Cet amour qui nous sauve.

28 mars 2008

Cet amour qui nous sauve.

 » Entre dix sept et vingt et un ans, j’ai vécu dans la drogue, la violence politique et le plaisir sexuel sans règles. Bien ancré dans ces pratiques, je me suis retrouvé un jour avec une arme automatique chargée en mains et le projet précis de m’en servir. Que faire devant un tel choix impossible?    . J’étais seul, comme un gosse abandonné, j’avais peur et j’étais pauvre comme jamais dans ma vie. J’ai pleuré, implorant intérieurement ».Si quelqu’un est là, qu’il m’aide, je n’en peux plus! » Ce fut certainement ma première prière. Ma mère accepterait sûrement, encore une fois, de m’héberger afin de m’aider à m’éloigner de la pression de ce milieu. Il fallait que je choisisse vite et j’ai penché du bon coté. A ce moment-là, j’ai été aidé par Dieu, à qui j’en rends grâce et ma mère qui a pris le risque de me tendre la main, une fois de plus. C’est vrai que de la part d’une mère ça parait normal. 

Il fallait encore fuir radicalement sexe, drogues, alcool, violence car, si j’étais dégoûté de ce milieu, je n’étais pas encore guéri. Je me suis donc tenu éloigné trois ans durant de toutes ces tentations. Tenté par une quête spirituelle, je suis revenu vers l’église catholique où j’étais baptisé et consacré à la Sainte Vierge. Noël 1984 fut ma première messe, puis pendant deux années j’ai régulièrement pratiqué. Ce qui m’a apporté une force pour maîtriser mes instincts et un but concret et réaliste en attendant mieux. Deux années de grâce et de pacification de ma nature. Mais je me croyais quand même trop pécheur, indigne de l’Église. St Jean de la Croix dit 

qu’ »on obtient de Dieu autant qu’on en espère. »Moi, je ne parvenais pas à imaginer que Son amour pourrait aller jusque-là. Je pense vraiment qu’on ne parlera jamais trop de la miséricorde de Dieu. 

Je suis allé faire une confession générale. J’ai accusé des péchés impardonnables à ce prêtre qui n’a pas réagi comme je m’y attendais. Je le regarde, quasiment certain de sa réaction, et, ô surprise!, je vois apparaître un grand sourire sur ses lèvres qui m’a fait vaciller dans-mes ­certitudes. Profondément touché par ce signe de la miséricorde de Dieu, je suis demeuré dans cette église où, en fait, je me sentais bien.  La guérison s’opérait doucement, je m’ouvrais à la vie comme une fleur aux rayons du soleil en retournant vers la société des gens. J’ai sympathisé avec des catholiques, m’ouvrant ainsi d’autres horizons. De nos rapports sains et constructifs, entre autre avec des femmes, des amitiés ont pu naître qui durent encore aujourd’hui. 

Huit années que je cheminais sur cette route, treize ans depuis la fuite du ghetto anarchiste lorsque mon passé s’est rappelé brutalement à moi. Une infection sévère a éveillé un soupçon chez mon médecin qui a décelé un SIDA avancé contracté durant ces années difficiles avec une fille dont j’ai appris le décès depuis. Tout s’écroulait pour moi. Même ma foi vacillait. Comme treize ans auparavant, ma famille, mes amis et surtout la grâce de Dieu m’ont empêché de tomber trop bas. Le réflexe de la prière, réflexe de pauvre, est vite revenu. Prière désordonnée, parsemée d’abattement et de révolte mais, malgré tout fidèle et persévérante. Les années ont passé et d’infections en sursis successifs, en 1996, j’ai pu profiter de traitements grâce auxquels mon état s’est stabilisé et même amélioré. Après le deuil de ma vie, il fallait réapprendre à vivre comme incurable. C’est dans cette perspective que je commence à témoigner régulièrement dans les écoles, associations ou paroisses qui m’invitent. Un témoignage d’espérance et de vérité basée sur mon expérience. Comme le SIDA, l’avortement est un drame d’un amour dénaturé qui produit la mort. L’amour ne peut être neutre; il construit ou il détruit. 

Notre société ne semble plus apporter que des réponses fatalistes et désespérées, sans possibilité de choix véritable. Quand une mère angoissée va faire diagnostiquer sa grossesse, elle craint d’être poussée à l’avortement si des obstacles surgissent pour garder son enfant. L’avortement devient souvent un palliatif évacuant les carences de notre société et les femmes     enceintes se retrouvent seules à les assumer. L’enfant n’est bienvenu que si d’autres sont décidés à aider la mère à l’accueillir et le corps médical peut contribuer à semer le doute: « êtes-vous bien décidée à le garder? » Les mères sont parfois presque considérées comme coupables de grossesse. La morale se réduit alors à un concept purement médical. 

J’ai rencontré, au cours de mes témoignages et comme sidéen, de ces, militants défendant l’avortement dont le regard se ferme dès que l’on avance une autre solution que l’avortement ou, pour combattre le SIDA, autre chose que le préservatif. J’ai vu chez eux parfois la haine et toujours la tristesse. Quel contraste avec l’épanouissement d’une mère qui donne la vie, d’un ­jeune qui vit la chasteté avec joie! L’idéologie n’explique pas tout. Faire payer aux autres nos’ propres échecs ne résout jamais rien.        Ces rapports destructeurs et cette loi de l’éphémère rendent aléatoire toute relation affective, où l’amour devient un risque dont il faut se prémunir et l’autre l’adversaire d’un combat où tout le monde perd. Si des jeunes ont pu garder leur pureté et croient à l’amour vrai et à la vie comme un cadeau, c’est plutôt pour nous inspirer à la réconciliation. A contrario, c’est même la démonstration que ces vertus tant ridiculisées sont plus que jamais nécessaires. 

Seigneur, aidez-nous à toujours être ouverts à la vie, et à être vos instruments pour convertir nos frères les hommes, que la haine et le désespoir rongent et détruisent. Qu’ils se souviennent qu’ils ont été des enfants, qu’ils ont cru un jour à la vie et à l’amour. C’est même d’aimer qui donne un sens à la vie. Même si je me suis brûlé les ailes à ce jeu truqué où tout le monde perd, je crois toujours à l’amour et à l’amitié humaine. Pas dans cette guerre sexuelle où chacun a peur d’aimer, de s’attacher et de croire à un projet commun. 

Amour désincarné et solitaire où l’autre que nous aimons est dangereux pour nous. Cet amour m’a mené au SIDA comme il mène nombre de femmes vers l’avortement dans une sorte de fatalité. Nous ne pourrons sortir de cette logique infernale qu’en brisant, chacun dans sa propre existence, le cercle de la fatalité par le complot de l’amour. Vaincre là torpeur ambiante et cette peur de nous donner, même dans une amitié, sans pouvoir nous reprendre. Peur de participer à la création dont Dieu nous fait le cadeau.  L’amour n’est pas condamné à rimer avec peur et mort tant que nous ne nous y résignerons pas. Et ces enfants que nous acceptons d’accueillir, parfois dans la douleur et le doute, ce sont eux nos gardiens. Ils nous gardent contre nous-mêmes, contre ce risque toujours présent de voir nos cœurs s’endurcir, de devenir notre seule fin et ne plus savoir aimer. 

Notre créateur nous l’a prouvé en s’incarnant par une femme, Marie. A Bethléem il y a 2000 ans, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie pour cette mère et son enfant. Il se trouva une étable pour que Marie puisse nous faire don de son amour pour Dieu, de l’amour de son Dieu. Ce fut le plus beau des enfants des hommes, comme l’est pour ses parents, chaque enfant qui naît. Jésus enfant qui allait racheter l’homme dont le cœur s’était endurci et lui rappeler jusqu’a la Croix et la Résurrection, à quel point Dieu l’aime toujours.  Encourageons de toutes nos forces ceux qui rentrent dans la vie à oser s’engager et croire à la fécondité de ce mystère qui nous dépassera toujours. Un cœur éclairé par l’intelligence peut découvrir lui-même ce don d’amour. C’est la source des problèmes de la jeunesse actuelle que de n’avoir plus personne à admirer, à estimer, à aimer et c’est par défaut qu’elle part vers les ersatz d’amour à consommer qu’on lui propose partout. Seigneur, donnez la grâce à tous d’être ou de redevenir comme les enfants, toujours émerveillés devant l’enchantement de la vie. Donnez-nous à tout un cœur d’enfant simple, plein de foi et d’amour, ouvert à la grande aventure de la vie. 

Je fais cette prière pour celles et ceux qui ne demandent qu’à aimer et qu’à être aimé; Que notre seule maladie soit l’amour! « 

Dominique Morin  

La nature et les loisirs

28 mars 2008

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Le topo sur la nature et les loisirs, thème du mois de mars,

a été traité pendant le WE de compagnie le 15 et 16 mars.

Il sera bientôt disponible sur notre blog !

« La guide est faite pour servir et sauver son prochain »

19 mars 2008

Voici la réflexion de notre cheftaine de groupe, qui a prononcé sa promesse lors du dernier week-end guîde.

L’article de la loi qu’elle avait choisi était :

«  La guide est faite pour servir et sauver son prochain ».

 

J’ai choisi cet article car, il me semble que l’esprit de  service est vraiment indissociable de la vie du scoute.  Les guides, les scouts, mais aussi les louvettes et les louveteaux doivent avoir en tête que par leur engagement scout, ils se mettent au service des autres. 

Monsieur l’abbé me faisait remarquer, le verbe : « est faite » ce qui engendre une certaine obligation de service, on aurait pu écrire « doit rendre service» mais non, ce n’est pas une nécessité nouvelle du fait de l’engagement mais une nouvelle nature, que la guide doit faire vivre en elle ! Et comme le dit aussi le principe, « le devoir de la guide commence à la maison », le service est dans la vie quotidienne, dans les petites tâches de chaque jour, dans le rapport à l’autre, amis mais aussi frères, sœurs et parents. 

Les parents ont aussi un grand rôle à jouer, ils ont choisi d’ajouter à l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants, la pédagogie scoute ! Ils se doivent alors, autant que faire ce peut, se mettre à la disposition des autres, et c’est pour cela que je suis ici ! 

Dès que la possibilité de me mettre au service du scoutisme m’a été donné, mon devoir était de prendre ce service et d’aller jusqu’au bout de ce que je pouvais donner. Mais il faut parfois savoir refuser un service lorsque l’on sait que l’on ne pourra pas tenir ses engagements ! 

On n’en sera que plus heureux de l’accepter un peu plus tard. Pour la deuxième partie de la phrase, «  sauver son prochain », on peut comprendre le mot « sauver » de deux façons différentes… 

Bien évidemment le fait de sauver, matériellement et concrètement son prochain est le sens le plus simple et qui est peut-être le plus facile à appliquer (en fonction des circonstances bien sûr). Le deuxième sens fut celui que le Père Sevin a bien développé en donnant au scoutisme français sa spécificité, en ajoutant à la théorie de Baden-Powell (anglican) sa touche catholique ! 

Pour le Père Sevin par le scoutisme les jeunes peuvent développer le sens du sacré, l’esprit de contemplation,  découvrir et comprendre l’œuvre de Dieu. Le scoutisme se met à la disposition des jeunes (du plus petits aux plus âgés) pour les aider à vivre une vie religieuse bien appropriée ! 

C’est donc une grande chance pour chaque scout, chaque guide, chaque louvette ou louveteau de recevoir cet héritage et c’est de notre devoir d’en faire profiter notre prochain ! « Sauver son prochain » c’est donc savoir écouter et montrer l’exemple pour  guider l’autre sur le chemin de la sainteté. 

Il faut savoir semer sans attendre forcément de récolte, c’est à travers nos actions et la parole divine que nous pouvons essayer de servir de guide ! 

Il faut bien garder en mémoire le texte de la Promesse dans le livre de Lézard, par notre Promesse nous promettons de faire tout  notre possible, de notre mieux et non de ne jamais faillir … 

L’Espérance nous guide, le scoutisme nous aide, notre Foi est un atout essentiel à ne pas négliger et à savoir partager! 

Témoigner grâce au Carême

2 mars 2008

La Croix a interrogé Cyril Tisserand, éducateur en cité, membre de la communauté de l’Emmanuel et fondateur du Rocher à Bondy et à Toulon :

« Quand j’ai commencé à travailler en banlieue, les jeunes se moquaient un peu : «Pour vous les chrétiens, c’est quoi le Carême ? Les œufs de Pâques ?» Même chose à Noël : pour les jeunes musulmans, c’est la fête où les chrétiens vont faire leurs courses à Carrefour ! Rien que là, on peut être témoin. Puisqu’on parle beaucoup du Ramadan – et ils nous en parlent beaucoup ! –, nous aussi on doit pouvoir expliquer ce qu’est le Carême. Souvent, d’ailleurs, ce sont eux qui nous interrogent : «Mais, finalement, ce n’est pas très dur, votre Carême ! Alors que nous, le Ramadan, c’est dur, surtout l’été quand il fait chaud.» Du coup, cela me donne une occasion de réfléchir à ce qu’est vraiment le Carême pour moi. [...]

[L]es musulmans respectent beaucoup le croyant. Comme Dieu est présent et pas tabou, ils comprennent que ce n’est pas un temps négatif, mais constructif avec Dieu. Cela les interpelle. Ils nous disent «Ah bon ? Je savais pas du tout que les chrétiens faisaient cela !» Et cela nous donne une occasion d’expliquer. Car il y a une forte ignorance de notre foi. [...]

[L]es musulmans ne connaissent rien du monde chrétien, sinon par des clichés. Pour eux, il y a confusion entre société française et christianisme. Du coup, les dérives de notre société, c’est le christianisme ! D’une certaine manière, ils rencontrent des Français, mais pas de chrétiens. »

 

Vu sur le salon beige

Transmettre

11 février 2008

Le mot « transmettre ».

Puisqu’il y a un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, c’est qu’il y a transmission.

Il reste à déterminer ce que nous voulons transmettre. Est-ce une simple et éphémère excitation ou joie ? Ou désirons-nous construire en l’autre, lui révéler la cause et les moyens de la vraie joie ? Il y a donc nécessité d’une loi, de repères qui permettent d’ordonner ce que l’on va transmettre, et de discerner le bien-fondé de nos choix.

Les repères, dans la communication, avec sa part d’expression, d’animation et de partage sont éclairés par la Loi et les Principes, par les textes de l’engagement guide-aînée :

-         La guide est faite pour servir et sauver son prochain.

-         La guide est courtoise et généreuse

-         Aujourd’hui en faisant cette demande, tu t’engages à sortir de toi-même, à renoncer à ton égoïsme, à ton confort, à ta sécurité, et à accepter ce qui est difficile.

-         Fais-toi une âme de croyante pour raviver l’espérance et la foi.

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Mais n’oublions pas que :

Communiquer, c’est créer des liens, et il faut du temps.
« On ne connaît que les choses qu’on apprivoise. Les hommes n’ont plus de temps de rien connaître…Si tu veux un ami, apprivoise-moi. » Antoine de Saint-Exupéry

Il ne faut trop se prendre au sérieux et garder le sens du jeu. Ainsi communiquer sera plus facile et nous pourrons sortir de nous et faire sortir les autres d’eux-mêmes.
Les codes du langage et de communication sont multiples : nous communiquons par nos cinq sens. Nous ne communiquons pas que par la parole, mais par notre attitude, notre aspect physique, nos vêtements…Tout cela contient aussi des messages que nous devons reconnaître et guider.
Et puis, apprendre à communiquer, c’est apprendre à évangéliser :
« Nous avons à donner à la transcendance du message chrétien un registre de langage d’expression et de communication, de telle manière qu’il puisse être compris du monde contemporain. Que nous puissions transmettre ce message à la jeune génération. » JP II.
 

Rappelons-nous un dialogue piquant de Saint Maximilien Kolbe, en 1917 :
« -le cinéma peut et doit servir le bien social : c’est à nous de l’orienter.

- Ne voyez-vous donc pas, s’écria un camarade, que le démon et ses suppôts s’emparent de toutes les inventions et de toutes les conquêtes du progrès pour les convertir en mal ?

-Raison de plus, répondit frère Maximilien, pour nous réveiller enfin et nous mettre à l’œuvre afin de reconquérir les positions prises par l’ennemi. Ce qu’il faut c’est faire servir tout progrès à la gloire de Dieu et le convertir en arme de conquête. »

Exprimer, aimer

11 février 2008

Les mots « exprimer », « animer ».

L’expression, c’est l’acte de faire sortir un suc en pressant, de manifester aussi la pensée, la parole, le geste et la physionomie.

« Animer » cela veut dire « donner la vie ». (Animare, anima signifie souffle, vent, et par extension ce qui anime, ce qui fait vivre, existence, âme…)

Cela implique un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Cela donne un souffle d’élan.

L’expression et l’animation font appel à des techniques, des « trucs » dont on ne soupçonne pas la force et le potentiel. Avons-nous remarqué la joie d’un camp où l’on a chanté ? Le pétillant des yeux d’un mime réussi ? La joie et la profondeur d’une messe bien animée ?

En règle générale, on entend : « Oh non, vraiment, ce n’est pas mon truc ! »  Or, chacune de nous est appelée à être féconde, mais il est vrai que cela demande un peu notre « oui ».

Notre « oui » pour « communiquer » et « rayonner ». Il ne s’agit donc pas de rester en retrait, mais bien d’investir sa personne, afin de donner VIE autour de soi : à ce qui est présenté, au groupe, au moment qui passe. L’animation-expression, c’est mettre ses facultés au service des autres.

La communication

7 février 2008

«  On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. » Mt 5,15

Communication !…Quel mot employé aujourd’hui et à tellement de reprises !

Que veut donc dire ce mot qui justifie d’en faire un thème de réflexion pour le Feu ?

Dans le mot communication, il y a le mot communiquer, avec le mot « commun » et le mot « unique »

Pour communiquer, il faut être au moins deux, avec quelque chose d’unique, de différent et quelque chose de commun qui permet cette communication.

Communiquer, c’est partager : des émotions, des sentiments, des réflexions, des pensées. Faire passer un « trait » entre notre personne et autrui.

Communiquer, c’est se rendre peu à peu disponible pour accueillir l’autre, grandir par lui et le faire grandir : c’est là notre vocation d’homme : participer au salut de l’humanité : mon propre salut, celui de mon frère : glorieuse et incroyable vocation voulue par le Seigneur et résumée ainsi dans la Genèse : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ».

Tout ce que nous avons reçu de Beau, de Bien, de Vrai est donc aussi destiné aux autres.

Le travail, suite

29 janvier 2008

   · Faisons les choses bien.

Tout ce que nous faisons, réalisons-le à fond. Partout où nous sommes, soyons des éléments de paix, de joie, qui donnent aux autres courages et envie de vivre.

Si nous sommes mariées, mères de famille, et que nous avons une profession que nous ne pouvons ou que nous ne voulons pas quitter… apprenons à nous organiser : ni notre foyer, ni notre travail professionnel ne doivent pâtir de notre double fonction.

Et si notre travail n’est pas indispensable… cela coûte souvent très cher de travailler à l’extérieur de son foyer. Est-ce-que cela vaut la peine d’être exténuées par une double tâche ? D’avoir toujours l’impression de ne pas donner à ses enfants tout ce qu’ils attendent de leur mère ?

  · La dignité du travail.

Sommes-nous de ceux qui critiquent facilement le travail des autres sans connaître leurs conditions de travail ? Serions-nous capable de faire mieux ?

 Réfléchissons au sens chrétien du travail  et lisons les encycliques du pape à ce sujet.

Si nous avons une chambre d’étudiant, un studio, un appartement ou une simple chambre chez ses parents : prenons l’habitude de les rendre propres, rangés, attrayants ! Que notre « home » ne ressemble pas à un véritable capharnaüm, où la recherche du moindre objet demande des heures, où la poussière forme des strates et où l’on cherche en vain la moindre trace de personnalisation féminine.

Le travail

24 janvier 2008

· Notre travail dans notre maison

Ne considérons pas notre foyer familial comme un hôtel restaurant ! Nous participons au travail de la maison…et sans attendre qu’on nous le demande. Il faut avoir l’œil et passer à l’action…avec le sourire bien entendu !

· Respectons le travail des autres

Nous avons compris l’importance du travail et sa dignité : respectons le travail des autres.  Par exemple : sommes-nous de ceux qui marchent dans l’espace mouillé et le salissent sans porter attention au travail de l’homme ou de la femme qui nettoie le carrelage d’un édifice public ou privé ?

 Il y a un sens chrétien du travail : découvrons-le.

Songeons à notre orientation future

24 janvier 2008

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 Réfléchissons bien !

Si nous avons une véritable vocation qui correspond à nos aspirations et à nos dons… bravo… mais réfléchissons quand même. N’oublions pas que l’attrait pour une discipline peut nous conduire à des études qui débouchent majoritairement sur un métier qui ne nous tentera pas.Exemple : en histoire, la plupart des débouchés nous mènent vers l’enseignement. Si j’aime l’histoire mais que je suis sûre de ne pas vouloir enseigner, dois-je vraiment m’inscrire dans une fac d’histoire ?

Choisissons aussi en sachant que nous ne pourrons pas gagner sur tous les tableaux ! Les salaires de l’ingénieur et les vacances de l’enseignant, l’intérêt du métier de médecin et la certitude des horaires fixes !

Soyons réalistes.

Ne nous mésestimons pas non plus : cherchons notre voie avec réalisme mais aussi avec la certitude qu’il y a une orientation qui correspond à nos goûts, nos aptitudes et dans laquelle nous nous épanouirons.

Certaines études nous attirent ainsi que des métiers, mais ces métiers sont-ils compatibles avec la vie d’une mère de famille ?

Il faut y réfléchir.

Et surtout ne disons pas : Je ne rêve que de fonder un foyer et d’avoir plusieurs enfants. Alors à quoi bon avoir un métier ; il suffit d’avoir une petite formation même si cette dernière ne me plait que médiocrement. Erreur ! Nous ne savons pas ce que la vie nous réserve. Peut-être serons-nous célibataires ? Peut-être notre mari sera-t-il atteint par le chômage ou aura-t-il un accroc de santé ? Il faut pouvoir faire face ! et avoir acquis une formation qui de préférence nous plaît et nous épanouit.

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