Chartres 2009 [7]

18 juin 2009

Samedi après-midi : Saint Paul

La jeunesse et la conversion de Saul.

Nous marchons aujourd’hui sous le patronage de Saint Paul, qui a été choisi par notre Saint Père le Pape comme patron de cette année, dite année paulinienne. En effet , Benoît XVI a officiellement ouvert l’année Saint Paul lors des premières vêpres de la solennité des apôtres Pierre et Paul le 28 juin 2008, en la basilique Saint-Paul-hors –les-murs, et cette année s’achèvera donc le 29 juin prochain.
Saint Paul est une grande figure de l’Eglise, et nous allons voir son itinéraire, le début de sa vie de juif pieux, fidèle jusqu’à l’excès à la foi de ses pères, puis son rôle de persécuteur des chrétiens, sa conversion qui le transforme en apôtre, et enfin son martyre pour le Christ.
Le berceau familial de Paul est situé à Tarse, en Cilicie, région méridionale de l’Anatolie, c’est-à-dire la Turquie orientale actuelle. Cette région est alors sous domination romaine, elle est peuplée de païens hellénisés et d’israélites. Disposant d’universités et d’un port, Tarse était une ville où cohabitaient la culture et le commerce. On y parlait le grec et le latin, et également l’hébreu. Ses habitants prospéraient grâce à l’exportation de tentes confectionnées à l’aide d’une étoffe en poil de chèvre, que l’on appelait «  cilicium », d’où sans doute le nom donné à la Cilicie. Saint Paul est né vers l’an 8 probablement, dans une famille juive. Il reçoit le nom de Saul ; comme son père est citoyen romain, il lui donne, selon l’habitude, un 2ème prénom, Paul.
Paul était fier de ses origines, comme il l’était de sa citoyenneté romaine, acquise de son père en héritage, qui l’avait sans doute obtenue pour services rendus à l’Empire, et non contre une somme d’argent comme c’était le cas le plus fréquent.
Pour toute présence chrétienne, il n’y a plus aujourd’hui à Tarse que deux religieuses italiennes de la congrégation des Filles de l’Eglise. Toute paroisse ayant disparu dans la ville natale de l’Apôtre, elles doivent se rendre à Mersine, à 28 km de là, pour assister à la messe. Saul est élevé dans le respect de la loi de Moïse. Il a un caractère fort, affirmé, un tempérament passionné, il se consacre tout entier à sa tâche.
A l’âge de 15 ans, il quitte sa ville natale pour aller étudier à Jérusalem sous la direction du rabbin Gamaliel. Il apprend le métier de tisserand, pour faire des tentes en poil de chèvre, métier qu’il pratiqua souvent durant son apostolat itinérant, afin de ne pas être à la charge des communautés chrétiennes qu’il fondait , ou de celles qui l’accueillaient. Très influencé par un judaïsme exacerbé, il va lutter violement contre ceux qui proclament que le Messie est venu en la personne de Jésus-Christ. Paradoxalement, Dieu prépare le futur apôtre car il est obligé d’étudier la doctrine nouvelle pour la combattre. Il assiste au martyre d’Etienne, il devient persécuteur des chrétiens et complice de leurs supplices.
Mais un jour, sur la route de Damas, Saul va devenir le premier grand converti de l’histoire chrétienne. Cet évènement capital pour le christianisme naissant s’est déroulé peu de temps après la mort du Christ, probablement dans les années 33-35.
Saul part pour la ville de Damas avec une escorte en vue d’arrêter les chrétiens de la ville et de les ramener à Jérusalem pour les juger et les châtier. Saint Paul nous raconte lui-même la scène : « En chemin, vers midi, je vis, venant du ciel et plus éclatante que le soleil, une lumière qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient. Tous nous tombâmes à terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Je répondis : « Qui es-tu Seigneur ? ». Le Seigneur dit : « Je suis Jésus que tu persécutes. Mais relève-toi et tiens-toi debout. Car voici pourquoi je te suis apparu : pour t’établir serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir et de celles où je me montrerai encore à toi. C’est pour cela que je te délivrerai du peuple et des nations païennes, vers lesquelles je t’envoie, moi, pour leur ouvrir les yeux, afin qu’elles reviennent des ténèbres à la lumière et de l’empire de Satan à Dieu, et qu’elles obtiennent, par la foi en moi, la rémission de leurs péchés et une part d’héritage avec les sanctifiés ».
Il s’agit d’une conversion dans le sens profond du terme, une ouverture du cœur à Dieu, l’irruption de la grâce et la transformation totale de la personne, sans retour en arrière. Paul ne vit plus par  lui-même car le Christ vit en lui. Saint Paul est aveuglé par la révélation du Christ au sens strict, il perd la vue, c’est un aveugle qui arrive à Damas. Trois jours durant il reste sans voir, il ne boit et ne mange pas.
Il y avait à Damas un disciple de Jésus du nom d’Ananie. Le Seigneur l’appela dans une vision et lui demanda d’aller trouver Saul, de lui imposer les mains et de lui rendre la vue. Ananie objecte que ce Saul est un dangereux persécuteur de chrétiens, mais le Seigneur lui répond que cet homme doit faire parvenir le nom du Christ auprès des peuples et des rois : « Et moi je lui ferai découvrir tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon Nom ».
Ananie va donc trouver Paul, et il le baptise. C’est le baptême qui va lui rendre la vue. Un nouveau monde se révèle alors au nouvel apôtre, et c’est un monde transformé par le Christ. Saul était aveugle face à la vérité qu’est le Christ et Paul retrouve la vue une fois qu’il s’est ouvert à la vraie foi, c’est-à-dire une fois qu’il est baptisé. Paul comprend que le Salut ne peut venir que de Jésus, crucifié et ressuscité. La vie que Jésus nous apporte s’offre à tous et non pas seulement au peuple élu : Saint Paul va donc évangéliser le monde païen.

Petite citation à méditer [24]

17 juin 2009

De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire mais leur écho est véritablement éternel.

Mère Térésa

Chartres 2009 [6]

16 juin 2009

5ème mystère joyeux: le recouvrement de l’Enfant Jésus au Temple.

Fruit du mystère: la recherche de Jésus dans toutes nos actions.

Luc 2, 49 « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de Mon Père ? » Dieu est au centre de la Création, il est notre Créateur, mettons Le au centre de notre vie. Et comme la Création est toute ordonnée, est harmonie, notre vie le sera aussi.
Tout remettre à Dieu. Le moyen : la prière, accompagnée de la fréquentation régulière des sacrements. La prière : ce commerce intime avec Dieu « Il me cause et je lui cause ». Je lui expose mes soucis, mes angoisses, mes peines, mes joies, mes haines, mes amitiés, comme à un bon Père. Cf  Exode 3,7: « j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte. J’ai entendu son cri devant ses oppresseurs; oui je connais ses angoisses. » Toute ma journée sous le regard de Dieu. Ainsi je prends de la distance par rapport à ma vie, mes relations, mon travail, mes distractions. Je demande au Seigneur de m’aider à y voir clair, et dans une situation inextricable, je l’appelle au secours, je crie. Psaume 33, 7 : « Quand un pauvre crie, le Seigneur entend, Il le délivre de toutes ses angoisses»
Ne pas hésiter à dire au Seigneur notre haine, car Lui seul peut nous aider à en trouver l’origine, à la confesser, à la transformer en amour, et ainsi passer de la mort à la vie. Jésus a opposé à la haine et à la violence, son regard d’amour divin, miséricordieux: « Père, pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font » Aimer c’est pardonner sans cesse, à l’image du Christ. Cf l’hymne à la charité de St Paul dans sa 1ère lettre aux Corinthiens 13,13: « la charité ne se réjouit pas de l’injustice mais elle met sa joie dans la vérité. »
Demandons à Notre Seigneur Jésus- Christ, par la main de Marie, de devenir des icônes de la Miséricorde Divine.

Chartres 2009 [5]

15 juin 2009

4ème mystère joyeux : La Présentation de Jésus au Temple et la Purification de Notre Dame.

Fruit du mystère : l’obéissance et la pureté.

Marie par son humilité, soumet sa volonté à celle de Dieu, sa volonté et celle de Dieu ne font plus qu’un, voilà le modèle de l’obéissance parfaite. Nous sommes appelés à suivre Marie , notre Mère qui a ce désir fou de nous voir tous unis à son Fils pour que notre soumission à sa volonté nous fasse grandir et que nous parvenions ainsi à la plénitude d’être, à la « vie en abondance. » Se soumettre à la volonté de Dieu ne peut se réaliser pleinement que dans l’amour, dans la confiance. Cet amour d’amitié avec Dieu nous entraîne sur un long chemin de purification et de détachement, de don de soi, de charité.
L’obéissance: « De même que par la désobéissance d’un seul, la multitude a été constituée pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul, la multitude sera constituée juste »Rom.5,19. L’obéissance de Jésus- Christ est notre Salut et nous donne de retrouver l’obéissance à Dieu. C’est par Jésus-Christ, par l’obéissance à son Evangile et à la parole de son Eglise que l’homme atteint Dieu dans la foi. (2 Th 3,14; Rm. 1,5…).
Jésus-Christ est l’unique Loi du chrétien (1 Co 9, 21). Cette loi comprend aussi l’obéissance aux autorités humaines légitimes, parents (Col 3,20) maîtres (3,22) époux (3,18), pouvoirs publics, reconnaissant partout l’autorité de Dieu (Rm. 13,1-7). Mais parce qu’il n’obéit jamais que pour servir Dieu, le chrétien est capable, s’il le faut ,de braver un ordre injuste et « d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 4,19) (in vocabulaire théologique biblique). Tes commandements sont un délice nous dit le psaume, oui car Dieu veut notre bonheur. Désobéir, c’est-à-dire pécher, c’est se tromper de bonheur. Notre société, sous prétexte de droit à une fausse liberté, nie le droit à la vie de son début à la fin.
Demandons au Seigneur par la main de Marie la sagesse, le discernement et la force pour obéir à la Loi du Christ, Loi de vie, malgré les pressions de la société, imprégnée de culture de mort.

Chartres 2009 [4]

14 juin 2009

3ème mystère joyeux : la nativité de Notre Seigneur.

Fruit du mystère : le renoncement à soi-même et l’esprit de pauvreté.

St Luc 2,12 « Et voilà le signe qui vous est donné: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.» Voilà quelque chose d’inimaginable: le Sauveur des hommes, Dieu, se manifeste sous la forme d’un enfant et en premier lieu est adoré par les bergers !!!  « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Je L’aime car Il n’est pour moi qu’amour et miséricorde» dit Ste Thérèse de Lisieux.
Pauvreté spirituelle: «  Heureux les pauvres en esprit » Jésus demande aux siens le détachement intérieur à l’égard des biens temporels (qu’ils les possèdent ou en soient dépourvus), afin d’être capables de désirer et de recevoir les vraies richesses, que sont entre autres, la bonté et l’amour miséricordieux  de Jésus. «Aimez Dieu et vous vous détacherez de tout , détachez-vous de tout et vous aimerez Dieu » St Alphonse de Liguori. «Il faut, dit Ste Thérèse de Lisieux faire chanter tout son passé, même et surtout celui dont nous ne sommes pas fiers. Le Seigneur veut s’en servir pour nous révéler la profondeur de son Amour. »
A Sr Faustine « Ma fille quand tu t’approches de la Sainte Confession, de cette source de ma Miséricorde, le Sang et l’Eau qui sont sortis de mon Cœur se déversent sur ton âme et l’ennoblissent. Chaque fois que tu te confesses, plonge-toi toute entière, dans ma Miséricorde avec une grande confiance, pour que je puisse répandre en ton âme toutes les largesses de ma grâce…Ici la misère de l’âme rencontre le Dieu de Miséricorde… Les torrents de ma grâce inondent les âmes humbles.
St Curé d’Ars :« Il sort du cœur de Dieu une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde ». Padre Pio « La confession est le bain de l’âme ».
Demandons au Seigneur par la main de Marie, de nous aider à prier régulièrement pour faire la vérité en nous et ainsi nous approcher en toute confiance et amour des Sacrements de la Confession et de l’Eucharistie.

Chartres 2009 [3]

13 juin 2009

2ème mystère joyeux : la Visitation.

Fruit du mystère : la charité envers le prochain.

Ecoutons St Luc, 1, 41-44 : «Or quand Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors Elisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint, et s’écria d’une voix forte : «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? Car, lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi.» L’esprit-Saint qui est l’Esprit d’Amour et qui sonde les cœurs, fait découvrir à Elisabeth que Marie est mère du Seigneur. Quelle joie pour ces deux mamans qui ont cru à la parole du Seigneur et qui ont accepté la vie!!! Regardons un peu ce que nous dit Benoît XVI dans son encyclique « Deus Caritas est » : Deus Caritas est: c’est-à-dire : Dieu est Amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu en lui.(1Jean 4,16). Et encore : «il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour chasse la crainte.» (1Jn 4,18). Posons-nous la question de savoir qui est mon prochain ?
« Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain » et « Jésus s’identifie à ceux qui sont dans le besoin »  « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Mat, 25, 40. « L’amour de Dieu et l’amour du prochain se fondent l’un dans l’autre: dans le plus petit, nous rencontrons Jésus lui-même, et en Jésus nous rencontrons Dieu. » (Benoît XVI)
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »  est un commandement de Jésus, vers lequel toute une vie de foi doit tendre.
« Il consiste précisément dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas. Cela ne peut se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu’à toucher le sentiment…Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l’autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d’amour dont il a besoin. »(Benoît XVI)
Demandons au Seigneur par la main de Marie, de nous donner l’Esprit-Saint qui nous aidera à nous convertir chaque jour un peu plus, pour devenir de véritables porteurs du Christ, donnés au prochain.

Petite citation à méditer [22]

12 juin 2009

« Ô Sainte Philomène, les nations vous acclament pour le grand nombre de vos grâces et votre nom a fait revivre, dans les, âmes la plus douce espérance.
    Très aimable Sainte, montrez votre pouvoir et venez à notre aide. ¨
    Ô Vierge généreuse et Martyre intrépide, faites surtout qu’en méditant les mystères de la Foi, notre auguste Mère, nous restions fidèles, comme Vous, à Jésus jusuqu’à notre mort. Amen. »

Prière écrite par la Servante de Dieu Pauline-Philomène Jaricot.

voir ici  
      

Etats généraux de la bioéthique

11 juin 2009

Merci à vous qui faites partie des  15.000 premiers signataires de l’Appel  Bioéthique. Les grands forums régionaux prévus dans le cadre des  Etats généraux de la bioéthique démarrent ces jours-ci à Marseille puis Rennes,  Strasbourg et enfin Paris.

Il nous reste quelques jours pour  rassembler le plus grand nombre. Nous devons réagir très vite et  avons besoin d’amplifier cette mobilisation. Transmettez, s’il vous plait, ce  mail à toutes vos relations personnelles.  

Prolongation jusqu’au 21 juin 


Les premières lois bioéthiques ont  été votées en 1994 et revues en 2004. Actuellement se prépare au Parlement une  nouvelle révision.
La biomédecine  détermine l’avenir de l’humanité. Déjà elle a changé les repères de  la procréation, de la filiation et de la recherche médicale avec le clonage, les  mères porteuses, le diagnostic préimplantatoire… C’est le moment d’intervenir  dans le débat politique pour réconcilier la biomédecine et la vie.
Les  pouvoirs publics demandent d’ailleurs à chaque citoyen de s’approprier ce débat  et d’apporter sa contribution aux Etats généraux de la  bioéthique.

Joignez-vous à ”L’ Appel Bioéthique –  Réconcilions la  biomédecine et la vie” que lance l’Alliance pour les Droits de la Vie pour  alerter les pouvoirs publics sur certains paradoxes et injustices et peser dans  le futur débat législatif.

Cet Appel Bioéthique affirme 4 demandes  urgentes et essentielles pour la paix sociale et le respect des droits de  l’homme : 

                                   
         1  - Préservons le sens de la maternité qui est d’accueillir la  vie
         2 – Stoppons l’escalade  vers le bébé zéro défaut
         3 –  Donnons la priorité au droit de l’enfant sur le droit à  l’enfant 

         4 – Soutenons la  recherche qui respecte l’embryon humain 

Plus nous serons nombreux,
plus  nous aurons de force pour mettre le respect du plus vulnérable
au cœur du  débat législatif 

Signez  et faites signer l’Appel Bioéthique
sur  
www.adv.org <http://www.adv.org/index.php?id=2640&rid=t_103786&mid=405&aC=5a867980&jumpurl=0

Tél  : 01 45 23 08 29 

Chartres 09 [2]

10 juin 2009

Mystères Joyeux du samedi

1er mystère joyeux : l’Annonciation.

Fruit du mystère : la vertu d’humilité.

« Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ! » chantons-nous dans le psaume 138. Dieu s’adresse aux humbles qui savent que sans Dieu ils ne peuvent rien faire. Il l’affirme lui-même : « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire ». De fait l’humble s’ouvre devant Dieu en lui confiant ses faiblesses, et c’est dans ces faiblesses là que la puissance de Dieu se déploie, c’est-ce que nous dit St Paul dans sa 2ème lettre aux Corinthiens: «J’ai dans ma chair une écharde qui est là pour me gifler, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré: « Ma grâce te suffit, ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse »». L’humilité, c’est la crainte respectueuse de Dieu, c’est se sentir petit devant Dieu, c’est reconnaître que Dieu est notre Créateur, que nous lui devons tout. L’humilité invite à la louange, à la joie d’être l’enfant adoptif d’un Père si Bon. Avec quelle foi, quelle joie et quelle humilité, Marie accueille l’annonce de la venue du Sauveur !!! Cependant, Marie toute pleine de grâces a bien les pieds sur terre: Marie dans sa foi, cherche à comprendre: « comment cela pourra-t-il se faire puisque je ne connais point d’homme ? » L’humilité dans la foi permet à Marie de dire oui en toute confiance au Seigneur ; Marie par sa foi croit que « rien n’est impossible à Dieu ». Devant la grandeur de sa mission, Marie simplement veut rester à sa place: « Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole» Marie en disant oui au Seigneur, dit oui à la vie, à la vie en abondance. (« Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance » nous dit Jésus en Jean 10,10 ) Demandons au Seigneur, la grâce de nous libérer de nos peurs pour que nous entrions dans la confiance avec le Seigneur, avec nous-mêmes et avec les autres. Ainsi nous pourrons répondre oui à ses appels, nous pourrons répondre oui à l’annonce d’une vie nouvelle.

Chartres 09 [1]

8 juin 2009

SAMEDI 30 MAI 2009

« Royaume de vérité et de vie »

sous le patronage de Saint Paul apôtre

Présentation du pèlerinage
1. Qu’est-ce qu’un pèlerinage ?
- un condensé de vie chrétienne, car toute notre vie est un vaste pèlerinage vers le ciel.
- Une pénitence
- Une prière
- Une marche, qui nous rappelle l’importance de notre corps, et qui nous rappelle que Dieu s’est incarné.
- Un arrachement
- Une tension vers le ciel, vers Notre-Dame

2. Le thème de cette année.

Que nous manque-t-il donc aujourd’hui ? Que manque-t-il pour que les joies du paradis commencent à être vécues dès ici bas? Il ne nous manque qu’une chose : que nous soyons décidés à n’appartenir qu’à Dieu. C’est ce qui manque dans chacune de nos journées, c’est ce qui manque aussi à nos familles, à toutes nos institutions et en premier lieu à nos hommes politiques qui ne dureront que ce que dureront leurs programmes de communication. Mais encore ? Qu’est-ce que cela signifie ?
En 1925, le pape Pie XI instituait la fête du Christ-Roi et justifiait son introduction dans la sainte liturgie dans l’encyclique « Quas Primas ». Dans les textes de la messe (nous aimons tirer nos leçons de la liturgie), nous trouvons expliquée la nature du Royaume de Notre-Seigneur. Dans la préface, cette appartenance au Roi du ciel et de la terre, est expliquée par trois séries d’expressions.
Royaume de vérité et de vie – Royaume de sainteté et de grâce – Royaume de justice, d’amour et de paix
Voilà notre programme bien tracé pour trois jours de pèlerinage. Comme nous le faisons d’habitude, nous veillerons à ce que l’étendue de nos développements n’exclue aucun aspect important, ni l’appartenance de nos âmes à Dieu, ni le respect de la loi divine par nos institutions. Dans notre pèlerinage, nous honorerons donc le Christ comme roi de nos âmes et aussi comme roi des nations.

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