Archive de la catégorie ‘La communication et la culture’

Intention de prière

Vendredi 2 mai 2008

Intention de prière générale du Saint Père pour le mois de mai:

« Pour que les chrétiens valorisent d’avantage la littérature, l’art et les médiats, afin de favoriser une culture des valeurs humaines ».

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI

Lundi 28 avril 2008

                                   DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
                    AUX PARTICIPANTS À L’ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE
                  DU CONSEIL PONTIFICAL POUR LA CULTURE

Samedi 8 mars 2008
 
Messieurs les Cardinaux,
chers frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
Mesdames et Messieurs!

Je suis heureux de vous accueillir, à l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la Culture, et je me réjouis du travail que vous accomplissez et, en particulier, du sujet choisi pour cette session: « L’Eglise et le défi de la sécularisation ». C’est une question fondamentale pour l’avenir de l’humanité et de l’Eglise. La sécularisation, qui souvent se transforme en sécularisme en abandonnant le sens positif de sécularité, met à dure épreuve la vie chrétienne des fidèles et des pasteurs et, durant vos travaux, vous l’avez interprétée et transformée également en un défi providentiel afin de proposer des réponses convaincantes aux questions et aux espérances de l’homme, notre contemporain.

Je remercie Mgr Gianfranco Ravasi, Président depuis quelques mois du dicastère, pour les paroles courtoises avec lesquelles il s’est fait votre interprète et a illustré le déroulement de vos travaux. Je vous suis à tous reconnaissant de votre travail efficace qui vise à ce que l’Eglise entre en dialogue avec les mouvements culturels de notre temps, et afin de faire connaître plus largement l’intérêt que le Saint-Siège nourrit pour le vaste monde de la culture dans toute sa diversité. Aujourd’hui plus que jamais, en effet, l’ouverture réciproque entre les cultures est un terrain privilégié pour le dialogue entre les hommes et les femmes engagés dans la recherche d’un humanisme authentique, au-delà des divergences qui les séparent. La sécularisation, qui se présente dans les cultures comme  une  organisation  du  monde et de l’humanité sans référence à la Transcendance, gagne tous les aspects de la vie quotidienne et développe une mentalité où, de fait, Dieu est absent, entièrement ou en partie, de l’existence et de la conscience humaine. Cette sécularisation n’est pas seulement une menace extérieure pour les croyants, mais elle se manifeste depuis longtemps déjà au sein de l’Eglise elle-même. Elle dénature de l’intérieur et en profondeur la foi chrétienne et, en conséquence, le style de vie et le comportement quotidien des croyants. Ceux-ci vivent dans le  monde  et  sont  souvent  marqués, sinon conditionnés, par la culture de l’image qui impose ses modèles et ses sollicitations contradictoires, dans la négation concrète de Dieu: on n’a plus besoin de Dieu, de penser à Lui, ou de revenir vers Lui. De plus, la mentalité hédoniste et la culture de la consommation prédominantes favorisent, chez les fidèles comme chez les pasteurs, une dérive vers la superficialité et un égocentrisme qui nuit à la vie ecclésiale.

La « mort de Dieu » annoncée, dans les décennies passées par beaucoup d’intellectuels, cède la place à une culture stérile de l’individu. Dans ce contexte culturel, on risque de tomber dans une atrophie spirituelle et dans un vide du cœur, caractérisés parfois par des formes succédanées d’appartenance religieuse et de vague spiritualisme. Il est plus que jamais urgent de réagir à de telles dérives par le rappel des valeurs les plus élevées de l’existence, qui donnent un sens à la vie et peuvent apaiser l’inquiétude du cœur humain à la recherche du bonheur: la dignité de la personne humaine et sa liberté, l’égalité entre tous les hommes, le sens de la vie et de la mort et de ce qui nous attend au terme de notre existence terrestre. Dans cette perspective mon prédécesseur, le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, conscient des changements radicaux et rapides de la société, rappela avec insistance l’urgence d’aller à la rencontre de l’homme sur le terrain de la culture pour lui transmettre le Message évangélique. C’est justement pour cela qu’il institua le Conseil pontifical pour la Culture, afin de donner un nouvel élan à l’action de l’Eglise et susciter la rencontre entre l’Evangile et la pluralité des cultures dans les différentes parties du monde (cf. Lettre au Cardinal Casaroli, dans: AAS LXXIV, 6, pp. 683-688). La sensibilité intellectuelle et la charité pastorale du Pape Jean-Paul II le poussèrent à souligner que la révolution industrielle et les découvertes scientifiques ont permis de répondre à des questions qui n’étaient auparavant partiellement résolues que par la religion. La conséquence fut que l’homme contemporain a souvent l’impression de ne plus avoir besoin de personne pour comprendre, expliquer et maîtriser l’univers, il se sent au centre de tout, et la mesure de tout.

Plus récemment, la mondialisation, à travers les nouvelles technologies de l’information, a eu souvent et également comme résultat la diffusion dans toutes les cultures d’éléments matérialistes et individualistes de l’Occident. La formule « Etsi Deus non daretur » devient toujours plus un mode de vie qui tire ses origines dans une sorte de « vanité » de la raison – réalité pourtant créée et aimée par Dieu – qui se considère suffisante à elle-même et se ferme à la contemplation et à la recherche d’une Vérité qui la dépasse. La lumière de la raison, exaltée, mais en réalité appauvrie, par la philosophie des lumières, se substitue radicalement à la lumière de la foi, à la lumière de Dieu (cf. Benoît XVI, Allocution que le Pape aurait dû prononcer à l’Université « La Sapienza », du 17 janvier 2008). C’est pourquoi les enjeux que doit affronter la mission de l’Eglise dans ce domaine sont importants. Tout aussi important est l’engagement du Conseil pontifical pour la Culture en vue d’un dialogue entre science et foi. C’est un débat que l’Eglise attend, mais la communauté scientifique également, et je vous encourage à le poursuivre. Dans ce dialogue, la foi suppose la raison et la perfection, et la raison, éclairée par la foi, trouve la force de s’élever à la connaissance de Dieu et des réalités spirituelles. Dans ce sens, la sécularisation ne favorise pas le but ultime de la science qui est au service de l’homme, « imago dei ». Que ce dialogue se poursuive dans la distinction des caractéristiques particulières de la science et de la foi. En effet, chacune a ses propres méthodes, ses domaines, ses objets de recherche, ses finalités et ses limites, et doit respecter et reconnaître à l’autre la possibilité légitime de son exercice autonome selon ses propres principes (cf. Gaudium et spes, n. 36); toutes deux sont appelées à servir l’homme et l’humanité, en favorisant le développement et la croissance intégrale de chacun et de tous.

J’invite surtout les pasteurs du peuple de Dieu à une mission inlassable et généreuse pour affronter, sur le terrain du dialogue et de la rencontre avec les cultures, sur le terrain de l’annonce de l’Evangile et du témoignage, l’inquiétant phénomène de la sécularisation, qui affaiblit la personne et fait obstacle à son désir inné de Vérité tout entière. Puissent les disciples du Christ, grâce au service rendu en particulier par votre dicastère, continuer et annoncer le Christ au sein des cultures, car il est la lumière qui éclaire la raison, l’homme et le monde. Nous sommes nous aussi placés devant l’avertissement lancé à l’ange de l’Eglise d’Ephèse: »Je connais ta conduite, tes labeurs et ta constance (…) Mais j’ai contre toi que tu as perdu ton amour d’antan » (Ap 2, 2-4). Nous faisons nôtre le cri de l’Esprit et de l’Eglise: »Viens » (Ap 22, 17), et nous laissons notre cœur être envahi par la réponse du Seigneur: »Oui, mon retour est proche! » (Ap 22, 20). Il est notre espérance, la lumière de notre chemin, la force pour annoncer le salut avec un courage apostolique qui rejoint toutes les cultures jusque dans leur cœur. Que Dieu vous assiste dans l’accomplissement de votre mission, difficile mais exaltante.

En confiant à Marie, Mère de l’Eglise et Etoile de la Nouvelle Evangélisation, l’avenir du Conseil pontifical pour la Culture et celui de tous ses membres, je donne à tous de tout cœur la Bénédiction apostolique.

Quelle communication et quelle culture voulons-nous défendre ? (8)

Vendredi 25 avril 2008

 

Conclusion.

      Le monde actuel est sans repères, sans valeurs, sans racines. Les hommes sont en quête  d’un absolu, ce que la culture mondialisée et la société de consommation ne leur apporte pas. De tous temps, l’être humain a cherché à donner un sens à son existence, à combler le désir de Dieu inscrit en lui.
      Et aujourd’hui plus que jamais, il se trompe d’objet et reporte son désir sur la recherche du  plaisir, de  la richesse matérielle et de la consommation qui ne font   qu’accroître son vide intérieur et donc son désespoir (cf. Les Confessions de Saint Augustin). N’ayant aucun autre but que de profiter de la vie terrestre au maximum, l’homme d’aujourd’hui n’a pas l’Espérance.
     C’est notre devoir, à nous chrétiens et chrétiennes, d’apporter cette Espérance au monde par une culture et une communication qui mènent vers Dieu. N’hésitons pas à défendre nos valeurs, notre idéal, à promouvoir la beauté et la vérité, pour permettre au Christ d’étendre Son Règne sur Terre.


 

     « (…) le défi de tous les baptisés est de témoigner de leur foi avec intelligence et courage, de manière à porter le salut et l’espérance à travers les cultures de notre temps. »
Jean Paul II,  L’Evangile doit féconder toutes les cultures, 15 janvier 1988

« L’annonce de l’Evangile du Christ nous presse de constituer des communautés de foi vivantes, profondément insérées dans les diverses cultures et porteuses d’espérance, pour promouvoir une culture de la vérité et de l’amour dans laquelle chaque personne puisse répondre pleinement à sa vocation d’enfant de Dieu dans la plénitude du Christ » (Éph. 4, 13).

« Aux cultures, la foi au Christ donne une dimension nouvelle, celle de l’espérance du Règne de Dieu. Les chrétiens ont vocation d’inscrire au cœur des cultures cette espérance d’une terre nouvelle et de cieux nouveaux… Bien loin de les menacer ou de les appauvrir, l’Evangile leur apporte un surcroît de joie et de beauté, de liberté et de sens, de vérité et de bonté ».
POUR UNE PASTORALE DE LA CULTURE, Cité du Vatican, 23 mai 1999, en la solennité de la Pentecôte. Paul Cardinal Poupard

Quelle communication et quelle culture voulons-nous défendre ? (7)

Jeudi 24 avril 2008

Leurs contraires : le mensonge et le blasphème.

- L’histoire officielle qui dessert une idéologie et ment sur les faits au besoin.

- La culture féministe qui nie la réalité de ce qu’est la femme et ment sur les conséquences de l’avortement.

- La culture anti chrétienne qui s’attaque à l’Eglise, au Pape, à la foi chrétienne. (ex : Le Da Vinci code, de Dan Brown)

- La propagande qui utilise le mensonge pour convaincre et rallier à une cause ou à une idéologie. Du coup, la société se conforme à un moule moralement et politiquement correct, et ne réfléchit plus.

- Les médias qui diffusent des informations fausses ou qui passent sous silence certaines choses gênantes.

 « Le corollaire de cette évolution, c’est la généralisation du relativisme. Puisque tout choix est personnel, toute vérité est relative. Ce subjectivisme est non seulement considéré comme la marque de l’ouverture d’esprit, mais il est élevé au rang de nécessité morale. Penser qu’il existe une vérité objective, de nos jours, est stigmatisé comme un réflexe rétrograde et dangereux. Le bien et le mal n’existent plus en soi : toutes les valeurs, fluctuantes, sont soumises au libre arbitre de l’individu.» Jean Sevilla, Moralement correct, p. 17, Perrin, 2007 

Quelle communication et quelle culture voulons-nous défendre ? (6)

Mardi 22 avril 2008

 L’usage des Moyens de communication sociale.

Ce que dit le catéchisme de l’Eglise Catholique.

2493 Au sein de la société moderne, les moyens de communication sociale ont un rôle majeur dans l’information, la promotion culturelle et la formation. Ce rôle grandit, en raison des progrès techniques, de l’ampleur et de la diversité des nouvelles transmises, de l’influence exercée sur l’opinion publique.

2494 L’information médiatique est au service du bien commun (cf. IM 11). La société a droit à une information fondée sur la vérité, la liberté, la justice, et la solidarité :
Le bon exercice de ce droit requiert que la communication soit, quant à l’objet, toujours véridique et – dans le respect des exigences de la justice et de la charité – complète ; qu’elle soit, quant au mode, honnête et convenable, c’est-à-dire que dans l’acquisition et la diffusion des nouvelles, elle observe absolument les lois morales, les droits et la dignité de l’homme (IM 5).

2495  » Il est nécessaire que tous les membres de la société remplissent dans ce domaine aussi leurs devoirs de justice et de vérité. Ils emploieront les moyens de communication sociale pour concourir à la formation et à la diffusion de saines opinions publiques  » (IM 8). La solidarité apparaît comme une conséquence d’une communication vraie et juste, et de la libre circulation des idées, qui favorisent la connaissance et le respect d’autrui.

2496 Les moyens de communication sociale (en particulier les mass média) peuvent engendrer une certaine passivité chez les usagers, faisant de ces derniers des consommateurs peu vigilants de messages ou de spectacles. Les usagers s’imposeront modération et discipline vis-à-vis des mass média. Ils voudront se former une conscience éclairée et droite afin de résister plus facilement aux influences moins honnêtes.

2497 Au titre même de leur profession dans la presse, ses responsables ont l’obligation, dans la diffusion de l’information, de servir la vérité et de ne pas offenser la charité. Ils s’efforceront de respecter, avec un égal souci, la nature des faits et les limites du jugement critique à l’égard des personnes. Ils doivent éviter de céder à la diffamation.

2498  » Des devoirs particuliers reviennent aux autorités civiles en raison du bien commun. Les pouvoirs publics ont à défendre et à protéger la vraie et juste liberté de l’information  » (IM 12). En promulguant des lois et en veillant à leur application, les pouvoirs publics s’assureront que le mauvais usage des média ne vienne  » causer de graves préjudices aux mœurs publiques et aux progrès de la société  » (IM 12). Ils sanctionneront la violation des droits de chacun à la réputation et au secret de la vie privée. Ils donneront à temps et honnêtement les informations qui concernent le bien général ou répondent aux inquiétudes fondées de la population. Rien ne peut justifier le recours aux fausses informations pour manipuler l’opinion publique par les média. Ces interventions ne porteront pas atteinte à la liberté des individus et des groupes.

2499 La morale dénonce la plaie des états totalitaires qui falsifient systématiquement la vérité, exercent par les médias une domination politique de l’opinion,  » manipulent  » les accusés et les témoins de procès publics et imaginent assurer leur tyrannie en jugulant et en réprimant tout ce qu’ils considèrent comme  » délits d’opinion « .

« Dire la vérité sans amour, c’est du matraquage, et l’amour sans vérité, de la bonasserie ! » Georges Druguet
Pour ce qui est de la communication, il ya une façon de dire la vérité. Il est nécessaire de s’adapter à son interlocuteur. (Cf. livre du père Denis Sonet, Communiquer en couple et en famille)

Quelle communication et quelle culture voulons-nous défendre ? (5)

Lundi 21 avril 2008

III- Le Vrai – la Vérité.   

 

C’est une exigence qui doit toujours être recherchée. Elle se définit par sa permanence et son universalité et en cela ne doit nullement se confondre avec la relativité et l’inconstance des opinions humaines. Ce qui est vrai aujourd’hui  le sera demain et l’est pour tous – ou ce n’est pas, à proprement parler, une vérité.

La vérité est la correspondance ou l’adéquation entre l’intelligence et la réalité. On reconnaît la vérité à l’évidence des idées vraies et à la démonstration.
Cf. Dictionnaire de la philosophie

La vérité est le but de toute existence. Dieu est la vérité (« Je suis le chemin, la vérité, la vie » dit le Christ), donc notre vie doit être orientée vers Lui. La culture doit également avoir pour but la transmission de la vérité. « La vérité vous rendra libres » dit Saint Paul

La famille  et l’école ont une place primordiale dans la transmission de la culture par l’éducation.
« (…) La famille n’en demeure pas moins le lieu privilégié de formation de la personne et de la société. L’expérience le montre: l’ensemble des civilisations et la cohésion des peuples dépendent, par dessus tout, de la qualité humaine des familles, notamment de la présence complémentaire des deux parents, avec les rôles respectifs du père et de la mère dans l’éducation des enfants. (…) former une communauté de vie et d’amour qui unit les époux en les associant au Créateur constitue le meilleur apport culturel que les familles chrétiennes puissent donner à la société ».
 POUR UNE PASTORALE DE LA CULTURE, 23 mai 1999, Paul Cardinal Poupard

Il faut s’attacher à discerner ce qui est vrai ou faux dans tout ce qu’on  apprend, lit ou entend autour de soi. Ne pas croire les premières informations venues, mais vérifier les sources. Nous devons avoir le souci de rétablir la vérité lorsqu’on entend des erreurs (dans les faits d’actualité, en histoire, en sciences, en politique, dans le domaine de la foi, etc.) Nous devons apprendre à former notre jugement et acquérir une culture solide dans tous les domaines.

Quelle communication et quelle culture voulons-nous défendre ? (4)

Jeudi 10 avril 2008

II- Le Bien – Le Chemin.     

« La civilisation de l’Amour »

Définition du bien :

Ce qui est conforme à sa nature, ce qu’on doit faire, ce qui est moral.
Pour Platon, c’est un idéal dont le monde doit chercher à se rapprocher.
Pour Aristote, c’est le développement de la nature propre de chaque être.
Pour Kant, c’est l’obéissance à la loi divine.
Le bien, c’est le bonheur ; tous le désirent mais ne sont pas d’accord sur ce qu’il est. Se prononcer sur ce qui est bien, c’est poser un principe d’existence et de sens qui relève d’une morale. Le bien est ce qui est utile à la réalisation d’une fin supérieure.


Il nécessite qu’on garde à l’esprit l’origine et la finalité de chaque chose.
Cette fin supérieure est la libre réponse de l’Homme à l’Amour de Dieu. La culture et l’art doivent donc être porteurs de valeurs chrétiennes, qui élèvent l’âme vers Dieu à travers le beau.

Le catéchisme de l’Eglise catholique définit le bien pour l’Homme de la façon suivante :
« Dotée d’une âme spirituelle et immortelle, d’intelligence et de volonté libre, la personne humaine est appelée, en son âme et en son corps, à la béatitude éternelle. »

Nous sommes tous appelés à la sainteté et au bonheur sans fin qui est de voir Dieu, c’est cela la fin ultime de notre conduite.  Pour cela Dieu a mis en l’Homme un désir que Lui seul peut combler. Et pour répondre à son amour, nous avons pour vocation de rechercher le Royaume de Dieu en éclairant et en gérant les réalités temporelles selon Dieu. Le Christ a montré la Route que nous devons suivre à travers les Béatitudes.
(cf. Claire de Castelbajac, Vivre Dieu dans la joie,  p135 : le manque de Dieu dans une vie crée un vide immense. Avec lui notre vocation au bonheur commence sur terre.)

Le Chemin.

Chacun a besoin d’un chemin : d’une route, d’une ligne directrice qui guide sa vie c’est-à-dire un idéal, des valeurs qui doivent  nous aider à répondre à notre vocation à la sainteté. Par exemple : l’Evangile et les textes qui en permettent l’application concrète : la loi scoute, la doctrine sociale de l’Eglise,…
« La vie sans religion est une vie sans principe et une vie sans principe est comme un bateau sans gouvernail » Gandhi

« (…) Jésus-Christ, notre Sauveur, offre sa lumière et son espérance à tous ceux et celles qui cultivent les sciences, les arts, les lettres et les innombrables domaines développés par la culture moderne. Tous les fils et les filles de l’Eglise doivent donc prendre conscience de leur mission et découvrir comment la force de l’Evangile peut pénétrer et régénérer les mentalités et les valeurs dominantes qui inspirent chacune des cultures ainsi que les opinions et les attitudes qui en découlent. Chacun dans l’Eglise, par la prière et la réflexion, pourra apporter la lumière de l’Evangile et le rayonnement de son idéal éthique et spirituel. Ainsi, par ce patient travail de gestation, humble et caché, les fruits de la Rédemption pénétreront peu à peu les cultures et leur donneront de s’ouvrir en plénitude aux richesses de la grâce du Christ ».
Jean Paul II, Evangéliser les cultures et inculturer l’Evangile, 13 janvier 1989

 » Pour nous, chrétiens, l’homme que nous voulons aider à croître au cœur de toutes les cultures est une personne d’une dignité incomparable, image et ressemblance de Dieu, de ce Dieu qui a pris visage d’homme en Jésus-Christ.   (…) l’Eglise [nous] apporte la sève toujours neuve de l’Evangile, créateur de culture, source d’humanité en même temps que promesse d’éternité. Son secret est l’Amour. C’est le besoin primordial de toute culture humaine. Et le nom de cet Amour est Jésus, Fils de Marie. Chers amis, portez-le, comme elle, avec confiance, sur tous les chemins des hommes, au cœur des cultures nouvelles que nous avons à construire en hommes, avec les hommes. Soyez-en convaincus: la force de l’Evangile est capable de transformer les cultures de notre temps par son ferment de justice et de charité, dans la vérité et la solidarité. Cette foi qui devient culture est source d’espérance  » . Jean Paul II, Nouveaux horizons pour la culture mondiale, 12 janvier 1990

De plus, nous avons besoin de racines. Notre culture est un patrimoine vivant ancré dans un ensemble de traditions, propres à chaque peuple. Pour transmettre une culture, il faut la connaître, l’apprécier et la faire vivre.

Leurs contraires : le mal et le vide.

- La culture rationaliste : Avec la culture des Lumières, la liberté est devenue la valeur fondamentale avec les droits de l’Homme. Il se développe une culture qui exclut Dieu de la conscience publique. Ainsi, la conscience morale disparaît car on soutient que seul est rationnel ce qu’on peut prouver par expériences. Rien en soi n’est bon ou mauvais, tout dépend des conséquences qu’une action laisse prévoir. La catégorie du bien disparaît.   (Cf. Joseph Ratzinger, L’Europe de Benoit dans la crise des cultures).

Le relativisme ambiant: toute morale se vaut et chacun fait comme bon lui semble tant que cela respecte les droits de l’homme. On accepte tous les comportements au nom de la liberté. Les gens refusent toute morale, toute valeur et pour beaucoup n’ont pas d’idéal ni de religion. La vie est axée sur la réussite matérielle ; la carrière et l’ascension sociale, la richesse, le confort et le plaisir, sans aucun but  spirituel.

La culture mondialisée : le monde entier mange la même chose, s’habille de la même façon, regarde les mêmes films, achète les mêmes marques, … c’est une façon d’abandonner les traditions et les particularités de chaque pays pour imposer une culture unique, basée sur la consommation. On coupe les choses de leur origine et de leur finalité ce qui revient à les réduire à néant !

- L’art conceptuel : perversion de l’art, non-sens, volonté de choquer ou de frapper les esprits. Art porteur de messages subversifs, ou sujet à la libre interprétation laissant cours aux explications les plus délirantes. Absence du beau.

« Les jeunes en quête d’idéal aspirent à donner un sens qui vaille à l’aventure humaine. Ni la drogue ni la violence, ni la permissivité ni le nihilisme ne peuvent emplir le vide de l’existence. Les intelligences et les cœurs sont en quête de lumière qui éclaire et d’amour qui réchauffe. Notre époque nous révèle en creux la faim spirituelle et l’immense espoir des consciences. (…) ». Jean Paul II, Un temps nouveau de la culture humaine, 13 janvier 1986

Quelle culture et quelle comunication voulons nous défendre ? (3)

Mardi 8 avril 2008

Ce qu’en dit le catéchisme de l’Eglise catholique.

Vérité, beauté et art sacré.

La vérité est belle par elle-même.
2501  » Créé à l’image de Dieu  » (Gn 1, 26), l’homme exprime aussi la vérité de son rapport à Dieu Créateur par la beauté de ses œuvres artistiques. L’art, en effet, est une forme d’expression proprement humaine ; au de-là de la recherche des nécessités vitales commune à toutes les créatures vivantes, il est une surabondance gratuite de la richesse intérieure de l’être humain. Surgissant d’un talent donné par le Créateur et de l’effort de l’homme lui-même, l’art est une forme de sagesse pratique, unissant connaissance et savoir-faire (Sg 7, 18) pour donner forme à la vérité d’une réalité dans le langage accessible à la vue ou à l’ouïe.
L’art comporte ainsi une certaine similitude avec l’activité de Dieu dans le créé, dans la mesure où il s’inspire de la vérité et de l’amour des êtres. Pas plus qu’aucune autre activité humaine, l’art n’a en lui-même sa fin absolue, mais il est ordonné et anobli par la fin ultime de l’homme (cf. Pie XII, discours 25 décembre 1955 et discours 3 septembre 1950).

2502 L’art sacré est vrai et beau, quand il correspond par sa forme à sa vocation propre : évoquer et glorifier, dans la Foi et l’adoration, le Mystère transcendant de Dieu, Beauté Suréminente Invisible de Vérité et d’Amour, apparue dans le Christ,  » Resplendissement de Sa gloire, Effigie de Sa Substance  » (He 1, 3), en Qui  » habite corporellement toute la Plénitude de la Divinité  » (Col 2, 9), beauté spirituelle réfractée dans la très Sainte Vierge Mère de Dieu, les Anges et les Saints. L’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint et Sanctificateur.

L’avortement.

2270 La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l’être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie (cf. CDF, instr.  » Donum vitæ  » 1, 1).
« Avant d’être façonné dans le ventre maternel, je te connaissais. Avant ta sortie du sein, je t’ai consacré » (Jr 1, 5 ; cf. Jb 10, 8-12 ; Ps 22, 10-11).
« Mes os n’étaient point cachés devant toi quand je fus fait dans le secret, brodé dans les profondeurs de la terre » (Ps 139, 15).

2271 Depuis le premier siècle, l’Église a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n’a pas changé. Il demeure invariable. L’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale :
« Tu ne tueras pas l’embryon par l’avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né » (Didaché 2, 2 ; cf. Barnabé, ep. 19, 5 ; Epître à Diognète 5, 5 ; Tertullien, apol. 9).
Dieu, maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l’homme doit s’en acquitter d’une manière digne de lui. La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables (GS 51, § 3).

2272 La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L’Église sanctionne d’une peine canonique d’excommunication ce délit contre la vie humaine.  » Qui procure un avortement, si l’effet s’en suit, encourt l’excommunication latæ sententiæ  » (⇒ CIC, can. 1398)  » par le fait même de la commission du délit  » (⇒ CIC, can. 1314) et aux conditions prévues par le Droit (cf. ⇒ CIC, can. 1323-1324). L’Église n’entend pas ainsi restreindre le champ de la miséricorde. Elle manifeste la gravité du crime commis, le dommage irréparable causé à l’innocent mis à mort, à ses parents et à toute la société.

2273 Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain innocent constitue un élément constitutif de la société civile et de sa législation :
 » Les droits inaliénables de la personne devront être reconnus et respectés par la société civile et l’autorité politique. Les droits de l’homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l’état ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l’acte créateur dont elle tire son origine. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort  » (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 3).
 » Dans le moment où une loi positive prive une catégorie d’êtres humains de la protection que la législation civile doit leur accorder, l’Etat en vient à nier l’égalité de tous devant la loi. Quand l’Etat ne met pas sa force au service des droits de tous les citoyens, et en particulier des plus faibles, les fondements même d’un état de droit se trouvent menacés… Comme conséquence du respect et de la protection qui doivent être assurés à l’enfant dès le moment de sa conception, la loi devra prévoir des sanctions pénales appropriées pour toute violation délibérée de ses droits  » (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 3)

2274 Puisqu’il doit être traité comme une personne, dès la conception, l’embryon devra être défendu dans son intégrité, soigné et guéri, dans la mesure du possible comme tout autre être humain.
Le diagnostic prénatal est moralement licite,  » s’il respecte la vie et l’intégrité de l’embryon et du fœtus humain, et s’il est orienté à sa sauvegarde ou à sa guérison individuelle … Il est gravement en opposition avec la loi morale, quand il prévoit, en fonction des résultats, l’éventualité de provoquer un avortement. Un diagnostic ne doit pas être l’équivalent d’une sentence de mort  » (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 1, 2).

2275  » On doit considérer comme licite les interventions sur l’embryon humain, à condition qu’elles respectent la vie et l’intégrité de l’embryon et qu’elles ne comportent pas pour lui de risques disproportionnés, mais qu’elles visent à sa guérison, à l’amélioration de ses conditions de santé, ou à sa survie individuelle  » (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 1, 3).
 » Il est immoral de produire des embryons humains destinés à être exploités comme un matériau biologique disponible (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 1, 5).
 » Certaines tentatives d’intervention sur le patrimoine chromosomique ou génétique ne sont pas thérapeutiques, mais tendent à la production d’êtres humains sélectionnés selon le sexe ou d’autres qualités préétablies. Ces manipulations sont contraires à la dignité personnelle de l’être humain, à son intégrité et à son identité  » unique, non réitérable (CDF, instr.  » Donum vitæ  » 1, 6).

L’euthanasie.

2276 Ceux dont la vie est diminuée où affaiblie réclament un respect spécial. Les personnes malades ou handicapées doivent être soutenues pour mener une vie aussi normale que possible.

2277 Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable.
Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure.

2278 La cessation de procédures médicales onéreuses, périlleuses, extraordinaires ou disproportionnées avec les résultats attendus peut être légitime. C’est le refus de  » l’acharnement thérapeutique « . On ne veut pas ainsi donner la mort ; on accepte de ne pas pouvoir l’empêcher. Les décisions doivent être prises par le patient s’il en a la compétence et la capacité, ou sinon par les ayant droit légaux, en respectant toujours la volonté raisonnable et les intérêts légitimes du patient.

2279 Même si la mort est considérée comme imminente, les soins ordinairement dus à une personne malade ne peuvent être légitimement interrompus. L’usage des analgésiques pour alléger les souffrances du moribond, même au risque d’abréger ses jours, peut être moralement conforme à la dignité humaine si la mort n’est pas voulue, ni comme fin ni comme moyen, mais seulement prévue et tolérée comme inévitable. Les soins palliatifs constituent une forme privilégiée de la charité désintéressée. A ce titre ils doivent être encouragés.

 

Le suicide.

2280 Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est Lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas.

2281 Le suicide contredit l’inclination naturelle de l’être humain à conserver et à perpétuer sa vie. Il est gravement contraire au juste amour de soi. Il offense également l’amour du prochain, parce qu’il brise injustement les liens de solidarité avec les sociétés familiale, nationale et humaine à l’égard desquelles nous demeurons obligés. Le suicide est contraire à l’amour du Dieu vivant.

2282 S’il est commis dans l’intention de servir d’exemple, notamment pour les jeunes, le suicide prend encore la gravité d’un scandale. La coopération volontaire au suicide est contraire à la loi morale.
Des troubles psychiques graves, l’angoisse ou la crainte grave de l’épreuve, de la souffrance ou de la torture peuvent diminuer la responsabilité du suicidaire.

2283 On ne doit pas désespérer du salut éternel des personnes qui se sont donné la mort. Dieu peut leur ménager par les voies que lui seul connaît, l’occasion d’une salutaire repentance. L’Église prie pour les personnes qui ont attenté à leur vie.

Quelle culture et quelle communication voulons nous défendre ? (2)

Dimanche 6 avril 2008

 

I- Le Beau, La Vie.

Définition du beau :

Ce qui provoque le sentiment esthétique (subjectif), ce qui correspond à la perfection en son genre et obéit à certaines formes d’équilibre ou d’harmonie. Dès l’Antiquité on a cherché à formuler des règles et des idéaux dans le domaine des beaux arts.
Pour Kant, le beau est « ce qui plaît universellement sans concept ». Le jugement esthétique a un fondement subjectif. « Le beau est le symbole du bien moral »
Pour Hegel « le beau est la manifestation sensible du vrai ».
Le beau artistique est issu de l’activité de l’esprit humain et les différentes formes d’art expriment différents moments de la conscience universelle. Le beau naturel est la Création, faite par Dieu. Elle est belle car faite pour l’Homme que Dieu aime. Ainsi l’Homme est le jardinier de la Terre ; il a le devoir de la respecter et de la continuer en rendant gloire à Dieu.
La beauté et le sacré sont liés dès les origines. Toutes les civilisations donnent ce qu’elles ont de plus beau et de plus précieux pour leur Dieu (la liturgie, l’art sacré, …).


On peut définir le beau par trois exigences :
- l’harmonie : rien de trop
- la perfection : il ne manque rien
- l’éclat : ce qui brille, ce qu’on remarque
De plus, ce qui fait le beau, c’est sa finalité, c’est l’idéal vers lequel on doit tendre, c’est le point de départ d’un cheminement vers Dieu.

« Le beau est la splendeur du vrai » Platon
« Ne perdons pas l’occasion de voir quelque chose de beau, car la beauté, c’est la signature de Dieu. » Charles Kingsley
« Le beau sauvera le monde » Dostoïevski

« Et il est certain que l’attrait du beau, de l’esthétique, conduira nos contemporains à l’éthique, c’est-à-dire à mener une vie belle et digne. (…) » Jean-Paul II, Le Christ renouvelle toutes les Cultures, 19 novembre 1999

« (…) Dans une culture marquée par le primat de l’avoir, l’obsession de la satisfaction immédiate, l’appât du gain, la recherche du profit, il est frappant de constater non seulement la permanence, mais le développement d’un intérêt pour le beau. Les formes que revêt cet intérêt paraissent traduire l’aspiration qui demeure, voire se renforce, à un « autre chose » qui enchante l’existence et, peut-être même, l’ouvre et la porte au-delà d’elle-même. L’Eglise en a eu l’intuition dès l’origine et des siècles d’art chrétien en donnent l’illustration magnifique: l’œuvre d’art authentique est potentiellement une porte d’entrée pour l’expérience religieuse. Reconnaître l’importance de l’art pour inculturer l’Évangile, c’est reconnaître que le génie et la sensibilité de l’homme sont connaturels à la vérité et à la beauté du mystère divin. L’Eglise manifeste un profond respect pour tous les artistes, sans faire acception de leurs convictions religieuses, car l’œuvre artistique porte en elle comme une empreinte de l’invisible, même si, comme toute autre activité humaine, l’art n’a pas en lui-même sa fin absolue: il est ordonné à la personne humaine.» Pour une pastortale de la culture, Cité du Vatican, 23 mai 1999, Paul Cardinal Poupard.

Définition de la Vie :

Entité ou principe supposé animer l’ensemble des organismes vivants. Tout être humain a une âme dès sa conception, il a été créé à l’image de Dieu et ne peut pas être réduit à une chose sur laquelle on a droit de vie et de mort. L’Homme ne peut pas prétendre tout maitriser ; la vie, la mort, l’état de santé ; il doit s’en remettre à la volonté de Dieu. C’est Dieu qui donne la vie, elle est sacrée et belle et doit être défendue de son apparition à son terme naturel.
« Je demanderai compte du sang de chacun de vous … Qui verse le sang de l’homme, par l’homme aura son sang versé. Car à l’image de Dieu l’homme a été fait » (Gn 9, 5-6).
 » Tu ne tueras pas l’innocent ni le juste  » (Ex 23, 7).
Comme le dit Jean Harang : « la vie est le plus beau cadeau de Dieu ; notre vie terrestre n’est que la première seconde d’un jour sans fin ».

 Leurs contraires : la laideur et la mort, associées à la destruction:

- la culture de mort : avortement, euthanasie, suicide
- L’eugénisme qui réclame des gens parfaits et refuse les malades, les handicapés, les pauvres et les plus faibles.
- la culture gothique : culte de la mort, de la laideur, de la violence, parfois satanisme (cf. Culture Jeune et Esotérisme du P. Domergue)
- la fascination et la curiosité malsaine pour les spectacles morbides ou violents qui crée des attroupements autour des accidents de la route, des blessés, etc.
- les films, les magazines, les livres, les médias, … qui font l’éloge de la violence ou de la pornographie, ôtant tous repères moraux.

Quelle culture et quelle communication voulons-nous défendre ?

Samedi 5 avril 2008

Voici, avec un peu de retard, les réflexions de notre feu sur la culture et la communication.

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- Définition de la culture : 

Ensemble des structures sociales et des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent un groupe, une  société par rapport à une autre. 

Ensemble de convictions partagées, de manières de penser et d’agir qui orientent plus ou moins consciemment le comportement d’un individu ou d’un groupe. Le mot culture vient du latin colere qui signifie « mettre en valeur » ; cela concerne aussi bien un champ que l’esprit. La culture implique la transmission par l’éducation, la formation personnelle et les moyens de communication.  

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Extraits du discours annuel de Jean Paul II au conseil pontifical pour la culture :

« (…) l’Evangile est lui-même ferment de culture dans la mesure où il rejoint l’homme dans ses façons de penser, de se comporter, de travailler, de se récréer, c’est-à-dire dans sa spécificité culturelle. D’autre part, notre foi nous donne une confiance dans l’homme – dans l’homme créé à l’image de Dieu et racheté par le Christ – que nous désirons défendre et aimer pour lui-même, conscients qu’il n’est homme que par sa culture, c’est-à-dire par sa liberté de croître intégralement et avec toutes ses capacités spécifiques. (…) » L’Eglise et la culture, 18 janvier 1983 

« (…) L’Église ne craint pas la légitime diversité, qui fait apparaître les riches trésors de l’âme humaine. Au contraire, elle s’appuie sur cette diversité pour inculturer le message évangélique. » Le Christ renouvelle toutes les Cultures, 19 novembre 1999.

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Définition de la communication : 

Du latin communicatio de communicare « être en relation avec » ou « mettre en commun ». A u sens strict, il s’agit de transmettre et d’échanger des messages et des signes.  Il s’agit, de l’ensemble des moyens et des procédés techniques permettant les échanges d’informations et le dialogue. 

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Communiquer c’est : 

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- Transmettre. 

- Donner connaissance, faire partager à quelqu’un. 

- être en relation, en rapport, en correspondance avec quelqu’un.

- Faire connaître au public par l’intermédiaire des médias. 

..La communication sociale comprend 3 formes, elle peut être : 

1-      Interpersonnelle : les individus dans leurs relations singulières et spontanées : principe de gratuité. Conditions : sympathie, ou tout au moins, le besoin de communiquer 

2-      Médiatisée : répond à une fonction sociale bien précise et à des impératifs notamment économiques, extrêmement contraignants. 

3-      Institutionnalisée : met en jeu l’ensemble des organisations sociales, la culture et la vie politique d’une société. 

La communication implique le désir de dialoguer, l’effort pour argumenter, donc la reconnaissance de la raison de son interlocuteur.

« Tout être capable de communication linguistique doit être reconnu comme une personne. » 

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