Archive de la catégorie ‘La personalité et l’être physique’

À propos de la pureté

Mercredi 30 avril 2008

PuretéLa chasteté est une gageure impossible et ridicule si elle n’a pour armature que des préceptes négatifs. Elle est possible et belle et enrichissante si elle s’appuie sur une base positive : l’amour de Dieu, vivant, total, seul capable de contenter l’immense besoin d’amour qui remplit notre cœur d’homme. […]

La danse est la grande joie du jeu libre de tous les muscles portés par le rythme de l’orchestre, avec tout ce qu’ajoute de grâce et de charme une présence féminine. Avec de saines et claires partenaires, elle est jeu de roi. Mais, si elle se résume en la possibilité de s’étreindre pourvu que l’on tourne, alors elle devient mauvaise et source de péché.
Il faut faire de toute faute un rebondissement vers un plus grand amour. 

Nous ne sommes que des âmes déficientes dans de pauvres corps lourds de désirs. Mais nous vous aimons, mon Dieu, nous vous aimons de toute la force de ces pauvres âmes, de toute la force de ces pauvres corps. […]
Il est des heures lourdes où la tentation du mal vous tient si fort, si irrésistiblement, par tout le corps, que l’on ne sait plus que dire machinalement du bout des lèvres et sans presque plus y croire : Mon Dieu, je vous aime tout de même ; mais ayez pitié de moi.

Il est certains soirs où, assis au fond d’une église sans pouvoir prier, ou dehors sous les étoiles pour sentir tout de même près de soi quelque chose de grand, on ne peut plus que répéter cette pauvre phrase, à laquelle on se raccroche comme à une bouée pour ne pas couler : Mon Dieu je vous aime tout de même ! […]
Les pensées mauvaises choisissent le soir pour nous envahir, parce que les heures nocturnes sont propices à la fièvre de l’imagination et du corps. Une bonne manière de s’en rendre maître est de prendre sa couverture et de coucher tout bonnement à côté de son lit, sur le plancher. Notre frère l’âne, calmé, en demeure tout pantois et, dominées, les pensées mauvaises s’éloignent.

 Au moment d’une tentation violente, alors que la volonté se défibre et que le corps tout entier s’alanguit prêt à céder, il est bon, pour témoigner malgré tout un peu d’amour à Dieu, de s’obliger à une mortification minime : ne pas mettre de sel dans le potage trop fade, ou ne pas déplacer un objet qui vous gêne. Cet acte infime d’amour, mais qui demeure possible dans la pire débâcle apparente de l’âme, est comme un appel de la grâce et la volonté s’en trouve raffermie. 
Ce devait être une métisse. Elle avait des épaules splendides et cette beauté animale des sang-mêlés, aux lèvres lourdes et aux yeux immenses. Elle était belle., sauvagement belle. Il n’y avait vraiment qu’une chose à faire. Je ne l’ai pas faite. Je suis remonté à cheval et je suis parti à toute allure, sans me retourner, en pleurant de désespoir et de rage. Je crois qu’au jour du jugement, si je n’ai pas autre chose à donner, je pourrai offrir à Dieu comme une gerbe, toutes ces étreintes que, pour son amour, je n’ai pas voulu connaître. […]

 Notes de Guy de Larigaudie, provenant de son livre  » Etoile au grand large » ( Ed. du Seuil )

Merci à Blandine.

Tracons notre être physique !

Samedi 12 janvier 2008

«  Loué sois-tu mon Seigneur, pour frère feu ; il est beau et joyeux, indomptable et fort. » Saint François d’Assise 

Notre être physique c’est :

- notre manière d’être

- notre vie saine

- notre sexualité

Nous ne sommes pas un pur esprit, nous avons un corps : nous respirons, nous nous alimentons, nous fabriquons des enzymes et des hormones : nous sommes des femmes.

Nous sommes nous-mêmes avec un nez pointu ou retroussé, des yeux bleus ou bruns, des cheveux raides ou frisés ; nous sommes rondelettes ou minces…Ne rêvons pas à ce que nous voudrons être…mais faisons au mieux avec  ce que nous sommes, afin d’être agréable à regarder aux yeux de tous et pas seulement aux yeux des garçons !

Notre santé ? Nous n’avons pas le droit de la saccager…de notre santé dépend notre travail, notre famille future, notre rôle dans la société.

N’ignorons pas notre féminité et tout ce que cela comporte.

Un jour, nous nous donnerons avec joie à celui que nous aimerons avec la bénédiction divine.

Mais en attendant, respectons notre corps, notre futur foyer. Ne jouons pas avec le feu….Soyons responsables.

       Notre manière d’être…notre « look » : 

« Nous sommes jugées sur notre apparence. Celle-ci est plus ou moins révélatrice de ce que nous sommes vraiment. La tenue est la qualité de celle qui tient vraiment son âme et son corps, qui ne les laisse pas aller à leur fantaisie et les gouverne par sa volonté. La tenue est faite de propreté, de distinction et de délicatesse d’âme, elle est révélatrice du caractère.  Simple, sans prétention, souplesse, silence, promptitude, spontanéité des paroles et des actes, voilà ce que devrait être notre façon d’être. » 

Þ    Soyons propres et soignées, pour nous-mêmes et les autres : notre famille, notre entourage, ceux qui travaillent avec nous, nos amis.

Þ    Sachons découvrir ce qui nous sied, les couleurs qui nous vont. Ne portons pas n’importe quoi sous prétexte que c’est la mode,…le maquillage est fait pour rendre plus jolie et non pour être vu pour lui-même…

Þ    Ne confondons pas coquetterie et féminité. Et n’oublions pas que, si nous avons le droit et même le devoir d’avoir le plus joli visage que possible, la plus jolie silhouette que possible, nous n’avons pas le droit d’avoir une tenue indécente. Soyons prudentes vis-à-vis de la séduction. La vraie séduction doit être la simplicité et la décence.

       Notre vie est saine : 

La santé passe par le corps et le corps est don de Dieu.

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous et que vous avez reçu de Dieu ? Ignorez-vous que vous ne vous appartenez plus ? Car c’est à grand prix que Dieu vous a rachetés. Glorifiez donc Dieu dans votre corps. » Co 6, 19-20 

Apprenons à connaître notre corps pour mieux le respecter. C’est à notre âge que l’on contribue à bâtir notre santé, par une bonne hygiène de vie.

Þ    Temps de sommeil respecté pour l’équilibre nerveux. Veillons à ne pas sortir tous les soirs. La fatigue est un baromètre qu’il ne faut pas négliger. Acceptons de ne pas tout faire, même si cela nous plaît.

Þ    Alimentation équilibrée et saine : prenons de vrais repas. L’essentiel n’est pas de ne plus avoir faim, mais surtout de fournir à notre corps les éléments nécessaires à son bon fonctionnement.

Þ    Faire du sport.

Þ    N’hésitons pas à consulter un médecin si quelque chose ne va pas, plutôt que de traîner ou d’écouter n’importe qui : notre corps a besoin d’être soigné avec discernement.

Þ    Evitons le tabac, l’alcool. Soyons vigilantes et fermes pour ne pas nous laisser prendre dans un engrenage que nous ne pourrons plus freiner.

Þ    Ménageons la santé des autres : nous sommes peut-être robustes, mais tout le monde n’a pas forcément notre résistance. Ne considérons pas une fille fatiguée comme le prototype de la poule mouillée…Et si nous sommes nous-mêmes malades, ou blessées provisoirement, profitons de ce temps pour comprendre ceux qui sont toujours fatigués. Profitons de cette épreuve pour réfléchir, méditer, prier…et accepter ce temps et la grâce que Dieu nous donne pour le vivre.

Þ    Connaître ses limites.

       Notre sexualité : 

« Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance, Homme et Femme Il les créa. »          Gn 1,27 

Þ    Connaître les rythmes de notre cycle menstruel. Savoir observer les variations de notre caractère, de notre résistance, de notre moral. Tenons-en compte : On acceptera ainsi plus facilement de traverser quelques jours de cafard en sachant qu’ils sont dus à notre fonctionnement physiologique et non au fait que le monde entier nous est hostile !

Þ    Et n’oublions pas que la sexualité est un langage pour exprimer l’amour. Sachons attendre le vrai amour pour pouvoir l’exprimer pleinement et véritablement, dans le mariage. Ne nous gaspillons pas. Apprenons la patience et construisons sur du solide. Préparons-nous aussi par respect pour l’enfant que nous porterons peut-être un jour, et pour l’adulte que nous voudrions être.

Conclusion : 

Remettons en question nos habitudes de vie.

« Le danger mortel et le piège démoniaque est de faire plus que ce que Dieu nous demande » Saint Vincent de Paul 

Dans notre milieu de travail, sachons faire honneur à notre profession, nous ne sommes pas un être isolé mais social. 

Tracons notre personalité !

Samedi 12 janvier 2008

Mois de Novembre:

La personalité et l’être physique.

« Si tu peux être une étoile dans le ciel, sois une étoile dans le ciel. Si tu ne peux pas être cette étoile, sois le feu sur la montagne. Si tu ne peux pas être le feu sur la montagne, sois la lampe dans la maison. » L.Eliot. 

Avez-vous déjà réalisé que nous sommes uniques au monde ? Qu’il n’y a pas deux personnes qui se ressemblent entièrement ? Même des jumeaux ont leur propre personnalité. Bien sûr on peut avoir les mêmes goûts, les mêmes affinités, les mêmes passions pour tel sport ou tel passe-temps, ou tel ami…Mais jamais nous ne serons identiques sur tous les points à une autre personne.

Nous sommes uniques. 

«  Je te rends grâce Seigneur pour la merveille que je suis. » Psaume 138. 

Et parce que nous sommes uniques, nous devons construire notre personne, sur notre chemin. Nous pouvons avoir des modèles, des repères, mais sachons que ce n’est que nous qui pourrons faire notre route avec l’aide du Seigneur. Nous devons devenir ce que Dieu veut que nous soyons, dans toute notre liberté et seulement si nous le désirons.

Alors, comme l’architecte qui prépare les plans et les fondations de la maison, arrêtons-nous et regardons-nous : Comment allons-nous construire notre maison ? Quelles pierres allons-nous choisir : volonté, intelligence, action, amitié ? Comment allons-nous faire grandir notre propre personnalité ?

        Volonté : 

« Faites avec le feu de la volonté ce que vous rêviez de faire avec le feu de l’enthousiasme. »   Jacques d’Arnoux 

Cela s’éduque comme le reste : c’est le petit effort quotidien qui nous fait grandir. C’est la glace qu’on ne s’achètera pas après les cours, la cigarette qu’on refusera, la visite à la vieille cousine qu’on n’est pas obligée d’aller voir mais qui on le sait, ferait tellement plaisir…

C’est aussi le devoir que nous pouvons faire la semaine prochaine, mais que nous faisons en avance car nous avons le temps aujourd’hui.

Bref, éduquer notre volonté c’est nous éduquer. Dieu nous aidera. Il n’y aura personne pour nous obliger à le faire. C’est notre choix, nos premiers pas vers la liberté.

Exemples concrets pour éduquer notre volonté :

Þ    La pratique d’un sport développe la volonté devant l’effort et persévérances.

Þ    Choisir un effort spécial, pour une échéance donnée et tâcher de s’y tenir.

Þ    Apprendre à tout faire bien et jusqu’au bout. La technique du chef d’œuvre en est une application.

« Si dure que soit une nature elle fondra au feu de l’amour. Si elle ne fond pas, c’est que le feu n’est pas assez fort. » Gandhi 

Þ    Apprenons d’abord à « être ».

En vieux sanscrit, berceau de toutes les langues indo-européennes, le verbe « avoir » n’’existe pas. Il est remplacé par le verbe « être ». Si on essaie pendant une journée de remplacer « avoir » par une tournure de phrase qui lui substitue « être », toute notre vie est éclairée différemment.

Þ    Etablir un programme personnel.

Þ    Se fixer des échéances et les tenir.

       Intelligence : 

Chacune de nous a reçu des dons naturels différents…autant de dons que nous avons le devoir de faire fructifier.

Nous devons apprendre à développer toutes les facettes de notre personnalité  sans pour autant que cela rejette dans l’ombre celle des autres.

On dit souvent : « elle a de la personnalité » ou « il a du caractère » pour dire qu’ils écrasent leurs voisins…

Þ    Le choix d’une technique de chef d’œuvre nous apprendra à reconnaître un de ces dons et à l’utiliser au service des autres (beauté, utilité, partage).

L’intelligence c’est aussi un regard pénétrant sur le monde. Cette découverte du sens du réel, c’est l’intelligence spirituelle.

« Chacun en a sa part selon la grâce qui lui a été accordée » Rom 12, 4-8 

Elle nous apprend la valeur et la signification profonde des choses et des évènements.

Þ    Lire avec sérieux, pour nous détendre bien sûr, mais aussi pour approfondir nos connaissances, notre réflexion et notre discernement dans un souci de recherche passionnée de la vérité.

Prenons conscience des réalités qui nous entourent et cherchons à connaître la signification profonde des choses et des évènements.

        Action : 

C’est la façon dont nous concrétisons notre personnalité. C’est être, agir.

C’est avoir un équilibre de vie aussi bien physique, culturel, que spirituel.

C’est savoir jusqu’où nous pouvons aller, connaître nos forces e aussi nos limites.

Þ    Agir, c’est différent de « faire des choses » : attention à la dispersion !

Þ    Mesurons nos capacités mais ne tombons pas dans la passivité par paresse ou par fausse modestie.

Þ    Conformons nos actes, nos attitudes à nos convictions.

Þ    « Agis comme si tout dépendait de toi mais prie comme si tout dépendait de Dieu. »        

Soyons toutes entières dans ce que nous choisissons de faire, faisons-le à fond, sans compter, dans tous les domaines.

Þ    « Si nous tardons à répondre à une convocation, à une invitation, à une lettre qui nous demande un avis, nous rendons impossible la préparation, l’organisation pour lesquelles notre présence, notre avis étaient demandés. Nous chargeons alors les autres de démarches qui, finalement, seront inutilisées. » Marie-Thérèse de Kerraoul (une des premières commissaires guides de France.)

Þ    «  Une réunion, une activité quelconque ne se prépare pas uniquement sur la table de travail ou sur le terrain, mais surtout au prie-Dieu, dans la prière. »  Père Sevin               

Apprenons aussi l’effacement.

  

 Amitié (affectivité) : 

« Qui a trouvé un ami fidèle a trouvé un trésor » Si 6, 14-1 

Þ    Sachons choisir nos copains et encore mieux nos amis.

Þ    Nous avons une équipe…Apprenons à connaître chacune et qu’en nous voyant on puisse dire : « voyez comme elles s’aiment. » 

Þ    Nous nous enflammons pour tel chanteur ou tel acteur….feux de paille qui brûlent aussi fort qu’ils s’éteignent vite ! Pensons à nous faire une âme simplement amicale vis-à-vis de ceux qui nous entourent au quotidien.

Þ    N’oublions pas la fête de nos amis.

Þ    Pour créer ou entretenir une amitié, il faut savoir donner. Donner de son temps, donner des objets, de l’écoute…Mais il faut aussi savoir recevoir, demander de l’aide, montrer à l’autre combien il compte à nos yeux.

La construction de notre personnalité repose sur ces fondations (volonté, intelligence, action et amitié). A nous de vérifier leur solidité. Puis rajoutons quelques pierres, toujours solides, et taillées avec finesse en fonction de notre personnalité que nous connaissons mieux peu à peu. 

« Tu es comme une lampe allumée. Et où tu es il fait clair. »  Claudel 

Soyons disponibles et attentives : invitons à partager un repas, organisons des sorties…

«  Courtoisie est fleur de charité » Père Sevin. 

« Aime, l’enthousiasme est fort comme la mer qui d’un seul mouvement emporte les navires. » Marie Noël