Archive de la catégorie ‘Année 2008 / 2009’

1 – qu’est ce que la direction spirituelle ?

Mercredi 12 novembre 2008

1 – qu’est ce que la direction spirituelle ?

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un peu d’histoire :
s’appuie sur pédagogie divine ; Dieu se sert de médiations humaines (logique de l’Incarnation, des sacrements, de l’Eglise …)
en particulier Moïse, les prophètes, Jean-Baptiste
exemple du Christ avec les apôtres
Ex de saint  Paul : Jésus ne lui révèle pas lui-même ses desseins, mais l’envoie à Ananie pour apprendre ce qu’il doit faire.
Mais la DS s’institutionnalise surtout avec les Pères du désert (direction individuelle ou collective) :
cf apophtegmes (sentences des Pères du désert)
Se développe d’abord dans les monastères et ordres religieux
puis par les ordres mendiants se répand auprès du peuple
grand développement à partir du XVIème (école carmélitaine : Ste Thérèse d’Avila et St Jean de la Croix, jésuites, St François de Sales …)

vocabulaire :
« direction spirituelle », « direction de conscience », « père spirituel », « accompagnement spirituel », « conseiller spirituel »…
expressions interchangeables (cf Ste Thérèse d’Avila : directeur, père, parfois confesseur)
« accompagnateur »  trop vague. Idem pour « conseiller »
car déresponsabilise DS
« direction spirituelle » = expression consacrée par la tradition
diriger = orienter, mettre en mouvement, stimuler, canaliser
=> exercer une influence particulière pour permettre à l’âme de se mettre en mouvement vers Dieu
=/= se substituer ou infantiliser (// pour une mère qui porterait son enfant au lieu de lui apprendre à marcher)
St Jean de la Croix : « libérer l’âme » (très souvent)
Aucun DS ne doit être contre la liberté du dirigé
Si obéissance au DS parce que choix de lui obéir (nous en reparlerons)

Direction // éducation : tend à autonomie, liberté
Ne pas encourager la passivité du dirigé
C’est tjs à chacun de nous qu’il revient de prendre la responsabilité de nos actes.
(exception avec les scrupuleux : la méthode autoritaire est la seule efficace)

DS n’est pas un intermédiaire entre l’âme et Dieu (ne pas faire écran)
N’interfère pas ms authentifie relation
Rôle principal surtout d’observateur (regarder et contrôler)
Modèle St JB
Tourner regard du dirigé vers Jésus, mettre âme dans loi de Dieu et de l’Eglise
Direction se fait + par sollicitations que par commandements
Cf exemple de SFS :
« Celui qui, à vive force, ouvrirait la bouche à un ami, lui fourrerait la viande dans le gosier, et la lui ferait avaler, il ne lui donnerait pas un festin de courtoisie, mais le traiterait en bête, et comme un chapon qu’on veut engraisser. Cette espèce de bienfait veut être offert par semonces, remontrances et sollicitations, et non violemment et forcément exercé. C’est pourquoi il se fait par manière de désir, et non de vouloir absolu » TAD, VIII, 3,5
Maître-mot de SFS : « Tout par amour, rien par force »

Apprendre à écouter les inspirations divines
Et à y répondre
Suggérer la pratique des vertus, conforme à situation actuelle
« Donne la bonne page d’évangile au bon moment » (P. de LONGCHAMP)

3 buts :
1- éclairer l’esprit (/ choix d’un état de vie, décisions importantes, oraison, pénitences …)
2- soutenir la volonté
3- consoler dans les peines, rassurer dans les épreuves

rappeler tjs vocation à sainteté, appel à perfection.

Rapport DS –confession :
DS =/= confession (même si confession y aide)
Objet de confession : péché
Objet de DS : ORAISON, difficultés de vie spi, progrès, reculs, craintes, tentations, consolations/désolations, désirs, projets, résolutions…


 

La direction spirituelle

Mardi 11 novembre 2008

La place de l’aumônerie au feu
dans le cadre de la progression spirituelle et personnelle de la Guide-Aînée.

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Le Scoutisme est une méthode d’éducation chrétienne et civique des jeunes par le respect de la Loi Scoute, l’emploi du Système des Patrouilles, et la pratique du jeu et de la vie dans la nature. Cette méthode se considère, aux côtés de l’école, comme complémentaire de la famille, responsable de l’enfant au premier chef. Elle est cependant complète, en ce sens qu’elle veut éduquer l’homme entier, corps, esprit et âme et qu’elle attache une importance essentielle, non seulement à la formation personnelle, mais à la formation de l’homme social et du futur citoyen. Elle est enfin active, car elle incite le jeune à prendre en charge sa propre éducation dans un cadre approprié à ses besoins et à ses forces.
Le Scoutisme croit au destin personnel et surnaturel de chaque homme et à sa vocation communautaire. Il refuse en conséquence toute conception philosophique ou sociale qui sacrifie la personne à la société. D’inspiration chrétienne, il a été fortement marqué par les fondateurs français catholiques d’une spiritualité rayonnante qui apparaît dès le premier principe : « Le Scout est fier de sa Foi et lui soumet toute sa vie. »
(…)
Les principes et méthodes du Scoutisme tendent vers cinq buts, définis par les fondateurs : Santé, Caractère, Service, Habileté technique, Sens de Dieu. Si les quatre premiers visent à former un homme physiquement robuste, au caractère bien trempé, voué au service des autres et techniquement capable, le dernier, la recherche du Dieu vivant, est le but suprême de la formation scoute.

In : Bases fondamentales du scoutisme

Depuis les louvettes jusqu’aux GA, progression vers autonomie (but de l’éducation)
Mais besoin de autres : meute, patrouille, feu.
Part personnelle augmente
Vrai pour les techniques, vrai pour vie spirituelle.
Foi reçue des parents et éducateurs doit devenir libre réponse à l’appel de Dieu.
Passage de l’adolescence à vie adulte.
Age des abandons ou de l’envol spirituel.
Vérifier les connaissances (bases de la foi indispensables pour RELATION personnelle approfondie avec le Seigneur)
Mais pas seulement connaissance des trois piliers (credo, commandements, sacrements).
COMPRENDRE CE QUE DIEU OPERE EN NOUS.
= Premier but de la direction spirituelle
 
Ce topo portera sur:

1- qu’est ce que la direction spirituelle ?
2- nécessité de la direction spirituelle
3- comment choisir un directeur spirituel
4- qualités du dirigé

Quelques références faciles à trouver :

• L’accompagnement spirituel (Sœur Anne de Jésus) Petits Traités Spirituels – Pneumatèque
• Direction Spirituelle (Max Huot de Longchamp) Paroisse et Famille, Centre Saint Jean de la Croix
• « direction spirituelle » sur google
• Ste Thérèse d’Avila : Vie par elle-même (en particulier  ch. 13)
• St Jean de la Croix : Vive Flamme d’Amour (Livre III)
 

Epitre aux Romains [3]

Dimanche 9 novembre 2008

Chapitre 2

Méditons sur la capacité que nous avons à juger les autres et celle que nous avons à nous juger. Et le regard de Dieu sur nous et sur les autres ? Saint Paul nous indique avec précision et justesse la route à suivre pour un regard plus pur sur l’autre.

1 Ainsi, qui que tu sois, ô homme, toi qui juges, tu es inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque tu fais les mêmes choses, toi qui juges. Car nous savons que le jugement de Dieu est selon la vérité contre ceux qui commettent de telles choses. Et tu penses, ô homme, toi qui juges ceux qui les commettent, et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité? Et ne sais-tu pas que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence? Par ton endurcissement et ton coeur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres: la vie éternelle à ceux qui, par leur persévérance dans le bien, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité; mais la colère et l’indignation aux enfants de contention, indociles à la vérité, dociles à l’iniquité. Oui, tribulation et angoisse sur tout homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec; gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec. Car Dieu ne fait pas acception des personnes. Tous ceux qui ont péché sans loi périront aussi sans loi, et tous ceux qui ont péché avec une loi seront jugés par cette loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent une loi qui sont justes devant Dieu; mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand des païens, qui n’ont pas la loi, accomplissent naturellement ce que la Loi commande, n’ayant pas la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes; ils montrent que ce que la Loi ordonne est écrit dans leurs coeurs, leur conscience rendant en même temps témoignage par des pensées qui, de part et d’autre, les accusent ou les défendent. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. 

obsèques de Georges Verny: homélie Abbé Jouachim‏

Samedi 8 novembre 2008

 Voici l’homélie de l’Abbé Philippe Jouachim, aumônier des unités Europas scouts de Nantes, à l’occasion des obsèques de Georges VERNY, jeudi matin.

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Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Seigneur Jésus ,
Apprenez-nous à être généreux,
A Vous servir comme Vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons Votre sainte Volonté.

 

Ma chère Sophie

Mes chers enfants,

Bien chers parents et amis,

Chers membres de notre mouvement des Europascouts,

 

Il arrive parfois qu’une simple prière, même courte, parvienne à résumer toute une existence : et en méditant cette belle prière scoute, nous pouvons retrouver tout l’idéal que notre ami Georges Verny s’est efforcé d’atteindre ; nous pouvons retrouver finalement tout le sens de sa vie.  

En effet, puisque Georges Verny avait fait sa promesse, puisqu’il avait fait son départ routier, il savait que le vrai bonheur du chrétien se trouve dans le don de soi-même et dans l’acceptation de la volonté de Dieu. Cette volonté divine, bien souvent, ne correspond pas à la nôtre. Le Seigneur nous le rappelle en effet dans la Sainte Ecriture : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes voies ne sont pas vos voies ».

Et il est bien évident, mes frères, que le projet de Dieu concernant son serviteur, qui vient de nous quitter, est encore bien obscur pour chacun d’entre nous. Pourquoi un départ si rapide ? Pourquoi une si implacable maladie ? Pourquoi de telles souffrances ?

Ne cherchons pas, cependant, à comprendre ce que Dieu seul peut connaître dans sa sagesse infinie. Il nous faut en ce jour imiter Marthe, que nous venons d’entendre dans le très bel évangile de cette Messe, Marthe qui est dans la douleur et dans l’incompréhension après la mort de son frère, mais qui garde toujours sa ferme confiance dans le Seigneur et dans sa promesse : « Celui qui croit en moi, quand bien même il serait mort, vivra ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. ».

Ainsi donc, s’il est vrai que le rappel à Dieu de Georges Verny suscite bien évidemment une tristesse légitime, nous devons cependant garder un cœur paisible et plein d’abandon : si nous savions tout ce que Dieu sait, nous voudrions tout ce qu’il veut.

 

Notre cher défunt, d’ailleurs, nous a montré l’exemple, en s’abandonnant littéralement à la volonté divine, et en se laissant malmener et purifier durant sa maladie, de la même façon qu’un métal précieux se laisse travailler et purifier par l’artisan, lequel, peu à peu, l’amène à la perfection de tout son être.

Au cours des derniers mois, ceux qui on vu Georges malade ont pu constater à quel point il se rapprochait du Christ souffrant, de ce Christ qui nous a montré que les épreuves de cette vie ont toujours un sens, si on accepte de les offrir et de les unir à sa Passion rédemptrice.

Voilà pourquoi, en évoquant de l’uniforme scout qui lui était si cher, Georges Verny insistait sur l’importance toute particulière de la croix : « Lorsque tu portes l’insigne de la Croix, avait-il écrit, tu acceptes de souffrir avec le Christ. Les hommes du XXIème siècle cherchent un petit confort bien douillet qui pourra leur donner des petits bonheurs en ce monde et une assurance sur l’éternité. N’est-ce pas se moquer du Christ ? Dans ta vie, frère scout, la Croix du Christ aura sa place. »

Rien n’est plus vrai ; mais nous savons qu’un vrai chef ne se contente jamais d’énoncer de beaux discours : il sait mettre en application ses propres maximes dans sa vie personnelle, et les semaines que nous venons de vivre en sont une admirable illustration.

Notre grande consolation, en ce jour, est de savoir que Georges Verny a quitté cette terre comme il a vécu : en bon chrétien. Il est mort avec cet idéal du scout et du routier, avec ces valeurs qui ont forgé sa vie chrétienne, et qu’il a voulu transmettre non seulement à toute sa famille, qu’il a aimée et chérie, mais aussi au mouvement des Europascouts dont il a été le Président et le Chef de Groupe.

Et en considérant toutes les missions accomplies par notre ami dans son foyer, dans son entreprise ou dans nos unités, il nous faut repenser à la grande noblesse de l’autorité, lorsqu’elle est pratiquée par un chrétien : le vrai chef, c’est celui qui sait se faire obéir, parce que d’abord il a su se faire aimer.

Jusqu’à ses derniers moments, il a voulu se rendre digne de ses engagements, continuant même de proposer ses services du fond de son lit d’hôpital pour les futures activités de nos unités. C’est là qu’il faut nous rappeler que la devise du Routier, nous le savons, réside en un simple mot : servir. Et Georges Verny avait parfaitement compris toutes les implications et toutes les exigences de cette devise, allant jusqu’à l’oubli de lui-même, afin de se conformer le plus possible au Christ Serviteur.

Il était fier de sa foi, qu’il voulait agissante et missionnaire ; il était fier de son uniforme ; il était fier de cette pédagogie scoute fondée sur le don de soi, sur la simplicité de vie, sur une application concrète du décalogue à travers la Loi et les Principes, et finalement sur une pratique constante de la vertu de charité.

 

Chers jeunes, vous qui faites partie du mouvement Europascout, voilà sans aucun doute le plus bel héritage que vous laisse votre chef en ce jour : un héritage en dix articles, avec cette merveilleuse devise, « servir », qui en est comme la pierre angulaire. Vivez dans l’esprit de votre promesse, gardez tout ce que vous avez reçu, et sachez le transmettre généreusement aux autres ! Le scout, comme son nom l’indique, est l’éclaireur, celui qui marche en avant et qui illumine ceux qui sont dans la tristesse et les ténèbres… et nous savons que notre pauvre monde a plus que jamais besoin de la vraie lumière, une lumière qui ne vient pas de nous, mais que nous portons avec humilité.

Souvenez-vous toujours que la vie de votre chef a été une leçon de loyauté, de fidélité, et de générosité ; que sa maladie a été une leçon d’abnégation, de courage et de persévérance; que sa mort enfin, a été une leçon  d’abandon et de sérénité.

Quant à vous, Damien, Marie, Madeleine, Mathilde, Guillaume et Pierre, vous saurez, je le sais, vous rappeler que votre père était un homme juste devant les hommes et devant Dieu, et que les principes qu’il vous a transmis, constituent le secret du véritable bonheur.

Je me souviendrai encore longtemps de cette soirée passée chez vous, où tous, rassemblés autour de votre père, vous m’aviez chanté ce cantique que vous avez d’ailleurs choisi pour l’offertoire de cette Messe : « Grain de blé qui tombe en terre, si tu ne meurs pas, tu resteras solitaire, ne germeras pas. » Pouvions-nous alors imaginer à quel point ces paroles allaient prendre du sens jour après jour et nous aider à vivre toutes ces heures difficiles ? Le grain de blé est mort aujourd’hui, il va être porté en terre, mais désormais il va vivre d’une nouvelle vie, et porter, nous l’espérons tous, beaucoup de fruit.

Votre Père a cependant besoin de nos prières, de la prière de toute l’Eglise, et la belle liturgie des défunts dans cette forme extraordinaire du rite romain, à laquelle il était si attaché, nous montre bien par sa gravité et noble sérénité que notre tristesse d’ici-bas doit être apaisée par cette confiance absolue en un Dieu qui est toute bonté et toute miséricorde.

Le temps de la Toussaint, d’ailleurs, nous invite à avoir ce regard plein d’espérance, puisque les saints du paradis que nous avons fêtés, eux aussi, ont accompli un pèlerinage sur la terre ; un pèlerinage avec des embuches, des souffrances, des croix, des fragilités, des péchés même; mais un pèlerinage où, aidés par la grâce de Dieu et nourris de l’Hostie, ce vrai pain des Routiers, ils ont pu cheminer droitement vers la Maison du Père, en nous ouvrant la voie vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Prions donc, au cours de cette Messe, afin que notre cher Georges Verny soit accueilli dans ce camp de repos et de joie où le Christ a dressé sa tente et la nôtre pour l’éternité.

 

Prions pour toute sa famille, afin qu’elle continue de grandir toujours plus dans l’amour du Seigneur, et dans la fidélité à tout ce qu’elle a reçu. Que Notre-Dame des éclaireurs la soutienne dans l’épreuve, et qu’elle accompagne chacun de ses membres jusqu’au Royaume des Cieux où il n’y a ni malheur, ni souffrance, ni mort.

Prions enfin pour nous-mêmes, pour notre mouvement, pour tous ces jeunes qui ont soif de lumière, de vérité et de sainteté.

En somme, et ce sera le plus beau témoignage de reconnaissance à l’égard de notre ami qui vient de nous quitter, prenons la résolution de mettre en pratique, dès maintenant, ces conseils du Père Jacques Sevin :

« Le scout est fier de sa foi. Montre-la donc, arbore-la, étale-la. Ne reçois pas l’exemple, donne-le. Ne regarde pas si tu es suivi ; marche et l’on te suivra. Le scout est celui qui sait vouloir être le premier. »

En suivant ces conseils, nous seront toujours heureux ; nous serons toujours confiants ; nous serons toujours jeunes ; et nous serons toujours riches de toute la richesse de Dieu,

Amen.

Les relations garçons / filles – Route de Cléry 2008

Vendredi 7 novembre 2008

Je vous propose aujourd’hui un topo de Cécile de Pontcharra que nous avons pu entendre lors de la route de Cléry sur les relations garçons / filles.

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          Quelques unes parmi vous diront peut-être, la barbe, c’est toujours le même sujet, ça fait 20 fois qu’on nous parle des relations garçon-fille… Mais je vous invite à écouter avec une oreille neuve, émerveillée. Il y a peut-être des éléments qui ne vous diront rien ce soir, mais qui vous parleront plus tard, ou qui interpellent votre voisine, ou qui vous aideront à soutenir une amie…

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« Amour durable »
          Aux JMJ de Sydney, pendant la veillée, Benoît XVI reprendait des intuitions de St Augustin sur l’Esprit-Saint, comme lien d’unité au sein de la Trinité : unité, c’est-à-dire communion, amour durable et don. Et il nous invitait ainsi : « Eclairés par les intuitions de St Augustin, faites en sorte que l’amour unificateur soit votre mesure, que l’amour durable soit votre défi, que l’amour qui se donne soit votre mission. » (Benoît XVI le 19/07/08 à la veillée à Randwick Racecource). A l’heure où on nous parle de développement durable, paradoxalement, pourquoi autour de nous, tant de couples se séparent, ou reculent devant l’engagement ? Les motifs sont nombreux. Mais comment construire un amour durable ? Chères GA, cela commence dès maintenant.
           Nous aspirons toutes à nous donner totalement, à aimer quelqu’un pour toujours, nous sommes appelées à cela. Que ce soit Dieu directement et sans partage, dans la vocation religieuse; ou que ce soit Dieu à travers notre futur époux, dans le mariage. Dans tous les cas, nous sommes appelées au don total de nous-mêmes, car
« aimer, c’est tout donner et se donner soi-même », comme le résume si bien Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus.
         Être épouse, c’est avant tout donner. Mais on ne peut donner que ce qu’on a, ce que l’on est. Si nous ne sommes pas accomplies, habitées par la présence de Dieu qui nous fais vivre, nous resterons dans l’attitude de l’attente, et non dans celle du don. Toute la progression guide aînée est orientée vers cette dimension de don, de service, d’amour.

(suite…)

Les Europa Scouts en deuil.

Mercredi 5 novembre 2008

Chers amis,

Comme vous le savez, Georges, notre président, nous a quitté lundi 3 novembre au soir ; Il s’en est allé vers  » le camp du repos et de la joie où [notre Seigneur et Chef Jésus Christ a planté sa] tente et la notre pour toute l’éternité « .

Pendant six années, il n’a pas été économe de son temps, se dépensant sans compter. Même la maladie venue, il a continué à tenir la barre.

Georges nous a montré l’exemple d’un scout toujours prêt à servir de son mieux…

Nous nous devons de lui rendre un dernier hommage en assistant nombreux à ses obsèques.
Depuis plusieurs mois notre chaîne de prière nous a unis autour de Georges, continuez à prier pour lui et pour sa famille.

Fraternel salut scout.

Xavier DORINET

Commissaire coordinateur

Route de Cléry

Dimanche 2 novembre 2008

Cléry dessin GA 

Le dimanche s’achève, et avec lui, notre Route.

Le but est atteint: non pas tant l’arrivée à Cléry, mais la Route.

Cette Route qui nous appelle.

Cette Route où l’on se cherche.

Cette Route où l’on se trouve.

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Un grand MERCI à nos commissaires et responsables pour l’organisation de ce pélérinage. Vivement les photos… et l’édition 2009 ! 

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Pour achever cette journée, je vous propose ces quelques mots du père Doncoeur.

Pour toutes les Guides ainées, les routiers, mais aussi pour ceux qui n’ont pas de groupe d’ainés près de chez eux… ou qui ne se sont pas encore lancés, à méditer.

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Claire.

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L'appel de la Route

 

Vie pauvre, vie dure, vie pure: bref, vie saine et vie vraie. Plus notre civilisation se fera antihumaine, plus nécessaire sera la Route pour nous remettre souvent dans le vrai climat de notre nativé… 

Sur la route, rien ne sépare, tout forge l’unité. On part raide. La route fait la souplese. 

R.P. Doncoeur. 

 

Epitre aux Romains [2]

Samedi 1 novembre 2008

Chapitre I, Suite et fin (verset 17 à 32)

Avec une lucidité digne du meilleur prophète, Saint Paul décrit ici tous les maux qui peuvent sortir de l’Homme. On croirait entendre un sermon pro-vie d’aujourd’hui annoncant l’anti nature de notre société. Hé oui, nous ne menons pas un combat nouveau, nous continuons le combat des premiers apôtres…

17 En effet, en lui est révélée une justice de Dieu qui vient de la foi et est destinée à la foi, selon qu’il est écrit:  » Le juste vivra par la foi. «  En effet, la colère de Dieu éclate du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes, qui, par leur injustice, retiennent la vérité captive; car ce qui se peut connaître de Dieu, est manifeste parmi eux: Dieu le leur a manifesté. En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la création du monde, rendues visibles à l’intelligence par le moyen de ses oeuvres. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence s’est enveloppé de ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; et ils ont échangé la majesté du Dieu incorruptible pour des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. Aussi Dieu les a-t-il livrés, au milieu des convoitises de leurs coeurs, à l’impureté, en sorte qu’ils déshonorent entre eux leurs propres corps, eux qui ont échangé le Dieu véritable pour le mensonge, et qui ont adoré et servi la créature de préférence au Créateur, (lequel est béni éternellement. Amen!)  C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d’ignominie: leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; de même aussi les hommes, au lieu d’user de la femme selon l’ordre de la nature, ont, dans leurs désirs, brûlé les uns pour les autres, ayant hommes avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation, le juste salaire de leur égarement. Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas, étant remplis de toute espèce d’iniquité, de malice, [de fornication], de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de pensées homicides, de querelle, de fraude, de malignité, semeurs de faux bruits, calomniateurs, haïs de Dieu, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, [implacables], sans affection, sans pitié. Et bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font.

par Madeleine

Sur les pas de Saint Paul [1]

Vendredi 31 octobre 2008

St Paul« A trois reprises, j’ai fait naufrage ; j’ai même passé un jour et une nuit à la merci des flots ! Voyages sans nombre, dangers des rivières et dangers des bandits, dangers de la part de mes compatriotes et dangers de la part des païens, dangers de la ville et dangers du désert, dangers de la mer, dangers de la part des faux frères ! Et cela dans le travail et la souffrance, souvent debout la nuit, avec la faim, la soif, les jeûnes répétés, le froid – et j’étais mal vêtu (…) A Damas, le représentant du roi Arétas posta des gardes aux sorties de la ville pour me faire arrêter. Mais on me descendit dans une corbeille par une ouverture des remparts ; c’est ainsi que je m’échappai de ses mains. »

Ce n’est pas le résumé, par un vieux CP aux manches recouvertes de badges, de tous les grands jeux de sa longue carrière. C’est, vous l’aurez reconnu, saint Paul qui nous parle de ses voyages extraordinaires. (Seconde épître aux Corinthiens XI 19-33)
Par ses aventures, saint Paul offre de nouveaux champs de découverte à nos grands jeux ; par son enseignement, et plus encore son exemple, il est l’apôtre de la charité et de la mission. Autant dire qu’en mettant nos pas dans les siens, nous sommes à la meilleure école d’un scoutisme fervent, charitable, missionnaire et débordant d’aventures toutes nouvelles, surprenantes et palpitantes.

de : Revue de l’association des Europas Scouts.

Feu de la Toussaint

Mercredi 29 octobre 2008

La route de Cléry, départ demain !

jeudi 30 octobre

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Le thème: « sur les pas de saint Paul ».  

Nous marcherons jusqu’à Notre Dame de Cléry entre aînés pendant quatres jours.

Oraison, topos, vie au grand air… de quoi faire le plein de joie et de Grâces !

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