Archive de la catégorie ‘Année 2007 / 2008’

être prêt !

Mardi 20 mai 2008

Le chien de Wapiti est toujours prêt !

 Chien de Wapiti

 

La spiritualité de la route [2]

Lundi 19 mai 2008

II-  L’aventure au cœur de la Route.

La Route est aussi une aventure et ce qu’elle nous enseigne c’est que toute  vie est aventure, risque à braver et quel risque, puisque de notre orientation terrestre dépend une éternité. Une éternité de malheur ou de béatitude.
Une chute sans fin dans l’échec ou la joie sans fin de la vision béatifique.

Qu’est-ce que l’aventure ?

C’est ce qui doit advenir…ce qui doit arriver, ce qui pend sur nos têtes comme l’épée sur Damoclès, ce que nous ne connaissons pas, ce qui demeure dans le brouillard doux et terrible de l’avenir.

Et c’est bien cela qui nous enchante dans l’aventure : cet élément de peur, d’inquiétude, ce risque. Quelque chose de trouble, d’un peu louche et d’exaltant. L’homme a besoin d’avoir peur. Quand il ne trouve pas l’effroi dans sa vie, il le cherche dans des livres ou sur l’écran.

Il y a aussi un autre aspect de l’aventure : l’imprévu, l’inouï, l’insolite.

Spirituellement que vaut l’aventure ?
Aimer le risque pour le risque ne sert à rien. Mais aimer le risque des grandes actions pour l’élan qu’il imprime et de l’ivresse qu’il verse, c’est une forme de la prudence.
Le besoin d’imprévu est aussi une donnée de notre condition humaine, une conséquence de l’intelligence qui aspire à tout connaître.
On a le désir de l’action pleine, sans faille. C’est un cri vers l’éternité.

Mais il ne faut pas tomber dans l’extrême et dans les déviations de l’aventure, comme un amour exagéré du risque, l’amour du remue-ménage, du désordre ou de la hâte.
On ne doit pas faire de l’aventure une fin, à cause de la joie que l’on y trouve.

En tant que chrétien, nous devons dépouiller l’aventure, la réduire à son essentielle nudité.
L’aventure est d’abord intérieure. L’aventure la plus haute c’est la sainteté. L’itinéraire le plus ardu et le plus dangereux c’est l’itinéraire intérieure.

La spiritualité de la route [1]

Dimanche 18 mai 2008

I-  « je suis la Route, la vérité et la vie. »

Chemin

Quand Jésus a voulu se révéler, faire comprendre sa mission et sa nature, il n’a pas craint de se comparer à cette humble chose qu’on foule aux pieds quotidiennement sans même en percevoir la présence, et dont on ne connaît le prix qu’après avoir voyagé en des contrées sans chemin, dans le désert, la haute montagne ou la forêt vierge.
Il a placé la route à côté des deux réalités les plus nobles : la vérité et la vie.
La route, la vérité et la vie se confondent, puisque toutes les trois, elles sont le Christ.

Le Christ est la Route, le Christ est notre route, celle de l’humanité, le Christ est ma route.
C’est Lui qu’il faut suivre, par lui qu’il faut passer.

Cette parole du Christ nous fait également penser à « que celui qui veut me suivre prenne sa croix. »
La Route qui est le Christ n’est pas le chemin de la facilité et de la paresse, mais celui de la Croix où l’on souffre, où l’on saigne, où l’on tombe.

Mais le Christ a dit aussi : « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres. »
Les peines de la voie douloureuse n’enlèvent rien au bonheur du joug suave et du fardeau léger, si pénible que soit la marche, une lumière la précède toujours, lumière de foi et d’espérance.

C’est lui qu’il faut suivre…car Il est la Vérité et, si nous cherchons cette connaissance complète, profonde et sûr à quoi tout homme aspire, nous ne la trouvons qu’en Lui, pensée du Père, qui crée tous les êtres et les connaît en les créant. Car Il est aussi la Vie et, si nous cherchons la vie totale, celle qui jaillit et déborde comme une source d’eau vive, celle qui dépasse la Terre et monte jusqu’à l’éternité, celle qui nous prend tout entier, et une jeunesse sans fin, nous ne la trouverons qu’en Lui, qui a vécu et qui est mort pour que nous ayons la vie.
C’est lui qu’il faut suivre : suivre ses préceptes, garder ses enseignements. Suivre son exemple : «  Je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez ce que j’ai fait. »

Et c’est par Lui qu’il faut passer. Homme-Dieu, il est le médiateur entre l’humanité et la divinité. Pour aller à Dieu, il nous faut accepter sa médiation. C’est par Lui qu’il faut passer…parce qu’Il est le Bien suprême qui conduit au Bien suprême. Parce que sa doctrine est la Vérité et ses préceptes le Salut, parce qu’il rachète, délivre et divinise.
Pour nous, guides-aînées chrétiennes, la Route symbolise Celui qui est notre foi, notre espoir et notre amour, notre vérité et notre vie, Celui à qui nous avons donné sans retour nos cœurs fervents et joyeux, Celui que nous suivrons, contre vents et marées, jusqu’à la mort, Celui dont la vision sera un jour notre récompense.

En route vers le flot jaune [5]

Vendredi 16 mai 2008

• Cérémonial de remise du flot jaune :

GA : (prénom de la cheftaine de Feu), avec l’aide de Dieu, je veux préparer mon engagement guide-aînée.
J’ai compris ma foi doit m’entraîner toujours plus loin au service de Dieu et des autres dans la joie.
Dans ma famille, dans la cité, dans l’Eglise et dans le mouvement des Europa-Scout, je serai en service.
Aujourd’hui, je demande à recevoir mon flot jaune.

CHEFTAINE DE FEU : (prénom de la GA), reçois ce flot jaune, couleur du soleil, symbole de la joie et de la foi des louvettes.
Que ta foi rayonne autour de toi et t’apporte la joie, ainsi qu’à tous ceux et celles que Dieu te confie.

La joie des louvettes

• Quelques citations :

« Manquer d’enthousiasme c’est manquer de vie. C’est manquer la vie. » François Garagnon.

« Une action, pour être heureuse, doit être l’expression d’un goût de vivre. Il n’y a pas d’action réussie sans conviction, pas de conviction sans enthousiasme et pas d’enthousiasme sans foi. » F.G

« Il ne suffit pas de pouvoir, il faut vouloir ; il ne suffit pas de vouloir, il faut oser. Il ne suffit pas d’oser, il faut faire ; il ne suffit pas de faire, il faut réussir ; il ne suffit pas de réussir, il faut durer. » F.G

En route vers le flot jaune [4]

Mercredi 14 mai 2008

• Les traces du flot jaune :

- Avoir participé à un rassemblement aîné ou à un CEP.

- Rencontrer sa cheftaine de Feu pour parler de : cheftaine en service, l’éducation, son chef d’œuvre, la vocation de la femme selon le plan de Dieu, la responsabilité au sein du mouvement,…

- Mettre en place le moment Lumière, prier le matin et le soir.

- Lire : Les 9 fondamentaux de l’éducation de Y. Bonnet et La femme ou le sacerdoce du cœur, chapitre 3 : le merveilleux projet de Dieu et Questions de jeunes d’A. Manaranche.

- Se renseigner sur la vie de Sainte Catherine de Sienne.

- Faire le point avec un prêtre sur les 3 vertus : franchise, dévouement, pureté.

En route vers le flot jaune [3]

Mardi 13 mai 2008

• Le carnet guide-aînée :

Carnet

L’usage de ce carnet s’apprend à l’âge pilote, mais il n’est jamais trop tard pour commencer !
On note dessus des réflexions, des décisions suite aux conversations que l’on peut avoir avec sa cheftaine de Feu, un prêtre, une aînée…

- Ecrire pour le moment présent : On peut chemin faisant, y noter ce dont on veut conserver une trace, un croquis, une fleur séchée, une citation ou un titre de livre intéressant, une phrase d’un psaume, une partie d’une lecture, un poème, des commentaires par rapport à un film…
Ecrire permet de réfléchir, d’y voir plus clair, de pousser les raisonnements, de préciser les choses, de demander une relecture,…

- Ecrire pour construire demain : Ce n’est surtout pas un journal intime, mais des points de repères concrets qui aident à baliser la route.
Les résolutions qui ne sont pas notées restent souvent du vent !
Les écrits, au contraire, permettent un retour en arrière pour constater ou non la résolution des objectifs. On peut faire des bilans.

En route vers le flot jaune [2]

Jeudi 8 mai 2008

• Le chef d’œuvre :

« Rien d’excellent ne se fait tout à coup. » Epictète

Afin de développer nos talents, de progresser dans la persévérance, la beauté, la compétence et la gratuité, nous choisissons toutes une technique d’œuvre : une activité concrète qui nous fait plaisir, à faire de nos dix doigts qui nous détend et que nous aurons à cœur d’approfondir pour la transmettre.

Quelques exemples de techniques : reliure, calligraphie, bougies, encadrement, cartonnage, sculpture, art floral, broderie, montages audiovisuels, photo, cuisine, jeux éducatifs, ébénisterie, couture, dessin, cartographie, composition de romans, généalogie, ferronnerie, poterie, chants, …

   Vitrail                            Caligraphie

Il est possible de prendre une technique d’œuvre que l’on ne connaît pas ou approfondir une que l’on connait déjà.

Le but du chef d’œuvre est de l’offrir ou de le transmettre.

En route vers le flot jaune [1]

Mercredi 7 mai 2008

Voici notre thème du mois de mai: Le flot jaune et la spiritualité de la route. Topo que nous a proposé Véro lors de notre dernière réunion GA.

 

« Allume cette lampe, symbole de la vie fragile et précieuse » Cérémonial de l’engagement.

Flot jaune

Le flot jaune symbolise la foi et rappelle la joie des louveteaux et louvettes.

-Etre fidèle à soi-même.
-Etre fidèle aux autres.
-Etre fidèle à Dieu.

Le fait d’avoir accepté d’être assistante ou cheftaine dans le mouvement nous fait avancer très vite sur le chemin du flot jaune.

 

• Le moment lumière :

« Prier, ce n’est pas être intelligent, c’est être là. » Madeleine Delbrêl.

Le moment lumière fait partie du rythme de la journée d’une guide-aînée. C’est un rendez-vous avec le Seigneur, un temps qu’on offre à Dieu.
Ce n’est pas toujours facile de s’arrêter dans sa journée pour se retrouver face à soi-même avec Dieu pour réfléchir et décider comment vivre sa vie d’adulte.

C’est un moment de silence, d’intériorité, un moment pour faire un bilan personnel : comment mes journées sont-elles vécues ? Telle rencontre ? Telle réussite ? Tel échec ? Où en suis-je dans ma vie ? Qu’est-ce que le Seigneur attend de moi ? Quelle est ma vie de guide ?
Si certains jours, on a le sentiment de ne pas avoir grand-chose à dire à Dieu, prenons quand même ce temps, ce moment lumière, c’est lui qui aura quelque chose à nous dire.
Le moment lumière prendra des formes différentes selon les étapes de notre vie, mais il doit se mettre en place pour toute notre vie.
Il appartient à chacune de le vivre comme elle l’entend mais voici quelques repères qui peuvent nous guider.

- Choisir un cadre : coin prière, chapelle, devant une icône, bougies allumées, dans un beau coin de nature….
 

- Faire un beau signe de croix qui rappelle notre foi en Dieu.
 

- Invoquer l’Esprit Saint en chantant un chant ou en lisant une prière. Gardez quelques instants de silence…

- Ensuite, on peut lire un texte, méditer un mystère du chapelet, lire un livre spirituel, ou lire l’évangile.
 

- Prier : Angélus, prière des chefs, chant de la promesse, magnificat,…

- Ne pas oublier de prier pour les guides, pour le monde, pour les intentions que nous portons chacune dans nos cœurs, pour toutes les rencontres de la journée.
Conclure par le Notre Père.

« Le moment lumière est une aventure sans doute nouvelle, une aventure exigeante, car tu vas te découvrir avec tes forces et tes défauts. Rassure-toi, fais confiance au Seigneur, car l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse.
C’est un moment personnel de rencontre avec le Seigneur. Tu te livres à son esprit pour découvrir  la voie de son plus grand service.
»  Père Payre

Intention de prière

Vendredi 2 mai 2008

Intention de prière générale du Saint Père pour le mois de mai:

« Pour que les chrétiens valorisent d’avantage la littérature, l’art et les médiats, afin de favoriser une culture des valeurs humaines ».

À propos de la pureté

Mercredi 30 avril 2008

PuretéLa chasteté est une gageure impossible et ridicule si elle n’a pour armature que des préceptes négatifs. Elle est possible et belle et enrichissante si elle s’appuie sur une base positive : l’amour de Dieu, vivant, total, seul capable de contenter l’immense besoin d’amour qui remplit notre cœur d’homme. […]

La danse est la grande joie du jeu libre de tous les muscles portés par le rythme de l’orchestre, avec tout ce qu’ajoute de grâce et de charme une présence féminine. Avec de saines et claires partenaires, elle est jeu de roi. Mais, si elle se résume en la possibilité de s’étreindre pourvu que l’on tourne, alors elle devient mauvaise et source de péché.
Il faut faire de toute faute un rebondissement vers un plus grand amour. 

Nous ne sommes que des âmes déficientes dans de pauvres corps lourds de désirs. Mais nous vous aimons, mon Dieu, nous vous aimons de toute la force de ces pauvres âmes, de toute la force de ces pauvres corps. […]
Il est des heures lourdes où la tentation du mal vous tient si fort, si irrésistiblement, par tout le corps, que l’on ne sait plus que dire machinalement du bout des lèvres et sans presque plus y croire : Mon Dieu, je vous aime tout de même ; mais ayez pitié de moi.

Il est certains soirs où, assis au fond d’une église sans pouvoir prier, ou dehors sous les étoiles pour sentir tout de même près de soi quelque chose de grand, on ne peut plus que répéter cette pauvre phrase, à laquelle on se raccroche comme à une bouée pour ne pas couler : Mon Dieu je vous aime tout de même ! […]
Les pensées mauvaises choisissent le soir pour nous envahir, parce que les heures nocturnes sont propices à la fièvre de l’imagination et du corps. Une bonne manière de s’en rendre maître est de prendre sa couverture et de coucher tout bonnement à côté de son lit, sur le plancher. Notre frère l’âne, calmé, en demeure tout pantois et, dominées, les pensées mauvaises s’éloignent.

 Au moment d’une tentation violente, alors que la volonté se défibre et que le corps tout entier s’alanguit prêt à céder, il est bon, pour témoigner malgré tout un peu d’amour à Dieu, de s’obliger à une mortification minime : ne pas mettre de sel dans le potage trop fade, ou ne pas déplacer un objet qui vous gêne. Cet acte infime d’amour, mais qui demeure possible dans la pire débâcle apparente de l’âme, est comme un appel de la grâce et la volonté s’en trouve raffermie. 
Ce devait être une métisse. Elle avait des épaules splendides et cette beauté animale des sang-mêlés, aux lèvres lourdes et aux yeux immenses. Elle était belle., sauvagement belle. Il n’y avait vraiment qu’une chose à faire. Je ne l’ai pas faite. Je suis remonté à cheval et je suis parti à toute allure, sans me retourner, en pleurant de désespoir et de rage. Je crois qu’au jour du jugement, si je n’ai pas autre chose à donner, je pourrai offrir à Dieu comme une gerbe, toutes ces étreintes que, pour son amour, je n’ai pas voulu connaître. […]

 Notes de Guy de Larigaudie, provenant de son livre  » Etoile au grand large » ( Ed. du Seuil )

Merci à Blandine.

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