L’existence de Dieu [16]

B. De l’esprit humain à Dieu

1. L’esprit dépasse la matière

 Les capacités de l’esprit humain sont étonnantes.

- Quand je prononce le mot arbre, jemet dans ma tête tou les arbres. La connaissance est un devenir intentionnel et non physique.

- Je met dans ma tête des quelques cm3 des distances en années-lumières, je comprend malgré mon âge l’âge terrestre de 4,5 milliards d’années.

- Je peux imaginer un pentagone et y penser d’accord, mais je peux aussi penser à un chiliogone (pllygone régulier à 1000 cotés) sans qu’il soit possible de l’imaginer.

- Je peux conçevoir l’infini.

- J’ai conscience de moi et je peux effectuer un retour sur mes actes en en jugeant la valeur  

En fait l’esprit humain transgresse le donné physique. D’ou vient cette capacité qui est au-delà du corps ? Comme l’effet doit garder une certaine proportion avec la cause, seul un esprit infini peut être à l’origine de l’esprit humain. La matière ne peut donner plus que ce qu’elle a dans les limites de l’espace et du temps.

Si l’esprit humain transgresse la finitude spatio-temporelle de la matière, cette capacité doit s’expliquer par une origine spirituelle et infini.

2. Y a-t-il une justice ?
 

On peut croire avec Nietzsche que le désir de justice n’est qu’un ressentiment des faibles. Mais on peut  croire en la justice et en l’unité du bonheur et de la moralité : cela suppose d’un Dieu juge suprême et d’une survivance de la personne après la mort. Si on croit au bien et au mal, il faut croire en Dieu, qui seul peut juger du bien et du mal. Seul un juge suprême pourra rendre à chacun ce qui lui est dû. Seul la vie éternelle pourra unir bonheur et vertu.
“On postule l’existence d’une cause de toute nature, distincte de la nature et contenant le principe de cette connexion, c’est-à-dire l’harmonie exacte du bonheur et de la moralité” (Kant, Critique de la raison pratique)

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