Chartres 2009 [5]

4ème mystère joyeux : La Présentation de Jésus au Temple et la Purification de Notre Dame.

Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté.

Marie par son humilité, soumet sa volonté à celle de Dieu, sa volonté et celle de Dieu ne font plus qu’un, voilà le modèle de l’obéissance parfaite. Nous sommes appelés à suivre Marie , notre Mère qui a ce désir fou de nous voir tous unis à son Fils pour que notre soumission à sa volonté nous fasse grandir et que nous parvenions ainsi à la plénitude d’être, à la « vie en abondance. » Se soumettre à la volonté de Dieu ne peut se réaliser pleinement que dans l’amour, dans la confiance. Cet amour d’amitié avec Dieu nous entraîne sur un long chemin de purification et de détachement, de don de soi, de charité.
L’obéissance: « De même que par la désobéissance d’un seul, la multitude a été constituée pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul, la multitude sera constituée juste »Rom.5,19. L’obéissance de Jésus- Christ est notre Salut et nous donne de retrouver l’obéissance à Dieu. C’est par Jésus-Christ, par l’obéissance à son Evangile et à la parole de son Eglise que l’homme atteint Dieu dans la foi. (2 Th 3,14; Rm. 1,5…).
Jésus-Christ est l’unique Loi du chrétien (1 Co 9, 21). Cette loi comprend aussi l’obéissance aux autorités humaines légitimes, parents (Col 3,20) maîtres (3,22) époux (3,18), pouvoirs publics, reconnaissant partout l’autorité de Dieu (Rm. 13,1-7). Mais parce qu’il n’obéit jamais que pour servir Dieu, le chrétien est capable, s’il le faut ,de braver un ordre injuste et « d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 4,19) (in vocabulaire théologique biblique). Tes commandements sont un délice nous dit le psaume, oui car Dieu veut notre bonheur. Désobéir, c’est-à-dire pécher, c’est se tromper de bonheur. Notre société, sous prétexte de droit à une fausse liberté, nie le droit à la vie de son début à la fin.
Demandons au Seigneur par la main de Marie la sagesse, le discernement et la force pour obéir à la Loi du Christ, Loi de vie, malgré les pressions de la société, imprégnée de culture de mort.

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