Archive pour avril 2009

Il est surement scout !

Mardi 28 avril 2009

Il est surement scout !

Si quand il pleut quelqu’un reste sous la pluie et ne cours pas s’abriter (ou alors c’est un breton!)

Si quelqu’un tutoie tout le monde sans faire attention, y compris ses profs ou son patron.

Si vous ne comprenez rien à ce que deux personnes disent et si elles emploient des termes bizarres (tripod, froissartage, kraal, cul de pat’… ??? cékoiça ???)

Si quelqu’un boit au self de l’eau d’une carafe avec des miettes dedans.

Si quelqu’un se pointe un lundi matin d’hiver en cours en manches courtes et ouvre les fenêtres en arrivant : « ça crève de chaud et ça sent le renfermé ici ! » (Forcément, après deux jours dehors…)

Si quelqu’un préfère dormir par terre plutôt que sur un mauvais lit…

Si quelqu’un emballe ses vêtements dans des sacs plastiques quand il part en voyage.

Si quelqu’un, en voyant un arbre, ne dit pas « oh, qu’il est beau », mais « tiens, il serait bien celui là pour une table ! »

Si quelqu’un arrive en pleine forme le lundi après avoir passé un week-end sous la pluie, alors que les autres se sont enrhumés devant la télé…

J’ai choisi l’Amour du Seigneur

Dimanche 26 avril 2009

J’ai choisi l’Amour du Seigneur dans chaque chose ordinaire,
Alors je mettrai tant de cœur à les rendre extraordinaires.

Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle

Vendredi 24 avril 2009

Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle

Père R.Cantalamessa

Commentaire de l’Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 1-11

Jésus, la femme et la famille

L’Evangile du cinquième dimanche de Carême est l’épisode de la femme surprise en flagrant délit d’adultère que Jésus sauve de la lapidation. Jésus n’entend pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Les paroles qu’il adresse à la femme, à la fin, sont une condamnation explicite de l’adultère, même si extrêmement délicate : « Ne pèche plus ». Jésus n’entend donc pas approuver ce qu’a fait la femme ; il entend plutôt condamner le comportement de ceux qui sont toujours prêts à dévoiler et dénoncer le péché des autres. Nous l’avons vu la semaine dernière, en analysant l’attitude de Jésus envers les pécheurs en général.

A présent, comme de coutume, en partant de cet épisode, élargissons notre horizon en examinant l’attitude de Jésus envers le mariage et la famille dans l’ensemble de l’Evangile. Parmi les nombreuses thèses étranges avancées sur Jésus ces dernières années figure également la thèse d’un Jésus qui aurait répudié la famille naturelle et tous les liens familiaux, au nom de l’appartenance à une communauté différente, dont le père est Dieu et les disciples sont tous frères et soeurs. Jésus aurait proposé aux siens une vie errante comme le faisaient à cette époque, en dehors d’Israël, les philosophes ciniques.

Il existe effectivement dans les Evangiles des paroles du Christ sur les liens familiaux qui, à première vue, semblent déconcertantes. Jésus dit : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Lc 14, 26). Des paroles dures, certes, mais l’évangéliste Matthieu s’empresse d’expliquer le sens de la parole « haïr » dans ce contexte : « Qui aime son père ou sa mère… son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10, 37). Jésus ne demande donc pas de haïr les parents ou les enfants, mais de ne pas les aimer au point de renoncer à cause d’eux à le suivre.

Il existe un autre épisode déconcertant. Un jour Jésus dit à quelqu’un : « ‘Suis-moi’. Celui-ci dit : ‘Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père’. Mais Jésus réplique : ‘Laisse les morts enterrer leurs morts ; pour toi, va-t-en annoncer le Royaume de Dieu’ » (Lc 9, 59 s.). Ciel, ouvre-toi ! Certains critiques se déchaînent ici. Il s’agit d’une demande scandaleuse, une désobéissance à Dieu qui ordonne de prendre soin des parents, une violation éclatante des devoirs filiaux !

Le scandale de ces critiques est pour nous une preuve précieuse. Il est impossible d’expliquer certaines paroles du Christ tant qu’on le considère simplement comme un homme, même en reconnaissant qu’il est exceptionnel. Seul Dieu peut demander qu’on l’aime davantage que son propre père et que, pour le suivre, on renonce par conséquent à assister à sa sépulture. D’ailleurs, dans une perspective de foi comme celle du Christ, qu’est-ce qui faisait davantage plaisir au père défunt : que son fils soit à la maison à ce moment-là à enterrer son corps ou qu’il soit en train de suivre l’envoyé de ce Dieu auquel son âme devait maintenant se présenter ?

Mais dans ce cas, l’explication est peut-être encore plus simple. On sait que l’expression : « Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père » était parfois utilisée (comme elle l’est encore) pour dire : laisse-moi aller prendre soin de mon père tant qu’il est vivant ; lorsqu’il sera mort, je l’enterrerai puis je te suivrai ». Jésus demanderait par conséquent seulement de ne pas renvoyer à un moment indéterminé la réponse à son appel. Combien parmi nous religieux, prêtres et religieuses se sont retrouvés à devoir faire ce même choix et souvent les plus heureux de notre obéissance ont été nos parents.

Le désarroi face à ces demandes de Jésus vient en grande partie du fait que l’on ne tient pas compte de la différence entre ce qu’il demandait à tous indistinctement et ce qu’il demandait seulement à quelques uns appelés à partager sa vie entièrement consacrée au royaume, comme c’est encore le cas aujourd’hui dans l’Eglise.

On pourrait examiner d’autres phrases célèbres de Jésus. On pourrait même l’accuser d’être responsable des difficultés proverbiales que les belles-mères et les brus ont à s’entendre, car il a dit : « Je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère » (Mt 10, 35). Mais ce n’est pas lui qui séparera ; ce sera l’attitude différente que chacun adoptera à son égard qui déterminera cette division. Un fait que l’on constate douloureusement également aujourd’hui dans de nombreuses familles.

Tous les doutes sur l’attitude de Jésus envers la famille et le mariage tombent si l’on tient compte de l’ensemble de l’Evangile et pas seulement des passages qui nous arrangent. Jésus est plus rigoureux que n’importe qui envers l’indissolubilité du mariage, il répète avec force le commandement d’honorer son père et sa mère jusqu’à condamner la pratique de se soustraire, avec des prétextes religieux, au devoir de les assister (cf. Mc 7, 11-13). Combien de miracles Jésus accomplit-il précisément pour répondre à la douleur de pères (Jaïre, le père de l’épileptique), de mères (la Cananéenne, la veuve de Naïn !), ou de plusieurs personnes vivant ensemble (les soeurs de Lazare), c’est-à-dire pour honorer les liens de parenté. A plusieurs reprises il partage même la douleur des familles jusqu’à pleurer avec elles.

A un moment comme aujourd’hui où tout semble concourir à l’affaiblissement des liens et des valeurs de la famille, il ne manquerait plus que l’on ne lui oppose également Jésus et l’Evangile ! Mais il s’agit de l’une des nombreuses choses étranges sur Jésus que nous devons connaître pour ne pas nous laisser impressionner lorsque nous entendons parler de nouvelles découvertes sur les Evangiles. Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle (cf. Mt 19, 4-9), pour le renforcer et non pour l’affaiblir.

Nos imperfections, barrière ou chemin ?

Mardi 21 avril 2009

Nos imperfections, barrière ou chemin ?

 

« Tu dois être beau, jeune, solide, riche et célèbre ». Même en décalage avec de telles injonctions, les chrétiens ne peuvent rester indifférents au fait que la perfection constitue l’essentiel de leur vocation : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », nous enseigne Jésus. Les chrétiens peuvent-ils être parfaits au milieu de critères en totale contradiction avec l’Évangile ? Face à la peur de ne pas être à la hauteur ou d’être mal jugés, leurs chances d’annoncer l’Évangile ne reposent-elles pas sur un principe inverse : cultiver la différence face aux critères d’un monde qui se rêve parfait ?

Nos imperfections sont-elles un chemin ou une barrière pour l’évangélisation ? Encore faut-il savoir ce qu’il faut entendre par « imperfections ». Selon le Petit Larousse, une imperfection est « l’état d’un être ou d’une chose qui n’est pas parfait ». Pour Aristote, la perfection est « la qualité qui revient à un être qui est tel qu’il doit être selon sa nature ». Dans le cas de l’homme, ses qualités spécifiques les plus élevées sont l’intelligence et la volonté ordonnées à l’amour du bien comme principe de l’agir. Or, en ce domaine, nous faisons tous l’expérience que nous ne sommes pas ce que nous devrions être, et nous ne faisons pas davantage ce que nous devrions faire.

Les synonymes des mots « imperfection » et « imparfait » valent toutes les définitions. Citons-en au moins quelques-uns :

(suite…)

dimanche de la miséricorde divine

Dimanche 19 avril 2009

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L’importance de la femme

Vendredi 17 avril 2009

L’importance de la femme

Le pape Benoît XVI a rencontré les mouvements catholiques pour la promotion de la femme dans la paroisse de Saint Antoine de Luanda. Extrait de son discours :

  »En voyant le charme fascinant qui émane de la femme de par la grâce intime que Dieu lui a donnée, le cœur de l’homme s’éclaire et se retrouve en elle : «Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair» (Gn 2, 23). La femme est un autre « moi » dans l’humanité commune. Il faut reconnaître, affirmer et défendre l’égale dignité de l’homme et de la femme : tous les deux sont des personnes, à la différence de tout autre être vivant dans le monde autour d’eux. Tous les deux sont appelés à vivre en profonde communion, dans une reconnaissance mutuelle et un don de soi réciproque, travaillant ensemble pour le bien commun avec les caractéristiques complémentaires de ce qui est masculin et de ce qui est féminin. Aujourd’hui, qui ne perçoit le besoin d’accorder plus de place aux « raisons du cœur » ? Dans une civilisation comme la nôtre, dominée par la technique, on ressent le besoin de cette complémentarité de la femme, afin que l’être humain puisse y vivre sans se déshumaniser complètement. Il suffit de penser aux terres où règne la pauvreté, aux régions dévastées par la guerre, à de nombreuses situations dramatiques découlant des migrations forcées ou non… Ce sont presque toujours les femmes qui y maintiennent intacte la dignité humaine, défendent la famille et sauvegardent les valeurs culturelles et religieuses. [...] La présence maternelle dans la famille est tellement importante pour la stabilité et la croissance de cette cellule fondamentale de la société, qu’elle devrait être reconnue, louée et soutenue par tous les moyens possibles. Et, pour le même motif, la société doit rappeler aux maris et aux pères leurs responsabilités à l’égard de leur propre famille. »

La source de la vie et de l’amour

Dimanche 12 avril 2009

La source de la vie et de l’amour

 

Le bon larron est là, pendu à sa croix, le souffle court ; il ne connaît pas ce Jésus avec lequel il vient d’être crucifié, mais il le regarde et dans son regard, il comprend tout : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ! » Alors Jésus, le coeur battant au rythme de l’amour divin peut lui dire : « En vérité, dès aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ».
De son côté, Pierre, dans l’ombre, ne cesse de pleurer amèrement. Il y a quelques heures seulement, dans le froid de la nuit, il avait répondu à la servante : « Je ne le connais pas ! » « Je n’en suis pas ! » « Je ne sais pas ce que tu dis ».
Depuis trois ans, il avait fait confiance à Jésus, mais voilà qu’il ne comprenait plus : Jésus était là, comme une loque humaine, comme un moins que rien. Il s’était laissé arrêter sans réagir, il était là, apparemment abandonné de Dieu. Tout ce qu’il a vécu avec Jésus s’effondre, ce n’était donc pas vrai. Pierre dans l’ombre de la nuit, regarde Jésus qui est là à trois pas, il ne comprend plus. Il ne sait plus où il en est. Mais voilà un coq qui se met à chanter et Jésus se retournant fixa son regard sur Pierre. Terrible face à face entre Jésus et Pierre ; alors Pierre se souvenant de la parole du Seigneur annonçant son reniement et sentant le regard de Jésus posé sur lui, un regard tout chargé de l’amour fou de Dieu pour lui comme pour nous tous se mit à pleurer amèrement.
Nous sommes tous déroutés devant la passion de Jésus. Devant cette croix terrible et froide, nous non plus nous ne comprenons pas, mais s’agit-il vraiment de comprendre ? Non, je ne le crois pas.
Hier, au soir de la Cène, ayant mis mes pas dans ceux du disciple bien-aimé, je me suis penché sur la poitrine de Jésus et j’ai entendu battre le coeur de Dieu. Il était lourd de tout l’amour divin, de toute la miséricorde qui depuis le premier soir s’accumulait dans le coeur de Dieu. Depuis ce premier soir, Dieu attendait la venue de ce nouveau soir où enfin l’amour divin pourrait de nouveau se répandre, se donner, se communiquer à chacun de nous, au larron comme à Pierre, à Marie-Madeleine comme au disciple bien-aimé.
Ce soir, je suis là au pied de la croix de Jésus, il n’y a rien à dire, il n’y a rien à comprendre, il suffit d’être là pour accueillir les flots de l’amour divin qui jaillissent du coeur de Jésus pour me rejoindre et m’envelopper de toute la tendresse de Dieu. Je sens la présence maternelle de Marie, dans la puissance de l’Esprit Saint, elle vit une nouvelle maternité, elle m’enfante dans le corps du Christ.
Or, tandis que je sens les torrents de l’amour me pénétrer, j’entends dans le fond de mon coeur le prophète Isaïe me murmurer : « Il s’est chargé de tes maladies, il a pris sur lui tes infirmités ». La parole de Jésus me revient en mémoire : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs ». Je vois alors le regard de Jésus se poser sur moi et en me regardant, son coeur est bouleversé car je suis comme une brebis qui n’a pas de berger. Alors, il me prend sur ses épaules pour me rapporter dans l’enclos de la maison paternelle.
Alors, je tombe à genoux et je reste là, les yeux fixés sur Jésus. Dans le silence, je contemple le coeur de Jésus. Il n’y a plus rien à dire ou à faire, il suffit d’être là au pied de la croix. Oui, la croix demeure incompréhensible, scandale et folie ! Et pourtant, je reste là à contempler Jésus crucifié. Il est pour moi la vraie source de la vie et de l’amour, la seule source d’où jaillit pour moi la Vie.
Mais déjà se profile l’aube de Pâque par delà la descente aux enfers, dans les enfers de ma vie. Il est vrai qu’au matin de Pâques, les femmes et Marie-Madeleine ont bien trouvé le tombeau vide et ont vu deux hommes en vêtements éblouissants qui leur ont dit : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant. Il n’est pas ici, il est ressuscité ». Elles ont couru le dire à Pierre et aux autres, mais ces propos leur semblèrent du radotage et ils ne les crurent pas. Comme nous avons le coeur lent à croire !
Il faudra que Jésus rejoigne chacun de nous pour faire route avec lui. Il nous obligera à lui dire tout ce qui habite notre coeur, toute la souffrance qui nous habite. Alors, avec toute sa patience divine, il fera route avec nous, il ouvrira notre coeur à l’intelligence des Ecritures et notre coeur sera tout brûlant tandis qu’il nous parlera en chemin. Nous nous mettrons à table ensemble, lui près de moi et moi près de lui, et nous pourrons vivre l’eucharistie de Pâques dans la joie de communier à son corps et de communier ensemble au corps du Christ que nous formons.
Bonne fête de Pâques à tous dans la joie du Ressuscité et rendez-vous à Cavaillon pour fêter ensemble le bienheureux César de Bus et tous les saints de notre Eglise.

Mgr Cattenoz- Archeveque d’Avignon
Paques 2007

La grâce de la pureté

Jeudi 9 avril 2009

La grâce de la pureté

Un jour de renouvellement des voeux pendant la Sainte Messe, alors que nous venions de quitter nos prie-Dieu et commencions à réciter la formule des voeux, soudain Jésus parut à coté de moi, portant une tunique blanche et une ceinture d’or. Il me dit : « Je t’accorde un amour perpétuel pour que ta pureté soit sans tache; et tu n’éprouveras plus de tentations contre la pureté. En voici le gage ». Jésus ôta alors Sa ceinture d’or et m’en ceignit. A partir de cet instant je ne ressentis plus aucune tentation contre cette vertu ni dans mon coeur ni dans mon esprit. srfaustine.jpg

Je compris plus tard que c’est l’une des plus grandes grâces que m’avait obtenue la Très Sainte Vierge Marie, car je la lui avais demandée pendant de nombreuses années. Depuis lors, j’ai une plus grande dévotion envers la Sainte Vierge. C’est elle qui m’a appris à aimer Dieu intérieurement et m’a montré comment accomplir en tout Sa Sainte Volonté. « Marie, vous êtes la joie, car, par Vous Dieu descendit sur la terre et dans mon coeur ».

Soeur Faustine Petit Journal n°40

La Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur

Lundi 6 avril 2009

Une petite histoire, si simple… et si belle. 

La Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur

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Saint Pierre, gardien du Paradis, reçoit un jour dans son bureau la visite du Père Eternel :
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh oui mon Dieu ! Vraiment, vraiment, je fais bien attention et tous ceux qui entrent le méritent !
- Bien… bien… si cela ne vous dérange pas, j’aimerais jeter un petit coup d’oeil sur vos registres !
Le Père ouvre le dernier registre tenu par Saint Pierre, l’examine, fronce les sourcils, referme le registre et se tourne d’un air menaçant vers Saint Pierre :
- Mais ça ne va pas du tout ça… Vous avez laissé entrer des gens qui ne méritaient pas d’entrer au Paradis !!! Soyez plus vigilant, je repasserai la semaine prochaine !
Mais Saint Pierre ne reconnaît même pas les noms que le Père a pointé sur le registre, il n’y comprend rien ! Pendant la semaine suivante, Saint Pierre redouble de vigilance… il ne veut surtout pas perdre sa place ! Lorsque le Père revient, il est serein…
- Alors Saint Pierre, tout s’est bien passé ? (Il ouvre le registre)
- Oh oui mon Dieu ! Cette semaine je les ai tous passé au peigne fin !
- Mais ça ne va pas du tout ! Saint Pierre, votre travail est lamentable ! Dans ma grande miséricorde je vous pardonne une nouvelle fois… mais que cela ne se reproduise plus !
Saint Pierre est effondré… Que se passe-t-il ? Pourquoi depuis quelques semaines, en dépit de la grâce que Dieu lui a donné, des âmes entrent au Paradis sans qu’il s’en rende compte ! Il sort de son bureau, se promène dans le Paradis, sent une main se poser doucement sur son épaule… Il se retourne : c’est Jésus.
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh non, oh non… votre Papa va bientôt me mettre à la porte si je ne trouve pas une solution… je laisse entrer des âmes qui ne le méritent pas !
Jésus se met à sourire et regardant Saint Pierre, lui murmure :
- Ah Saint Pierre, vous n’avez donc pas encore compris ? Suivez-moi…


Après quelques minutes de marche, ils atteignent le mur d’enceinte du Paradis, et Jésus s’arrête en souriant… Saint Pierre, regardant vers le haut du mur comprend tout : la Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur, elle tend son chapelet de l’autre côté et remonte les âmes qui s’y accrochent… C’est de cette manière que tant d’âme ont trouvé le chemin vers le Paradis… vers le Père qui les voyant arriver ainsi toutes entourées de l’amour de Marie, les a accueilli dans la Vie éternelle !

Petite citation à méditer [19]

Samedi 4 avril 2009

« J’ai tout donné…légèrement je cours, je n’ai plus rien que ma seule richesse: Vivre d’Amour »

 Sainte Thérèse de Lisieux
 
 
 

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