1582)

Message de sa sainteté Benoît XVI pour le carême 2009

Vendredi 27 février 2009

MESSAGE DE SA SAINTETÉ
BENOÎT XVI
POUR LE CARÊME 2009

« Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,

il eut faim » (Mt 4, 1-2)

Chers frères et sœurs !

Au commencement du Carême, qui constitue un chemin d’entraînement spirituel intense, la Liturgie nous propose à nouveau trois pratiques pénitentielles très chères à la tradition biblique et chrétienne – la prière, l’aumône et le jeûne – pour nous préparer à mieux célébrer la Pâque et faire ainsi l’expérience de la puissance de Dieu qui, comme nous l’entendrons au cours de la Veillée Pascale, « triomphe du mal, lave nos fautes, redonne l’innocence aux pécheurs, la joie aux affligés, dissipe la haine, nous apporte la paix et humilie l’orgueil du monde » (Annonce de la Pâque). En ce traditionnel Message du Carême, je souhaite cette année me pencher plus particulièrement sur la valeur et le sens du c. Le Carême en effet nous rappelle les quarante jours de jeûne vécus par le Seigneur dans le désert, avant le commencement de sa mission publique. Nous lisons dans l’Evangile : « Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim » (Mt 4,1-2). Comme Moïse avant de recevoir les Tables de la Loi, (cf. Ex 34,28), comme Élie avant de rencontrer le Seigneur sur le mont Horeb (cf. 1 R 19,8), de même Jésus, en priant et en jeûnant, se prépare à sa mission, dont le début fut marqué par une dure confrontation avec le tentateur.

Nous pouvons nous demander quelle valeur et quel sens peuvent avoir pour nous, chrétiens, le fait de se priver de quelque chose qui serait bon en soi et utile pour notre subsistance. Les Saintes Écritures et toute la tradition chrétienne enseignent que le jeûne est d’un grand secours pour éviter le péché et tout ce qui conduit à lui. C’est pourquoi, dans l’histoire du salut, l’invitation à jeûner revient régulièrement. Déjà dans les premières pages de la Sainte Écriture, le Seigneur commande à l’homme de s’abstenir de manger du fruit défendu : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangera pas, car le jour où tu en mangeras, certainement tu mourras. » (Gn 2,16-17). En commentant l’injonction divine, saint Basile observe que

 

(suite…)

Petite citation à méditer [12]

Jeudi 26 février 2009

Padre Pio« Lorsque tu es uni à Dieu par la prière, examine qui tu es, en vérité, parle Lui si tu le peux, et si cela t’est impossible, arrête toi, reste devant lui. Ne te donne pas d’autres peines » 

Padre Pio
 

Le coucher tardif comme frein à la vie chrétienne

Mercredi 25 février 2009

 Voici de quoi nous faire prendre conscience de quelque chose que nous considérons comme banal… l’heure du coucher ; et peut être faire tout spécialement des efforts sur ce point.

Les GA vous souhaitent à toutes et à tous une bonne entrée en Carême.


 

Le coucher tardif comme frein à la vie chrétienne 

Nous avons parfois le sentiment de stationner, de ne point progresser en matière spirituelle. Notre vie de prière est chaotique ou au moins irrégulière. Nous supportons avec difficulté les limites ou les défauts de ceux qui nous entourent: notre patience s’émousse et nous sommes facilement agacés. Nous avons du mal à tenir nos résolutions, si toutefois nous en avons, des vraies, non pas celles que nous aurions prises seuls, mais celles que nous avons soumises aux conseils de notre directeur spirituel. Nous ressentons de la lassitude ou nous sommes tentés de céder à l’à quoi bon ? Nous manquons de ferveur ou d’entrain. 

De ce genre de situations, d’états d’âme ou de tendances, il peut nous arriver de rechercher bien loin ou bien haut les motifs. Nous faisons des choses une lecture sublimée, comme diraient les psys, cherchant en haut ce qui est en bas, demandant au ciel ce que la terre pourrait nous donner. 

La terre, c’est encore toujours le ciel: les premières conditions favorables au maintien et au développement de la vie spirituelle, ou même seulement, d’une vie chrétienne fidèle et régulière, sont sinon purement matérielles, du moins corporelles. Ainsi de la question du sommeil, qu’il faut inscrire dans le cadre plus large du soin que nous devons à notre propre corps. De Joffre, le vainqueur de la Marne, on dit qu’il dormait 10 heures par nuit ! Et nous ? 

Le prétexte de cette petite réflexion, en forme de rappel au respect de notre propre corps en matière de sommeil, nous a été fourni par la lecture de quelques pages (344-355) d’un maître ouvrage, l’Histoire des crises du clergé français, de Paul Vigneron. 

Cet historien de première main raconte comment, à partir du début des années 60, l’arrivée de la télévision dans les presbytères change les habitudes de vie et les façons de voir du clergé français. Rappelant les conditions, les choix ou les mots d’ordre qui ont contribué à affaiblir les habitudes de prière du même clergé dans la quinzaine d’années précédentes (1945-1960), il écrit: « On ne s’étonnera pas, dans ces conditions, de voir de nombreux prêtres ingurgiter le soir, jusqu’à une heure avancée, des milliers d’images et se soucier beaucoup moins qu’autrefois de fixer avec rigueur l’heure du coucher. Quand le prêtre ne passera pas sa soirée assis devant sa télévision, il participera à des réunions, paroissiales ou autres, qui seront elles aussi, puisque tout le monde prend l’habitude de ‘vivre la nuit’, de plus en plus tardives. Quand il se retrouvera seul, dans sa chambre, vers onze heures, minuit ou davantage, selon les occasions, pourra-t-il encore prier, l’esprit alourdi de tant de conversations ou de tant d’images qui portent si peu au recueillement ? Et le matin, épuisé par des veilles répétées qui usent même les tempéraments les plus solides, aura-t-il encore le désir de la prière personnelle et la force de s’y consacrer ?» 

Le lecteur voudra bien faire lui-même la transposition éventuelle: quel est le fidèle qui ne serait pas concerné par ces lignes, au moins de temps à autre? Dès les années 60, tout le monde prend l’habitude de ‘vivre la nuit’. Serait-on sorti de ce travers ? Et comme l’observe notre auteur, les motifs de la veillée tardive peuvent être louables, voire même spirituels ! 

Paul Vigneron cite encore Mgr Renard, évêque de Versailles, écrivant en 1962 (italiques dans l’original): «Pour assurer sa vie spirituelle et une meilleure efficacité de son action sacerdotale au service du règne du Christ, un prêtre ne doit pas hésiter… à abréger sa présence aux réunions de mouvements et d’œuvres. Mieux vaut terminer une réunion vers 22h30 ou parfois, s’en abstenir, et assurer le bréviaire et un moment de prière personnelle. La vie spirituelle et pastorale dépend aussi d’une discipline de vie; l’heure du coucher commande l’heure du lever et toute la piété du lendemain matin : messe avec préparation et action de grâces, qui seront d’ailleurs un précieux témoignage pour les fidèles… » 

Là aussi, on peut facilement appliquer l’observation à la vie laïque et contemporaine : la vie chrétienne dans le monde dépend aussi d’une certaine discipline de vie : vraie prière du matin, voire méditation, qui seront un témoignage auprès des membres de la famille, et, hors de la maison, la source d’un vrai rayonnement missionnaire. 

Notre historien observe (italiques dans l’original) : « En 1965, dans une petite étude consacrée à l’équilibre psychologique de la vie sacerdotale, le Père R. Matignon constate que bien des prêtres ont des horaires anarchiques : `Compte tenu des nécessités permanentes du ministère et des imprévus venant imposer leurs à coups, il est nécessaire’, écrit-il, `que d’une façon ordinaire la vie soit ordonnée, dosée quant aux activités, dans un cadre horaire stable (lever, repas, coucher). Et cela dès les premières années. Le jeune clergé actuel risque d’oublier, dans les plus louables intentions, cette nécessité qui, si elle n’est pas remplie, contribuera grandement à ces craquements nerveux subits survenant dans l’âge mûr. Cela demande une discipline, une organisation de son travail, une répartition de ses activités, un choix des choses à accomplir et de celles à refuser… Nécessité d’un temps de sommeil suffisant. La vie moderne s’est déplacée vers le soir…’ Et l’auteur adjure les prêtres de ne pas se coucher `tous les soirs vers minuit’. » 

Profitons de l’expérience malheureuse de ce jeune clergé : soyons attentifs, dans la mesure du possible, à respecter des horaires réguliers et raisonnables, qui font partie du cadre favorable à la culture des vertus chrétiennes. 

         Autre remarque : « En 1966, dans un livre rédigé en commun par `une équipe de prêtres’, on trouve le même aveu attristé concernant les couchers tardifs : `En vérité’, constate-t-on, `ce qui réclame le plus d’ascèse, c’est de savoir se coucher…’ On rentre souvent dans sa chambre après minuit : `Cela devient tout doucement une norme qui nous rassure en conscience sur la qualité d’emploi du temps de la journée.’ 

Ce qui réclame le plus d’ascèse, c’est de savoir se coucher… L’observation ne manque pas d’actualité ni de pertinence. Que celui ou celle qui ne maîtrise pas l’heure de son coucher se pose la question de savoir si une décision en ce domaine ne peut pas constituer une forme d’ascèse et de maîtrise de soi. 

Bien sûr, il y a de vraies nécessités, de vraies urgences, de vrais contretemps : en général, tout ce qui est lié à nos devoirs d’état et aux imprévus permis par la Providence. Bien sûr aussi, il y a des tempéraments plus sensibles que d’autres au manque de sommeil ; que chacun apprenne à se connaître. Il reste que la prudence s’impose ; la désorganisation générale, profonde et multiforme de la vie moderne amène assez de difficultés pour que nous n’en rajoutions pas ! 

Abbé Pierre RINEAU

Petite citation à méditer [11]

Mardi 24 février 2009

« L’oraison bien faite touche le coeur de Dieu et l’incite à nous exaucer. »

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Grain de blé qui tombe en terre

Dimanche 22 février 2009

« Grain de blé qui tombe en terre,
Si tu ne meurs pas,
Tu resteras solitaire,
Ne germeras pas.

Qui à Jésus s’abandonne,
Trouve la vraie vie.
Heureux l’homme qui se donne,
Il sera béni. »

blé.

Je me suis suis souvent moquée de ce chant, le prenant pour un vain cours d’agriculture,
C’était par ignorance, voila de quoi en tirer une leçon !
 

Clarisse.

 .

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« En vérité, en vérité, je vous le dis : si le grain de blé tombé à terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. »

 Le grain de Froment
(St Jean, XII, 24)

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COMMENTAIRE

d’après le Père Sevin
Méditations Scoutes sur l’Evangile

« Je te prêcherai ce soir, mon Scout, une leçon austère et consolante, telle que je l’ai prêchée à mes apôtres avant que d’aller à ma Passion.
Le semeur a jeté le grain de blé en terre au vent du soir, et la terre le recouvre et l’ensevelit.
A la surface du sol, un grain de blé se remarque à peine, mais celui-ci vient de disparaître à jamais.
Longuement, silencieusement, il va se fendre, se désagréger et pourrir.
Mais de sa pourriture montera timide un brin d’herbe verdissant.
Et le brin d’herbe deviendra fort, il croîtra par la chaleur et par la pluie que je dispense à mes créatures.
Et sa cime gonflera et s’alourdira, et le soleil la revêtira de sa splendeur, et le petit grain de blé enfoui sous terre sera devenu le père d’un épi, c’est-à-dire de cent grains de blé.
Apprends, mon Scout, la leçon de l’insuccès.
Apprends le mystère de l’obscurité.
Apprends la fécondité du Sacrifice.
Et qu’un grain de blé t’enseigne ces merveilles.
S’il avait été déposé dans le creux d’un roc, après trois mille ans peut-être on l’eût retrouvé intact.
Intact, mais stérile.
Les savants se fussent émerveillés. Rare spectacle qu’une inutilité de trente siècles.
Mais il est mort le grain chétif, et  c’est de milliers de morts semblables que sont faites les moissons superbes.
Après deux semailles, après quatre semailles, évalue si tu peux la descendance d’un seul grain de blé, et calcule combien d’épis sont nés de la mort de deux épis.
Ne t’étonne pas des échecs. Il y a des échecs productifs.
Ne te scandalise pas de voir disparaître dans l’obscurité ceux qui te semblent destinés à remuer le monde. Disparaître, c’est un peu mourir. Laisse hiverner ces âmes : elles produiront leur épi l’été venu.
Et si c’est la tienne que je veux ensevelir pour un temps, ne t’impatiente pas, et laisse-toi faire : petit grain de blé, penses-tu à toi seul dorer la surface de la terre, et nourrir le monde ?
Un grain de blé, es-tu davantage, mon Scout ? Et dans la moisson des âmes, ce n’est pas grand-chose. Mais si, après de longs mois, de longues années d’attente, tu produis un épi, alors ton sacrifice aura rendu cent pour un.
Et semblablement, ne te scandalise pas de voir parfois les plus utiles quitter ce monde « avant l’heure », comme on dit. D’abord parce qu’on ne  meurt jamais avant l’heure, toute heure est bonne pour mourir, et aussi parce que ma puissance n’a pas besoin des hommes, mais de leurs sacrifices.
En vérité, je te le dis, seules mes grandes oeuvres sont bâties sur la mort prématurée de fondateurs humainement indispensables.
Vois : ne suis-je pas mort à trente-trois ans ?
Et mon Eglise, ton Eglise, est née de cette mort.
Et pourtant, j’aurai pu choisir de n’être crucifié que dans ma vieillesse.
C’est pourquoi, mon fils, si je te demandais, (je ne dis pas que je le demanderai), non seulement le sacrifice de l’échec et de l’insuccès, non seulement le sacrifice d’une vie obscure, mais le sacrifice  des sacrifices : ta vie, tout simplement…
Il faudrait encore dire Amen à ma Providence affectueuse.
Tu as quinze ans, seize ans, et comme mon prophète Daniel, tu es un homme de désirs.
Et ces désirs, je les connais, puisque c’est mon Esprit qui les met dans ton coeur.
Et si je veux récompenser déjà tes intentions, de quoi te plaindrais-tu, apprenti à qui on épargne l’ouvrage et  qui toucheras ta paie à la fin de la première heure ?
O grain de blé que je m’apprête peut-être à confier à la terre, n’aie pas peur de t’ensevelir dans le sillon, mais laisse faire la main du Semeur.
Je connais mon métier, et je t’aime, que veux-tu de plus ?
Je sais les semences qui rendront cent pour un. Toi qui dois  toujours être  prêt, ne t’effraie donc pas, mon Scout, de te voir les mains vides ; c’est ton sacrifice qui les remplira.
Le grain de blé est le père de la récolte.
Mais il ne voit pas la moisson.
Aussi  ne dis pas, si je t’appelle, que tu meurs  avant d’avoir rien fait : car c’est déjà beaucoup que de savoir mourir… »

Petite citation à méditer [10]

Samedi 21 février 2009

Vie spirituelle

« Dans la vie spirituelle, plus l’on court et moins on se fatigue: il faut toujours aller de l’avant. »

Jeunes filles

Vendredi 20 février 2009

Jeunes filles

Guy de Larigaudie

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Les jeunes filles sont l’image précieuse de notre mère lorsqu’elle avait notre âge.
Petites ou grandes, blondes ou brunes, elles sont claires, nettes et saines, et Dieu lui-même doit sourire lorsqu’Il les voit passer.
Plus tard seulement, lorsque tu seras plus mûri, découvriras parmi elles, ta femme de demain.
Aujourd’hui, considère-les tout simplement comme de franches compagnes.
Une éducation faussée nous a trop souvent appris à ne voir dans la femme qu’une occasion de péché, au lieu d’y déceler une source de richesses.
Mais sœurs, cousines, amies, camarades ou cheftaines, les jeunes filles sont les compagnes de notre vie, puisque dans notre monde chrétien nous vivons, côte à côte, sur le même palier.
Sans doute la camaraderie entre garçons et filles est chose infiniment délicate, qu’il faut mener avec prudence et régler chacun pour soi à sa propre mesure.
Mais c’est un manque à gagner certain que de négliger ce don de Dieu que sont les vraies jeunes filles.
Elles ont une vertu de pureté dont le rayonnement nous est salutaire, à nous qui devons batailler sans cesse pour maintenir en nous cette même pureté.
Si elles savent se tenir à leur place – et c’est d’elles uniquement que dépend, en leur présence, la tenue des garçons – leur influence peut être profonde.
Il n’est que de voir, sur une plage ou à la piscine, les jeunes gens cherchant à éblouir les jeunes filles.
Un regard admiratif, un sourire suffisent pour donner à un garçon le coup de fouet d’amour-propre qui le fera sauter, malgré sa crainte, du haut du plongeoir.
Pourquoi, sur un plan différent, ce même regard et ce même sourire ne donneraient-ils pas à ce garçon plus de lumière et de cran dans sa vie ?

La chanson d’une eau vive entraîne loin du marais. La présence des jeunes filles écarte grossièretés et lourdeurs.
Certaines d’entre elles, rencontrées aux heures mauvaises, vous clarifient littéralement l’âme.
Nous sommes, de grands garçons maladroits et patauds. Les jeunes filles nous forcent à la politesse et à la courtoisie. 
Leur grâce nous allège et rétablit l’équilibre.
Nous sommes trop cérébraux.
Les jeunes filles comprennent d’un seul coup avec leur cœur ce que nous disséquons péniblement avec notre raison. Leur présence est un apaisement. Elles sont un sourire et une douceur dans notre cercle de luttes.
Mon Dieu, faites que nos sœurs les jeunes filles soient harmonieuses de corps, souriantes et habillées avec goût. 
Faites qu’elles soient saines et d’âme transparente.
Qu’elles soient la pureté et la grâce de nos vies rudes.
Qu’elles soient  avec nous, simples, maternelles, sans détours ni coquetterie.
Faites qu’aucun mal ne se glisse entre nous.
Et que, garçons et filles, nous soyons, les uns pour les autres une source, non de défauts, mais d’enrichissement

Petite citation à méditer

Jeudi 19 février 2009

« Si vous saviez mourir demain, que vous importeraient les choses de la terre, ce qui se fait, ce qui se dit autour de vous?(…) Soyez donc dès ce moment tel que vous voudriez avoir été quand l’éternité s’avancera devant vous. »

Congrégation pour l’évangélisation des peuples

Mercredi 18 février 2009

CONGRÉGATION POUR L’EVANGÉLISATION DES PEUPLES
DISCOURS DU CARDINAL CRESCENZIO SEPE

Dimanche 26 janvier 2003

Très chers enfants missionnaires,cardinal Sepe

« Voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem en disant:  « Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage »" (Mt 2, 1-12).
Lorsqu’il m’arrive de visiter des Missions dans les divers continents, il me semble mieux comprendre le mystère de Dieu fait Enfant.

En effet, je l’ai rencontré enfant sur les routes brûlantes d’Afrique, dans les villages d’Albanie, dans tant d’humbles masures qui m’ont fait voir de façon vivante l’étable et la crèche de Bethléem. Je ne vois pas de différence entre le lieu où naissent la majorité des enfants pauvres et la crèche de Bethléem.

Trop d’enfants sont obligés de naître et de vivre dans la pauvreté:  les pleurs de tous les enfants du monde ont été assumés par les pleurs de l’Enfant de Bethléem et nous interpellent donc !

Nous, les adultes, nous émouvons, nous laissons envahir par des sentiments de culpabilité face aux grandes injustices du monde. Vous, les enfants, avez toujours une solution prête:  vous savez vous rendre à chaque extrémité de la terre et exprimer aux enfants de votre âge votre solidarité matérielle et spirituelle.

Depuis 160 ans, l’Eglise vous a confié un mandat:  « Les enfants doivent sauver les enfants ». Vous l’avez accueilli et vous êtes restés fidèles à l’engagement missionnaire. Lorsque je parcours les pages des Annales de l’Enfance missionnaire, s’ouvre devant mes yeux le grand livre de la solidarité universelle des petits et je lis vos noms à côté des chiffres. Ce sont les fruits de vos sacrifices, mis à la disposition des besoins des petits de la terre. C’est le souffle du monde qui autrement, ne serait qu’accablé par la souffrance des enfants soldats, des enfants qui travaillent, des enfants analphabètes, des enfants qui meurent de faim, des petits orphelins du SIDA, des petites victimes innocentes de guerres injustes.

Vous, enfants missionnaires, avez écrit une Histoire sainte qui dure depuis 160 ans, et je suis content de faire partie moi aussi de cette histoire, non seulement aujourd’hui, en tant que Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, mais hier, comme enfant missionnaire qui remplissait sa tirelire, instrument de solidarité et symbole d’espérance.

Je suis certain que votre imagination saura toujours susciter de nouvelles occasions de diffuser la Lumière de Jésus dans les zones d’ombre, là où la douleur des petits appelle la responsabilité des grands.

J’ai appris l’existence de marches missionnaires, de concours de chant, de petits marchés, de tirelires et de lettres à l’Enfant Jésus imaginés par les enfants et par les adolescents qui aident l’Eglise dans sa mission de salut. Cela ne manque pas d’ouvrir des perspectives, de susciter le rêve d’une espérance toujours nouvelle qui émane de la grotte de Bethléem. J’ai pensé à vous avec tendresse au cours de mon dernier voyage en Mandchourie. Face à la petite communauté chrétienne de 120 personnes, j’ai compris qu’après 160 ans, la semence de la Sainte-Enfance vit et croît.
Au mois de décembre, j’ai reçu une lettre d’Afrique qui vous concerne, je vous la lis telle qu’elle m’est parvenue: 
« Deux ans de relance de l’activité d’animation missionnaire dans le diocèse de Goma ont été suffisants pour que les enfants pauvres des paroisses rurales, martyrisés par la guerre qui dure dans notre pays, aident les enfants frappés par l’éruption du volcan Nyirangongo du 17 juillet 2002, en envoyant des sandales, des vêtements, des cahiers, des stylos, des crayons en signe de solidarité, avec spontanéité et joie. Un fait surprenant:  les enfants pauvres sont prêts à aider les autres enfants dans le besoin, qu’ils ne connaîtront jamais, sans attendre aucune récompense. Tout cela au nom de Jésus-Christ. Telle est la merveille que le Seigneur accomplit dans le coeur de nos petits missionnaires » (P. Karokoli Elias, 5 décembre 2002).

Ces gestes de solidarité transforment la fragilité de l’Enfant de Bethléem en force de salut, car ils sont chargés d’amour et consacrés par l’innocence de votre âge.
L’Eglise  a  confiance  en vous et compte sur la force de votre esprit missionnaire.
Notre société a besoin de nouveaux apôtres qui sachent communiquer la Bonne Nouvelle de Jésus.
C’est à vous, chers jeunes, qu’il revient de raconter Jésus au monde, à travers les paroles et votre témoignage de vie. Mais pour devenir apôtres, il faut connaître Jésus, l’écouter, le prier, le laisser grandir sans fin dans vos coeurs pour le communiquer aux autres.

Le Fondateur de la Sainte-Enfance a demandé aux enfants une prière chaque jour, car la réussite de la mission repose précisément sur la prière. Soyez toujours fidèles à votre engagement spirituel; Jésus accueille volontiers la prière des petits, il est votre ami. Apprenez à contempler sur son Visage le visage de tous les enfants du monde et soumettez-lui les problèmes des petits de la terre. C’est Lui le Sauveur du monde, qui sait écouter vos prières, dont vous êtes l’objet de prédilection.

Par dessus-tout, ne vous lassez jamais de l’écouter, laissez-le parler à votre coeur au cours des leçons de catéchisme, dans l’Eucharistie, dans la préparation aux sacrements, à la maison, à l’école, dans les loisirs et dans le service à vos frères.

En cette occasion, au nom de l’Eglise, je confie aux Enfants missionnaires du monde entier la prière pour la paix:  le monde vit un moment difficile; seule la force de la prière peut arrêter les menaces de guerre qui pèsent sur l’humanité. Prenez cet engagement et dans les jours à venir, réservez pour l’Enfant Jésus une place dans votre coeur et confiez-lui le monde.

Comme les Rois mages, oubliez vos petits besoins, élevez toujours votre regard vers le ciel et suivez Marie, Etoile de la Nouvelle Evangélisation, marchez avec elle sur les nouveaux sentiers de la mission

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