Posons les fondations du travail

23 janvier 2008

- Apprenons à travailler

Þ    Gérons notre temps

Þ    Connaissons-nous ! Certaines travaillent mieux le matin, d’autres le soir…

Þ    Apprenons à dégager l’essentiel et à le retenir.

Þ    Ne travaillons pas du matin au soir… sinon nous travaillons mal.

- Comment doit être fait notre travail ?

Þ   La guide ne fait rien à moitié :

Nous y mettons tout notre cœur, notre dynamisme. Nous sommes loyales dans notre travail.

Et n’oublions pas que le travail contribue à la construction de notre personnalité : « la formation du caractère ».

Notre travail est une participation à l’œuvre divine et d’avoir un rôle dans la communauté humaine.

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Réunion du mois de janvier

22 janvier 2008

Chères Guîdes-Aînées, la prochaine réunion du feu aura lieu mercredi 30 janvier.

Le thème abordé par Madeleine et Basilisse sera: travail et service.

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Je vous rappelle le weekend du 15 et 16 mars avec la compagnie dans la forêt de Fontainebleau.

Route d’été

22 janvier 2008

Chères Guîdes-Aînées, notre route d’été aura lieu du dimanche 27 juillet 2008 au vendredi 1er août 2008.

Merci de confirmer votre présence au près de Véro !

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La doctrine sociale de l’Eglise

22 janvier 2008

La doctrine sociale de l’Église.

On désigne par ce terme l’ensemble des textes de l’Église catholique qui décrivent la position de l’Église en matière sociale. On considère que le texte fondateur est l’encyclique Rerum Novarum (Des choses nouvelles) du pape Léon XIII en 1891.
 

I-Les principes élaborés par la doctrine sociale de l’Eglise

Celle ci s’appuie sur 11 Principes fondamentaux (CF Compendium de la doctrine sociale de l’église)

1) La dignité de la personne humaine
« L’homme est la seule créature voulue pour elle-même » (Jean-Paul II)


2) Le respect de la vie Humaine
« Aussi l’ordre social et son progrès doivent-ils toujours tourner au bien des personnes, puisque l’ordre des choses doit être subordonné à l’ordre des personnes et non l’inverse ». Le respect de la dignité humaine ne peut en aucune façon ne pas tenir compte de ce principe: il faut « que chacun considère son prochain, sans aucune exception, comme “un autre lui-même”, [qu'il] tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement ». Il faut que tous les programmes sociaux, scientifiques et culturels, soient guidés par la conscience de la primauté de chaque être humain. (Compendium de la Doctrine sociale de l’Église N° 132)

 

3) Le principe d’association 

4) Le principe de participation 

 

5) Le principe de l’option préférentielle pour les pauvres et les personnes vulnérables
L’option préférentielle pour les pauvres est un principe élaboré dans la doctrine sociale de l’Eglise. La tradition chrétienne le rapproche constamment des principes de charité et justice: « Quand nous donnons aux pauvres les choses indispensables, nous ne faisons pas pour eux des dons personnels, mais nous leur rendons ce qui est à eux. Plus qu’accomplir un acte de charité, nous accomplissons un devoir de justice »
(Saint Grégoire le Grand, Regula pastoralis).
L’encyclique Centesimus annus développe ce principe au N° 57. Le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église résume ce principe aux N° 182 à 184.

6) Le principe de solidarité
La solidarité est une « vertu humaine et chrétienne » (encyclique Sollicitudo Rei Socialis, n°41-42). Voir aussi : Matth. 25, 31-46 : chacun sera jugé selon la manière dont il a vécu cette solidarité entre les hommes.
 


  7) Le principe de gérance
           

 8 ) Le principe de subsidiarité
Ce principe signifie qu’il est « impossible de promouvoir la dignité de la personne si ce n’est en prenant soin de la famille, des groupes, des associations, des réalités territoriales locales, bref de toutes les expressions associatives de type économique, social, culturel, sportif, récréatif, professionnel, politique, auxquelles les personnes donnent spontanément vie et qui rendent possible leur croissance sociale effective.» (Catéchisme de l’Église Catholique, 1882)
Parmi ses différentes implications, ce principe
«impose à l’État de s’abstenir de tout ce qui restreindrait, de fait, l’espace vital des cellules mineures et essentielles de la société. Leur initiative, leur liberté et leur responsabilité ne doivent pas être supplantées.»
«À l’application du principe de subsidiarité correspondent: le respect et la promotion effective de la primauté de la personne et de la famille; la mise en valeur des associations et des organisations intermédiaires, dans leurs choix fondamentaux et dans tous ceux qui ne peuvent pas être délégués ou assumés par d’autres.»
Dans certaines « situations où il est nécessaire que l’État stimule l’économie, à cause de l’impossibilité pour la société civile d’assumer cette initiative de façon autonome; que l’on pense aussi aux réalités de grave déséquilibre et d’injustice sociale où seule l’intervention publique peut créer des conditions de plus grande égalité, de justice et de paix. À la lumière du principe de subsidiarité, cependant, cette suppléance institutionnelle ne doit pas se prolonger ni s’étendre au- delà du strict nécessaire, à partir du moment où elle ne trouve sa justification que dans le caractère d’exception de la situation.» (Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, N. 185-188).


9) Le principe de l’égalité humaine 

 

10) Le principe du bien commun


Le bien commun est l’« ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent dans les être humains le développement intégral de la personne » (Jean XXIII). Voir aussi l’encyclique Pacem in Terris (n°53).

 

11) Le principe de la destination universelle des biens
Dans la tradition chrétienne, la première origine de tout bien est l’acte de Dieu lui-même qui a créé la terre et l’homme, et qui a donné la terre à l’homme pour qu’il la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits. Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C’est l’origine de la destination universelle des biens de la terre.
Le principe de la destination universelle des biens appelle une économie inspirée des valeurs morales qui ne perde jamais de vue ni l’origine, ni la finalité de ces biens, de façon à réaliser un monde juste et solidaire, où la formation de la richesse puisse revêtir une fonction positive.
(Compendium de la Doctrine sociale de l’Église N° 171-174).
Destination universelle des biens et propriété privée
Parce que la propriété privée « assure à chacun une zone indispensable d’autonomie personnelle et familiale; il faut la regarder comme un prolongement de la liberté humaine. Enfin, en stimulant l’exercice de la responsabilité, ils constituent l’une des conditions des libertés civiles ». La doctrine sociale exige que la propriété des biens soit équitablement accessible à tous (Encyclique Centesimus annus, 6: 800-801).
La tradition chrétienne n’a jamais reconnu le droit à la propriété privée comme absolu ni intouchable: « Au contraire, elle l’a toujours entendu dans le contexte plus vaste du droit commun de tous à utiliser les biens de la création entière: le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l’usage commun, à la destination universelle des biens » (encyclique Laboratorem exercens). L’église considère que ce principe ne s’oppose pas au droit de propriété, mais indique la nécessité de le réglementer.

    

               

II-Les préoccupations sociales de l’Église

Dès les premiers temps du christianisme, l’amour du prochain a été considéré comme l’un des principaux messages de l’évangile et de la Bible. C’est ainsi que la charité est considérée comme l’une des trois vertus théologales (voir à ce propos l’encyclique Deus Caritas est).
Un des plus grands représentants de l’action sociale chrétienne est sans doute saint Vincent de Paul : après avoir aidé dès son plus jeune âge les plus démunis, il fonda les Lazaristes en 1625, puis l’ordre des Filles de la Charité en 1634.

 

1) Origines du renouveau de la pensée sociale contemporaine
La pensée moderne de l’Église trouve son origine dans la période de grands changements économiques et sociaux qui a accompagné la Révolution industrielle. Le bouleversement des méthodes de production, la disparition des trois ordres de l’Ancien Régime et l’émergence de nouvelles classes sociales (bourgeoisie, ouvriers) avec l’opposition capital / travail, ont fait prendre conscience d’un fossé grandissant entre les ouvriers et les classes dirigeantes.
L’un des premiers à avoir pris conscience des injustices sociales fut aussi Frédéric Ozanam, qui vécut de près la révolte des Canuts à Lyon en 1831. Après une altercation avec un saint-simonien, il abandonna les études d’Histoire et fonda avec quelques amis la Société saint Vincent de Paul, encore très active aujourd’hui.
En Allemagne, ce fut l’évêque de Mayence, Monseigneur Ketteler, qui fut le principal initiateur du renouveau social de l’Église dans ce pays.
C’est précisément les œuvres de Mgr Ketteler qui permirent à Albert de Mun de découvrir cette pensée sociale, lors de sa captivité en Allemagne. Il fonda les cercles catholiques ouvriers (1871), fut l’inspirateur de la plupart des textes de loi sociaux de la IIIe République, et participa à l’élaboration de l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII (1891).
      

 

2) Les textes de la doctrine sociale
La doctrine sociale de l’Église comporte, outre l’encyclique Rerum Novarum (1891), un ensemble de textes, en particulier les mises à jour de Rerum novarum qui ont eu lieu à plusieurs anniversaires décennaux, ainsi que d’autres textes de l’Église :
• Deus caritas est, Benoît XVI (2006)
• Pour une meilleure répartition de la Terre, Conseil Pontifical Justice et Paix (1997),
• Centesimus annus, Jean-Paul II (1er mai 1991),
• Sollicitudo rei socialis, Jean-Paul II (1987),
• Instruction sur la liberté chrétienne et la libération, Congrégation pour la doctrine de la foi (1986).
• Laborem exercens, Jean-Paul II (14 septembre 1981),
• Redemptor hominis (L’homme, le premier chemin de l’Église), Jean-Paul II (1979)
• Populorum progressio, Paul VI (1967),
• Gaudium et spes, concile Vatican II (1965),
• Pacem in Terris, Jean XXIII (1963),
• Mater et magistra, Jean XXIII (1961),
• Radiomessage pour le 50e anniversaire de Rerum novarum, Pie XI (1941).
• Quadragesimo anno, Pie XI (15 mai 1931),
• Graves de communi, Léon XIII (18 janvier 1901),
• Rerum novarum, Léon XIII (15 mai 1891).
    

3) L’engagement social de l’Église
La pensée sociale de l’Église a compté pour beaucoup dans la création de nombreux mouvements d’action sociale et œuvres chrétiennes, parmi lesquels on peut citer :
• le Secours catholique (Caritas),
• le Ceras, Centre de recherche et d’action sociales de la province de France des Jésuites, créé en 1903 sous le nom d’Action Populaire
• le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD),
• la Société saint Vincent de Paul

Qu’est-ce que le travail pour nous ?

21 janvier 2008

Est-ce simplement ce qu’il nous faut faire pour passer dans la classe supérieure, pour avoir le bac, pour être reçues à notre examen de fac ?

Est-ce aussi l’aide que nous apportons à nos parents sur le plan familial ?

Est-ce encore le travail que nous fournissons de temps en temps pour gagner un peu d’argent ?

Considérons-nous comme travail, les obligations que nous avons librement choisies et que nous devons assumer ?

Par exemple : Nous pratiquons le violon et nous devons y consacrer une heure par jour ; nous sommes guide-aînée et nous avons pris un engagement de service ; nous avons des sorties feu auxquelles nous devons participer et que nous devons préparer.

Pas facile de tracer la frontière entre travail et loisirs en ce qui concerne certaines activités.

De toutes façons, il y a une notion de devoir dans le travail, même si nous aimons les études, mêmes si nous trouvons de l’attrait à certaines tâches ménagères, même si nous avons accepté volontairement et avec plaisir de faire de la musique, d’être guide-aînée, de servir.

« Un employé de bureau peut n’être qu’un affreux petit bourgeois sous-moyen, abruti de bureaucratie et obnubilé par son avancement et l’espoir de sa retraite. Mais, s’il en a le cœur, il peut lui aussi sur son pauvre navire lourd de paperasses et de routine, marcher à l’Etoile. » Guy de Larigaudie.

La place du travail dans notre vie

16 janvier 2008

Mois de Janvier:

 Le travail et le service.

« J’ai crée le forgeron qui souffle sur les braises du feu et en tire l’objet qu’il doit travailler. » Isaïe 54, 16 

 D’abord un petit test :      

                                                                 OUI             NON   

Le travail est forcément pénible                       □                □ 

Le travail c’est ce qui permet de

gagner sa vie maintenant ou plus tard               □                □ 

Plaisir et Travail sont totalement opposables     □                □   

Compte 2 points par réponses oui

Compte 0 point par réponse non 

Si tu as 0 : formidable 

Si tu as entre 2 et 4 : as-tu bien réfléchi ? 

Si tu as entre 4 et 6 : révise sérieusement tes idées !!! 

Le don de Noël

13 janvier 2008

- Le don de Noël -

  

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  Je rêvai que j’étais à la crèche auprès de l’Enfant-Jésus et qu’Il me disait : « Quel cadeau désires-tu en ce jour où s’incarne l’Amour de Dieu ? » Et comme la nuit retentissait du chant des anges « Gloire à Dieu dans les cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! », je demandai la paix intérieure.

« Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu. Tu as choisi sagement, ne réclamant ni la gloire ni la fortune, biens si passagers !

« Voici ma mère ; elle sera ton modèle, elle dont les vertus innombrables se sont épanouies dans la paix et le recueillement. Songe que lorsqu’elle tirait l’eau du puits ou balayait devant sa porte, personne ne soupçonna qu’elle était Reine des martyrs et des anges car elle a chéri l’effacement de sa vie cachée. Seuls son sourire et son regard si bons trahissaient l’éclat de son feu intérieur. A l’école de Nazareth tu apprendras à ne te distinguer des autres que par l’embrasement de ton cœur.

« J’ai besoin d’âmes de paix et d’humilité pour prouver au monde qu’il n’est pas nécessaire d’accomplir de grandes choses pour prétendre au ciel mais que l’on se sanctifie par la fidélité au labeur quotidien, en aimant ce que l’on fait plutôt qu’en faisant ce que l’on aime.
 Ces sacrifices, qu’impose le devoir d’état, me prouveront ton amour et étoufferont ton égoïsme lorsqu’il se fera tyrannique.
 
« Regarde ma mère à présent. Elle s’est retirée en elle-même et elle prie. Imite-la pour Me retrouver en toi ; Je t’apprendrai à te connaître sans complaisance sous mon regard.
« Chaque jour il faudra reconquérir cette paix qu’un rien détruit. Ne te trouble pas des jugements hâtifs des autres ; tu t’épargneras bien des chagrins, des rancœurs et tu goûteras à la vraie liberté. Garde-toi bien de juger en retour. Prête toujours aux autres de bonnes intentions, efforce-toi de les comprendre et tu verras au jour du jugement qu’il n’est que Dieu pour sonder en vérité les reins et les cœurs.
 
« N’oublie pas que tes dons sont à partager avec ceux que je te confierai : ma mère n’est-elle pas partie en hâte vers Elisabeth alors qu’elle commençait à Me porter en elle ? Vois comme elle s’oublie et se prodigue en services. Ma tante ne s’y est pas trompée, elle a vu dans sa cousine briller l’éclat divin : « Tu es bénie entre les femmes ! »
« Conserve précieusement cette paix de la crèche et suis-Moi aux côtés de ma mère vers le Ciel par le mont des Oliviers et le Golgotha. »

Notre place dans la cité.

13 janvier 2008

« L’ombre s’accroît, la lampe brûle, et j’entends autour de moi le gémissement de tous ces peuples qui cherchent un arrangement entre eux dans la nuit. » Paul Claudel
 

Qu’est que la cité, qu’est que le civisme ?


Où sont les limites entre notre vie privée et notre vie dans la cité ?
A quoi nous engage notre qualité de citoyenne d’un pays, à quoi nous oblige notre sens civique ?
 
 
• Vocabulaire latin sur la question :

Civitas= lien juridique qui existe entre des hommes localement groupés. C’est 1) la cité ; 2) le droit de cité.
Polis= C’est la cité ; la « politique » c’est l’action en vue du bien commun des citoyens.
Patria= la terre des Pères à laquelle tel groupe humain est attaché affectivement, dans le partage de la même culture et de même destin à travers l’histoire ; la patrie est ainsi une « personne morale ».
 
Mais nous savons aussi que nous appartenons à une cité bien plus vaste :
«  Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des hôtes, vous êtes des concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. » Paul aux Ephésiens, 2, 19.
 
Et Saint Pierre nous précise quelle est la cité à laquelle nous aspirons et à laquelle nous travaillons :
«  ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera. » 2 Pierre, 3, 13.
 
Lire dans l’Apocalypse la description merveilleuse de la Jérusalem d’En-Haut ( Ap. 21,10…22, 5) et de la multitude qui l’habite (Ap. 7,9-17).

 
a)    Posons les fondations
 
Appartenir à une cité suppose une certaine somme de connaissances et aussi un certain sens des responsabilités.
 

• Connaissances :

Bien sûr nous en avons emmagasiné beaucoup en histoire, géographie, instruction civique, économie, droit,…Peut-être tout cela mérite-t-il sinon une révision générale, du moins un tri.
 
Sommes-nous sûres de connaître et de comprendre l’essentiel de la vie de notre pays, de notre vie avec les concitoyens ?
Ouvrons notre intelligence au monde qui nous entoure.
 
Histoire-géographie :

- Les connaissances livresques ont leur intérêt, mais l’histoire de notre pays est vivante. Laissons une place à la culture.
- Pourquoi ne pas aborder l’aspect géographie et économie sous l’angle loisirs ? Les voyages forment la jeunesse s’ils sont intelligemment menés.
- Essayons pendant cette année de visiter au moins un site historique avec un guide compétent, de lire la biographie d’un grand personnage…
- Et si nous cultivions le même intérêt amical pour les pays où nous voyageons : leurs habitants, leur langue, leur histoire ?
 
Règles du jeu social :
- Nul n’est censé ignorer la loi.
- Connaissons-la donc non pas par peur des gendarmes mais parce qu’elle nous permet de mieux vivre en harmonie avec les autres.
- Connaissons aussi les dispositions sociales (travail, santé, famille, éducation,…) pour nous comporter en citoyenne responsable et non en éternelle assistées ! et savoir informer si besoin est.
- Sachons aussi prendre notre place dans le fonctionnement des affaires publiques. Nous avons le droit de vote !
 
Connaissance des grands courants :
- De tous temps les hommes ont réfléchi sur leurs rapports les uns avec les autres et sur la meilleure façon de les gérer. D’où une foule de courants philosophiques et politiques. Connaissons-nous les principaux ?
- Exerçons surtout notre regard critique quand à leurs applications et à leus réalisations concrètes.
- Gardons le souci de lire tout cela à la lumière de l’enseignement de l’Eglise. Soyons passionnée de vérité.
 
Tout cela nous engage déjà et nous donne des responsabilités….

• Responsabilités :
 
Nous n’avons pas attendu d’être pilotes pour vivre au milieu des autres ! Mais avons-nous toujours le respect des autres ?
 
Exemples :
- Nous venons peut-être de passer le permis. Est-ce que notre amour de la vitesse ou du « sport »  ne met pas la vie des autres en danger ?
- Si nous resquillons dans la queue au cinéma, si nous montons dans le bus sans ticket, si nous téléphonons pour nous-mêmes ou photocopions sans vergogne nos documents personnels au bureau, songeons-nous que nous vivons aux crochets de la société, c’est-à-dire de notre prochain et que tout compte fait les autres paient pour toi ?
- Et la vie humaine, que faisons-nous pour qu’elle soit respectée ?
 
 
Nous ne sommes pas seules sur la terre. Et la terre justement est fragile. Que faisons-nous pour protéger et améliorer notre environnement ?
 
- Avons-nous vraiment besoin d’1/4 de litre de shampoing pour nous laver les cheveux, de 50 litres d’eau pour prendre une douche ?
- Est-ce qu’un passant nous a déjà dit : « vous avez perdu quelque chose » parce que nous avion jeté un papier par terre ?
- Est-ce que le voisin dans le train entend la chanson qui hurle dans notre walkman ?
 
Encore une fois nous ne sommes pas seules. Et tous les rapports humains nous appellent à la solidarité.
- Saurions-nous indiquer les organismes d’accueil de notre ville à une personne sans domicile ?
- Connaissons-nous les associations d’aide aux futurs mères, d’alphabétisation,… ?
 
Ce monde bouge, il change de façon passionnante et à une vitesse impressionnante. Gardons la tête froide et cultivons la bienveillance.
- Ne nous nourrissons pas d’un seul média. Cela manque d’ouverture et d’objectivité.
- Ayons l’esprit critique mais pas l’esprit « bof » ou l’instinct de démolition !
- Sachons demander des explications à des personnes bien informées.

 b) élevons les murs d’appui
 
Allons plus loin : nous sommes maintenant engagées dans la vie active ou presque. En tout cas la société nous considère comme des adultes. Cela exige de nous engagement et réflexion. Gardons toujours le sens scout de la parole donnée.
 
• Engagement :
 
- Notre travail : Apprenons à le regarder comme une très belle forme de service des autres.
- Vie sociale et politique : Ne vivons pas à côté du monde sous prétexte qu’il est dangereux ou salissant. Ne soyons pas aveugles non plus. Informons-nous sur l’orientation politique des syndicats étudiants ou professionnels qui nous ont proposés.
Les différentes formes de représentation (délégués de classe, bureau des élèves, représentants du personnel, comité de quartier,…) peuvent être un lieu de témoignage pour les laïcs chrétiens.
- Vie associative : Le scoutisme nous a appris à ne rien faire à moitié. Sommes-nous assidue aux répétitions de notre chorale, ou au sport que nous avons choisi,…
Mettons au service des autres nos compétences, notre goût pour la vie de groupe
Restons-nous dans notre mouvement pour rendre service, pour nous engager, ou restons-nous simplement par nostalgie ?
- Vie caritative-partage : Nous pouvons, par exemple, donner notre sang. (celles qui peuvent !!! Etre en bonne santé et peser plus de 50kg !)
Avons-nous le souci de partager, n’oublions pas que la vie matérielle de l’Eglise repose sur le « denier du culte ».

• Réflexion :
 
Consacrons du temps à la réflexion, seule ou avec les 3 regards (Cheftaine de Feu, marraine, conseiller spirituel) et encore avec des personnes compétentes.
Cela non pas pour une quelconque satisfaction intellectuelle ou pour avoir un avis sur tout ! Mais parce que nos actes, nos choix nous engagent.
 
Ce ne sont pas les sujets qui manquent :

- Europe / Monde.
- Famille/ Education : leurs rôles respectifs dans la cité.

- La place de la femme dans la société.
- La doctrine sociale de l’Eglise…..

Gardons dans tout cela un regard positif et voyons la présence de Dieu dans les œuvres des hommes.
 
«  Pourquoi vous affliger de la dureté des temps ? Vous êtes les temps, soyez meilleurs et les temps seront meilleurs ! » Saint Augustin

La famille

13 janvier 2008

Mois de décembre:

La famille et la cité.

« Que le regard de ceux que j’aime soit comme une balise lumineuse sur ma route. » 

Qu’est ce que la famille ?   

Pour répondre à cette question, au-delà de la définition du dictionnaire, écoutons : 

  • la famille, lieu de rencontre de plusieurs générations qui s’aident mutuellement à acquérir une sagesse plus étendue et à harmoniser les droits des personnes avec les autres exigences de la vie sociale, constitue le fondement de la société. (Concile Vatican II) 
  • Milieu naturel où se développe la personnalité humaine, refuge providentiel où s’apaisent et se calment les tempêtes de la vie. (Jean-Paul II) 
  • Don de Dieu, elle comporte une vocation qui vient d’en haut et devant laquelle on ne s’improvise pas. (Jean XXIII) 
  • Cellule première et vitale de la société. (Jean-Paul II) 

 « Honore ton père et ta mère, comme te l’a commandé le Seigneur ton Dieu, afin d’avoir longue vie et bonheur sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. » Décalogue 5,16 

Pourquoi tant de richesses exprimées, tant d’importances apportées à la famille ? Pourquoi ces mots de l’Eglise : « La santé de la personne et de la société tant humaine que chrétienne est étroitement liée à la prospérité de la communauté conjugale et familiale » (Concile Vatican II) 

a)    Les richesses de la famille : 

·   C’est le lieu privilégié où se découvre l’humanité dans la complémentarité de l’homme et la femme. Leur union est le commencement, les bases, les fondations de cette famille, et le bonheur naîtra de leur capacité à vivre « l’unicité des deux ». Le caractère humain est entier en chacun des sexes, mais tous les rapports physiques, psychologiques et spirituels sont différents ou dosés en mélanges différents et nuancés en l’un et en l’autre. 

·   C’est le lieu d’éducation des tout-petits, de l’apprentissage de la vie physique, culturelle, sociale, spirituelle, des premiers contacts et de la croissance dans une communauté qui devrait toujours être une communauté d’Amour. C’est une cellule de transmission des valeurs morales, culturelles, sociales, spirituelles, dans la mouvance et l’enrichissement des générations.  ·   C’est le lieu où plusieurs membres uniques et différents apprennent à s’aimer, à « s’aider et à céder », apprennent l’UNITE dans le RESPECT « Une famille c’est comme une personne en plusieurs membres. Avoir une famille, c’est être à l’intérieur d’une tendresse où chacun de ses membres est perpétuellement enfanté. » Maurice Zundel  ·  C’est enfin là que s’expérimente le bonheur donné par l’Esprit pour en rayonner. « Soyez fidèles au Christ et vous serez heureux ! Soyez fidèles à l’enseignement de l’Eglise et vous serez unis par un amour plus grand ! La fidélité n’est pas passée de mode ! Vous pouvez être sûrs que ce sont des familles vraiment chrétiennes qui feront de nouveau renaître le sourire dans le monde. » Jean-Paul II 

 b) Guide-aînée, femme, quelle est notre place dans la famille ?   

Il faut d’abord apprendre à découvrir avec émerveillement l’unicité de la vocation de chacune de nous. Découvrir aussi la grandeur de cette vocation féminine, spécifique et commune à toutes les femmes, et différente de celle de l’homme, complémentaire et indispensable pour réaliser « l’unicité des deux » dont parle Jean-Paul II dans sa lettre apostolique. Cette « unicité des deux » est la fusion des talents spécifiques personnels de chacun. Elle réside dans le don naturel de la maternité et de la paternité. Car seul l’homme peut-être père et seule la femme peut-être mère.  La première place évidente de la femme dans la famille est donc d’être mère. Mais « la maternité n’est pas seulement un processus physiologique, c’est une réalité qui embrasse tout l’être et l’agir de la femme, et qui répond aux structures physiques et psychologiques de la féminité. A travers cette maternité, la femme possède une intime union avec le mystère de la vie qui mûrit dans son sein. Ce contact unique et exclusif avec le nouvel être humain, crée en même temps une attitude à l’égard de tous les êtres humains qui imprègne profondément la personnalité de la femme. Elle possède une qualité particulière : distinguer l’individu dans la masse et le promouvoir comme personne. Comme l’écrit Jean-Paul II, Dieu a confié de manière spéciale l’être humain à la femme. » Jutta Burgraff  Il n’est pas démontré que les femmes forment automatiquement un monde plus humain que les hommes ! En réalité ce monde peut changer seulement si les deux, homme et femme, promeuvent cette culture où le don et le service dans l’amour sont compris. Leur responsabilité avec des aspects différents dans l’éducation et dans l’harmonie de la famille est la même. Dans la pratique, la femme est la première éducatrice, car les petits, surtout dans les premières années, ont besoin de points constants de référence, c’est pourquoi la place de la mère est toute particulière dans une famille.  La place de la femme est aussi socialement au-delà de son seul rôle biologique car la femme célibataire ou la femme mariée sans enfant, peut vivre cette dimension du « oui » à se donner pour la venue de nouvelles vies alors spirituelles. Elle possède pour cela tous les talents, toutes les dispositions. « Si les religieuses contemplatives ou actives, méritent en plénitude le nom de mères que nous leur donnons, c’est que leur cœur a reçu de Dieu la grâce d’être, en plénitude, celles qui offrent leur vie, leur prière et leur dévouement, leur renoncement et leur activité, pour que d’autres, dans tous les domaines, reçoivent la vie et la reçoivent en abondance. Qu’elles soignent les malades ou qu’elles enseignent aux enfants, c’est toujours en vue du royaume des cieux qu’elles agissent, et ce qu’elles apportent à la vie naturelle est si indissolublement lié à l’intention surnaturelle que c’est toujours à la maternité de l’Eglise qu’essentiellement elles collaborent. » Marcel Clément 

La place de la femme dans la famille doit être considérée avec discernement :  

«  Nous vivons un siècle où une transformation irréversible de la condition de la femme dans la famille s’opère. Il faut se délivrer de préjugés selon lesquels l’accomplissement  passe nécessairement par la vie professionnelle. Celle-ci peut-être enrichissante et apporter de grandes joies, mais il y a beaucoup d’emplois d’intérêts médiocres et tous ont  leur part de servitude. On ne dira jamais assez combien peut-être grande et gratifiante comme un projet d’entreprise, le fait d’élever un petit être jusqu’à son plein accomplissement. Il faut aussi poser les problèmes budgétaires, les tentations actuelles qui majorent nos besoins. Il serait bon, par conséquent d’inviter à la vie simple. Cependant, les cas sont nombreux où la sagesse conseille le maintien d’un double salaire et d’autres raisons peuvent intervenir…Il faut donc envisager avec sérieux les problèmes et les joies que posent les responsabilités familiales. » Isabelle Mourral

 

    Posons les fondations : 

·        Dans la famille où nous vivons : 

Þ    Notre devoir commence-t-il à la maison ? quelle est la qualité de notre présence ? 

Þ    Apprenons-nous à communiquer dans notre famille, dans le dialogue ; chacun est responsable de la « porte ouverte » à l’échange. 

Þ    Aidons-nous dans les retrouvailles autour de fêtes familiales ? 

 Þ    Notre contribution peut apporter beaucoup à l’édification de la communauté familiale et même à la sanctification de nos parents. 

Þ    Apportons attention, tendresse et respect aux personnes âgées de notre famille. Essayons de découvrir dans leur yeux compréhension et amour. 

  
 ·        Dans notre maison, notre foyer :   

Þ    Apprenons à créer autour de nous cette ambiance chaleureuse et accueillante qui rend un foyer si chaud : décoration, présentation, accueil, ….  

Þ    Apprenons à gérer notre budget, à mettre des priorités dans nos dépenses, à les noter. 

Þ    Veillons à la propreté, au rangement, à l’atmosphère saine et simple de l’endroit où nous vivons : cela demande effort et fidélité. 

Þ    Retrouvons et entretenons des coutumes familiales. 

Þ    Ouvrons grands les yeux, les oreilles, le cœur, sur les mille et un petits trucs culinaires, techniques, vestimentaires qu’amies et relations peuvent nous faire découvrir.   

·        Pour préparer notre famille de demain : 

Un chrétien d’aujourd’hui gagne à acquérir beaucoup de caractère pour vivre de façon cohérente et ne pas céder à tout ce qui l’entoure, tout ce qui lui est proposé. Valeurs et contre-valeurs sont parfois difficiles à démêler. Pour préparer notre famille de demain, il faut d’abord forger notre caractère afin de pouvoir défendre si c’est nécessaire la famille que l’Eglise nous la propose, à la lumière de l’Evangile et de l’Esprit.  «  Une femme ne se réalisera pleinement que si elle développe ses facultés féminines spécifiques et si elle se prépare à la maternité d’un point de vue  physique et psychique. Etre mère est une bénédiction, pas une injustice de la nature. » Jutta Burggraf 

Þ    Nous nous préparons donc en apprenons le don, le service, le sens du sacrifice dans les petites choses de la vie quotidienne, en groupe, en unité, dans notre famille actuelle. 

Þ    Nous prenons le temps de réfléchir au style de famille que nous aimons, aux exemples autour de nous, le profil de celui que notre cœur choisirait pour fonder cette famille et quelles attitudes prendre dans nos relations en conséquence.   

Þ    Regardons aussi le type de femmes que nous voulons être pour celui que nous choisirons et comment y parvenir. 

Þ    Nous savons que la fidélité est aussi affaire de volonté et de raison : comment forger chez nous cette volonté ? 

Þ    Apprenons la vie simple car les problèmes matériels peuvent être cruciaux dans une famille selon les choix futurs et nous devons pouvoir être armées.

  

Elevons les murs d’appui :

 

·        Dans l’approfondissement de notre vocation : 

Þ    Nous approfondissons la richesse de la vocation de la femme, la richesse de la vocation de l’homme et la complémentarité des deux. 

Þ    Nous réfléchissons au sens du travail dans la vie de la femme : si les questions posées par ou à la femme sont multiples, les réponses de chacune sont multiples : la femme libérée, la femme objet, la « business woman »… Comment nous situons-nous ? Comment décodons-nous l’histoire de notre vie ? 

Þ    L’éducation : Que signifie avoir des enfants, fonder une famille ? 

Þ    Apprenons à développer nos talents, à discerner toujours plus le plan de Dieu sur nous, qui nous conduit peu à peu vers son projet de bonheur personnel. 

Þ    Apprenons à analyser, former notre jugement sans condamner telle ou telle option, travail ou famille, et sans être sensible à la pression sociale ou aux jugements des autres.

  ·     Dans la famille que nous avons fondée : à méditer pour plus tard ! 

 Veiller à alimenter la flamme de l’amour conjugal : 

-prendre le temps d’écouter, de se parler, de ne pas se cacher,…  

 -se sanctifier mutuellement par la prière. 

-développer le respect de l’autre. Il faut du temps pour comprendre et une disposition du cœur pour voir, accepter.  

-apprendre à partager les décisions pour les choix importants. 

-Ne pas négliger son « look », être agréable à regarder à la maison comme ailleurs.

 

Veiller à alimenter et allumer la flamme des enfants confiés : 

-équilibrer sa vie de mère et sa vie d’épouse.  -prendre du temps en famille : que la vie associative ou caritative ne déplace pas les priorités. 

 -approfondir combien EDUQUER ce n’est que REVELER la vocation de l’enfant confié quelle qu’elle soit, et être attentive à développer ses talents, non les talents transférés par nos envies.  -recevoir l’enfant tel qu’il est et non tel que nous le voudrions. Recevoir l’enfant comme un don de Dieu. 

Du flirt au mariage

13 janvier 2008

Voici le topo (désormais célèbre ! ) de l’abbé Pierre Hervé Grosjean sur le flirt.

A lire, à relire… et à méditer !

Je me présente en deux mots, comme ça vous saurez qui vous parle, je suis donc l’abbé Pierre Hervé Grosjean, diacre du diocèse de Versailles, prêtre si Dieu le veut dans trois mois, et voilà… et j’ai une sœur qui est Jeune Témoin, mais elle n’est pas là. (Rires). Alors, ce sera pas une grande conférence parce que j’ai pas la qualité des témoins précédents, mais ce sera plutôt un petit topo un peu clair, et alors je fais le choix délibérément du franc-jeu, c’est à dire que je vais être direct, le but c’est de pas tourner autour du pot, alors forcément il y en a certains qui vont se dire : « Il abuse un peu quand même, ou il y va un peu fort » et bien vous aurez toute occasion de poser des questions à la fin, avec la même franchise.

Alors moi j’aime toujours commencer- vous connaissez le sujet, c’est le flirt – j’aime toujours commencer d’abord par casser les idées préconçues, les fausses idées qu’on a dans la tête. Et il se trouve que le petit milieu catho, il en a pas mal, de fausses idées dans la tête. La première, c’est celle-ci : même chez vous, même chez nous, quand, dans le domaine de la vie affective, quand on s’apprête à entendre ce que dit l’Eglise, on a, même inconsciemment, la peur de se faire engueuler. La preuve, c’est que un garçon ou une fille qui est folle amoureuse ou fou amoureux, eh bien il a quand même un peu la trouille d’en parler avec un abbé, avec son père spi, avec je sais pas qui, parce qu’il a peur de s’en prendre une ; ou alors que l’abbé, avec toute sa finesse, casse tout, tout de suite, bulldozer, il rentre dedans. (Rires) Et ça c’est dommage parce que ça veut dire que même pour nous, on n’a pas une vision positive du message de l’Eglise. Et trop souvent, trop souvent, je vois chez les jeunes cathos une vision de la morale chrétienne, ou de ce que peut dire l’Eglise là-dessus, uniquement comme une suite, une série, une liste d’interdictions : « ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est péché, ça c’est pas péché, ça c’est péché…etc. ». Quand je fais un topo là dessus, souvent la question qui arrive, quand je fais un topo aux scouts, par exemple, la première question qui sort, c’est « M. l’abbé, jusqu’où on peut aller sans que ce soit péché ? » (Rires). Et alors, c’est un peu nul, parce que ça montre justement que la seule référence, c’est d’éviter, en gros, le péché un peu embêtant, un peu gros quand même, qui serait pénible à accuser en confession, mais voilà, c’est tout. Et le problème de ça, c’est que ça ne tient pas longtemps. Ça tient pas longtemps parce que, Guy de Larigaudie, je sais pas si vous connaissez, disait : « Une chasteté qui n’est pas joyeuse et positive, elle est chiante. » …enfin il disait : « Elle est ennuyeuse », mais c’est ça (rires). Et c’est vrai ! C’est vrai qu’elle tient pas longtemps : le jour où vous êtes fou amoureux ou folle amoureuse, que vous avez vraiment la fille, le garçon de votre vie devant vous, et bien concrètement, la liste d’interdiction, si c’est uniquement ça, ça va pas tenir très longtemps, vous savez. « M. l’abbé, je connais mes limites, ne vous inquiétez pas ». Tu parles ! (Rires). Et du coup, voyez, on ne vit que simplement pour éviter les gros trucs, et alors on la ligne jaune, donc qu’on a tracée, et puis on flirte avec la ligne jaune – c’est le cas de le dire – et puis la ligne jaune, elle recule de plus en plus, bon…et c’est un peu foireux. Donc première truc, première chose à comprendre, il faut que mon désir d’aimer en vérité soit quelque chose de positif, et tout ce que l’Eglise va pouvoir me dire c’est positif dessus, c’est pas un carcan moral dont il va falloir me débarrasser quand je serai un peu plus grand. C’est positif parce que c’est au service, justement, d’aimer. Ce qu’il a de plus beau en vous, c’est cette capacité à aimer. Donc l’Eglise n’a pas peur de ça, l’Eglise n’a pas peur de la sexualité, je peux vous dire que j’en ai vraiment pas peur, personne ne me choquera là-dessus ; l’Eglise n’a pas peur de gens qui s’aiment, de jeunes qui s’aiment ! Mais au contraire, l’Eglise trouve ça tellement beau, tellement grand, qu’elle veut le protéger. Parce que c’est à la fois ce qu’il y a de plus beau en vous, et en même temps ce qu’il y a de plus fragile. La preuve, c’est que c’est là-dessus où vous pouvez être le plus heureux, et en même temps, c’est là-dessus que vous pouvez vous blesser le plus, et blesser l’autre, voyez. Donc l’Eglise, Elle ne met pas un écran entre vous et l’amour, mais au contraire, toute sa morale, tout son enseignement est comme un écrin, c’est à dire qu’il met en relief la beauté, et qu’il protège la beauté de l’amour vrai. Premier truc.

Deuxième chose. Pour moi – je ne pourrai pas tout vous dire donc je vous donne quelques points – un point hyper important qui peut servir de référence pour vous, c’est justement le fait que le Seigneur vous appelle à aimer en vérité. Et là je vais en exploser certains qui me parlent de sincérité. Je m’en fous, éperdument. « M. l’abbé, on sort ensemble, mais on est sincères, je l’aime beaucoup, il m’aime beaucoup. » Je m’en fiche ! Parce qu’on peut sincèrement se planter, vous comprenez ! (Rires) … et j’en récupère tous les jours. Et aujourd’hui, c’est vrai qu’on est même chez nous, vraiment le milieu catho, on est dans le règne de la sincérité, de l’affectivité. « Mais M. l’abbé, je ressens vraiment que c’est le garçon qu’il me faut. » Mais on s’en fiche, c’est pas objectif, ça, très bien, ça c’est du sentiment ! Et ensuite ? Ce n’est pas là-dessus que tu vas construire quelque chose. « Mais M. l’abbé, c’est bien, puisqu’on est sincère ! » Et ça, mais je l’entends des centaines de fois ! Des personnes cathos ! Parce qu’on a du mal, voyez, à accepter qu’il y ait des vérités objectives, que les actes qu’on pose sont bien ou mal, et ça c’est objectif, c’est pas l’intention que j’y mets dedans qui fait que c’est bien ou mal, c’est l’acte en lui-même, sa signification. « M. l’abbé, on…- je suis direct – M. l’abbé on couche ensemble mais c’est sincère parce qu’on aimerait un jour se marier. » Mais, j’espère que c’est sincère, au moins, et que ce n’est pas pour jouer ! Mais ça ne suffit pas ! L’acte n’est pas vrai parce qu’il est sincère ! Il est vrai parce qu’il signifie réellement ce qu’il doit signifier. Il est vrai parce qu’il est vécu selon le projet de Dieu. Et c’est là-dessus, c’est sur des choses objectives qu’il faut s’appuyer, si vous voulez bâtir un bonheur vrai, un bonheur durable et un bonheur solide.

Alors on passe au concret. La première chose pour être vrai, c’est de faire la distinction, qui est un peu difficile, entre « être amoureux » et « aimer ». On a du vous le dire dix fois, je vous le répète une onzième fois, « être amoureux », la passion, qui suit la séduction, c’est un sentiment. Un sentiment c’est fluctuant. Un sentiment je ne décide pas quand est-ce qu’il se pointe. Vous ne décidez pas de qui vous tombez amoureux, vous ne décidez pas quand est-ce que vous tombez amoureux. C’est ce qui explique très bien que, marié depuis trois semaines, vous pouvez très bien tomber amoureux de la voisine d’à côté. C’est ce qui explique qu’un prêtre peut très bien tomber amoureux !…de sa secrétaire, les dames sacristie, il y a moins de chance souvent. (Rires) C’est vrai, on les choisit pour ça, mais c’est vrai, vous comprenez ! Et alors, si je n’ai que pour unique référence ce que je ressens, même sincèrement, eh bien ça ne va pas être simple ! Parce que je peux tomber amoureux de dix mille personnes différentes ! Et ce n’est pas être marié qui va m’empêcher de tomber amoureux. Donc ça ne suffit pas. Ce sentiment, il se pointe, bon bah très bien, l’important, c’est qu’est- ce que j’en fais maintenant. Et c’est là où on va commencer à être vrai. Si je veux être vrai, je vais prendre le temps, prendre le temps c’est tout un programme, je vais prendre le temps de discerner ce sentiment. Si je suis marié depuis trois semaines, et bien ce sentiment amoureux que j’ai pour ma voisine, je peux dors et déjà dire qu’il est mauvais. Et donc je vais le couper par ma volonté, je vais arrêter de le nourrir, je vais arrêter de jouer à la patience avec elle en tête à tête, je vais arrêter de la voir, … voilà. Au dessus du sentiment, il y a la volonté libre que Dieu nous a donné, pour être fidèle. Donc le temps de discerner, le temps de laisser mûrir, combien de fois, combien de fois si on avait attendu, ne serait-ce que six mois, avant d’engager un truc, on aurait vu que le sentiment, finalement, disparaît comme il est arrivé. Et je vais prendre le temps de mûrir moi-même dans cette façon, dans cet amour que je sens naître, peut-être, naître en moi. Pourquoi ? Parce qu’au début, il y a forcément une part d’égoïsme qui est très importante. C’est plus le besoin d’être aimé que je ressens, que le besoin d’aimer. « - M. l’abbé, on sort ensemble. – Ah bon, pourquoi ? – Et bien parce que… parce que je l’aime. – Comment tu vois ça ? – Eh bien… Eh bien quand elle est là, je suis hyper heureux, euh… vraiment elle m’apporte énormément…euh, je me sens vraiment reconstruit, euh… et depuis la semaine dernière où j’avais cassé avec Unetelle, et bien c’est beaucoup mieux. » (Rires). C’est un petit peu égoïste ! C’est peut-être vrai, c’est peut-être sincère ! Voyez ce gars-là il est sincère ! Mais c’est très égoïste ! C’est très égoïste ! Il remplit avec les autres ce besoin d’aimer qu’on ait tous, d’ailleurs ! Or il va falloir prendre le temps, et prendre les moyens, de passer un jour peut-être, à « aimer », d’« être amoureux » à « aimer ». Et « aimer », c’est quoi ? C’est un choix, libre, que je pose, et que je pose pour toujours, en tout cas avec l’intention que ça dure toujours, et du coup avec l’intention de construire quelque chose pour toujours, voyez, parce qu’on ne peut pas aimer pour un temps, on n’est pas des CDD (contrat à durée déterminée) dans l’amour. La difficulté qu’on a souvent, la question qu’on me pose souvent c’est de dire « Ben voilà. On est amoureux, et puis c’est un sentiment sincère, et puis on a le désir de pas faire n’importe quoi…et en même temps on est jeunes, les fiançailles c’est pas pour toute suite, qu’est-ce qu’on fait ? » Et bien c’est là… où il va falloir être un peu exigeant. Pourquoi ? Parce que justement dans toutes les paroles que vous allez dire, dans tous les gestes que vous allez poser, il va falloir être vrai …pour que ce soit beau, et constructif. Ça le sera si tout ce que vous dites, tout ce que vous faîtes, est vrai, c’est à dire si ça signifie vraiment ce qu’il y a dans votre cœur, là où vous en êtes. On ne dit pas à une jeune fille ou à un garçon : « Je t’aime » si on n’est pas capable de lui dire en même temps : « Je m’engage avec toi pour toute ma vie ». Pourquoi ? Parce que sinon, ce « Je t’aime » qui est peut-être sincère, il n’est pas vrai. Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas dire à quelqu’un que vous l’aimez si vous ne la connaissez pas en vérité, et ça, ça demande du temps. Quand on aime quelqu’un, ça veut dire qu’on le choisit pour ce qu’il est, et non pas pour ce qu’il m’apporte, on le choisit pour ce qu’il est, vraiment, et non pas pour ce dont je rêve de lui ou d’elle. Et ça, ça demande du temps, d’apprendre à connaître l’autre. Ça demande du temps de dire à l’autre : « Je t’aime », non pas parce que j’ai besoin d’être aimé, mais parce que je veux ton bonheur, et je comprends que je t’aime parce que je veux ton bonheur au point de construire toute ma vie avec toi. Je ne mets pas une question d’âge, une question de période, de durée à attendre, mais je mets une question d’exigence de vérité dans votre cœur. Ne vous habituez jamais, je vous en supplie, à dire « Je t’aime » facilement. Ce n’est pas possible. Parce que sinon, comment et qu’est-ce que cela voudra-t-il dire, quand vous le direz à votre époux ou à votre épouse ? Dire « Je t’aime », c’est hyper dur, c’est hyper exigeant. On n’embrasse pas quelqu’un quand on n’est pas capable de se donner, de construire quelque chose pour toute la vie, pour toujours, quand on n’a pas l’intention que ça dure pour toujours et qu’on n’en prend pas les moyens, qu’on n’a pas un projet commun. Pourquoi ? Parce qu’embrasser quelqu’un, c’est quelque chose de beau, de magnifique, j’ai rien contre ! Je trouve ça génial. (Rires) Je vous envie. (Rires). Mais c’est beau et c’est magnifique si c’est vrai là encore. Quand vous embrassez quelqu’un, vous vous donnez déjà. Pas complètement, peut-être, mais vous vous donnez déjà. Et vous ne pouvez pas vous donner facilement. Vous ne pouvez pas embrasser facilement, sinon, qu’est-ce que cela voudra-t-il dire quand vous embrasserez votre époux et votre épouse ? Vous comprenez ? Alors vous allez me dire : « Mais maintenant, ça veut pas dire ça quand on s’embrasse, tout le monde se le fait et… » Et c’est là où je vous invite à être exigeant. C’est clair que, je vais être très franc, 99 % des cathos ne vivent pas ce que je dis. Autant être clair. Et il suffit même d’aller voir à la sortie de nos églises ! Euh, je ne suis pas naïf ! (Rires) Euh, en tout cas dans notre diocèse de Versailles, je peux vous dire que (rires)… enfin voilà ! Je ne vous donnerai pas le nom des églises, mais c’est assez tordant de rire quand même ! C’est le petit couple à foisons, c’est tout mignon, c’est tout catho, on va aux veillées de prières ensemble, on se tient par la main, on prie ensemble… C’est du sincère, c’est de l’affectif à 300%, … est-ce que c’est vrai ? Je n’en suis pas sûr.

C’est clair que c’est exigeant ce que je vous dis là, parce qu’on sent bien qu’en nous-même on a un besoin immense d’être aimé et qu’on est souvent tenté d’aller au plus court, parce que c’est plus facile, et parce qu’on a besoin d’exprimer tout de suite notre tendresse, notre besoin d’affection, etc. Mais l’enjeu c’est quoi ? L’enjeu pour vous aujourd’hui, c’est pas simplement d’éviter le péché. L’enjeu aujourd’hui, c’est clairement de vous préparer à fonder un foyer, ou à vous consacrer à Dieu. On ne se prépare pas à 25 ans à se marier, c’est à 15 ans qu’on commence. La façon dont vous vivez vos dix années entre 15 et 25 ans prépare la solidité de votre couple. Aujourd’hui, il y a moins d’1% des cathos qui vivent de vraies fiançailles. Pourquoi ils en sont incapables, les autres ? Parce qu’ils arrivent déjà abîmés, parce qu’ils arrivent déjà blasés, parce qu’ils arrivent déjà blessés. Si vous voulez vivre un jour des vraies fiançailles, si vous voulez offrir ça à votre fiancé(e), cette force et ce courage de vivre des vraies fiançailles, pour le bonheur et la solidité de votre couple, c’est maintenant que ça se prépare. Si vous dites facilement « Je t’aime » aujourd’hui, si vous embrassez facilement, si vous sortez ensemble facilement aujourd’hui, je peux vous promettre que vous serez incapables, ou ce sera en tout cas très dur de vivre des vraies fiançailles, et d’être fidèle dans votre couple ensuite et de vivre une vie de couple rayonnante, profonde, joyeuse, solide. C’est maintenant que ça se prépare. Et c’est ça qui est génial : c’est que vos 10 ans, vos 10 années, 15-25 ans, c’est excellent parce que à la fois c’est les années les plus sympas, les plusenthousiasmantes, c’est la vie étudiante, c’est la vie lycéenne, on s’amuse bien ; et en même temps, c’est les années les plus exigeantes. Parce que tout se prépare, tout se fait, toutes les grandes décisions intérieures se prennent maintenant dans votre cœur. C’est maintenant que vous décidez comment vous vivez votre vie affective. C’est maintenant que vous décidez quels sont vos principes et vos exigences là-dessus. Et ce sera beaucoup plus motivant pour vous de dire : « Je ne sors pas avec une fille ou avec un garçon, non pas parce que l’abbé va m’engueuler ensuite, mais parce que je veux pouvoir dire à celle avec qui je construirai mon foyer, je veux pouvoir dire : « J’en ai peut-être bavé, mais j’ai tout fait pour te mériter, j’ai tout fait pour me préparer à te dire un jour « Je t’aime » »».

Vous allez me dire : « C’est hyper dur ». C’est vrai. C’est vrai, mais aujourd’hui, on ne peut plus être tiède là-dessus. Il y a beaucoup de curés, et je le regrette profondément, qui ferment les yeux là-dessus, et qui par facilité, vous disent : « C’est pas grave ». Moi, je ne me sens pas le droit de vous le dire. Je préfère vous dire que c’est grave. Parce que j’en vois trop, de gars bien, de filles bien, qui ont un bon fond, etc. s’abîmer là-dessus… et ça me fait trop souffrir. Donc c’est vraiment une motivation bien plus profonde pour votre bonheur vrai qu’il faut être exigeant aujourd’hui, et qu’il faut accepter d’aller à contre-courant. Sachant – je finirai ensuite par les moyens concrets pour y arriver- mais sachant que si vous, vous n’essayez pas de vivre un vrai temps d’amitié ; aujourd’hui on le zappe, « on s’entend bien donc on sort ensemble ». Vivez un vrai temps d’amitié, un vrai temps d’amitié dans lesquels peuvent naître des sentiments qui sont plus que de l’amitié. Mais restez en à l’amitié pour l’instant. Ça permet justement d’apprendre à connaître les autres en leur laissant leur liberté, en respectant leur liberté, sans les forcer à se décider tout de suite, et en gardant la vôtre. Du coup en vous aidant à, peu à peu, à purifier ce sentiment amoureux qui naît, à le rendre plus généreux, plus offert, plus donné à l’autre. Si vous, vous n’acceptez pas d’essayer, qui le fera ? Qui le fera ? Si dans vos rallyes, si dans vos groupes d’amis, si dans vos troupes scoutes, compagnies, clans, etc. vous, vous n’essayez pas de vivre une vraie pureté joyeuse, qui le fera ?

Je vais vous raconter une histoire vraie qui m’a beaucoup marqué, pour vous montrer comment le Bon Dieu peut agir à travers vous là-dessus. Un garçon que je connaissais bien, qui n’est pas dans cette salle, je précise tout de suite, avait ce désir de vivre un truc bien, d’être un garçon droit, avec un bel idéal, bon mais comme nous tous, on est assez faibles ; c’est pas ça le plus grave, parce que
la Miséricorde du Bon Dieu fait des merveilles, vous allez le voir, et ce garçon me téléphone un dimanche matin en me disant : « Vous savez, j’ai fait une connerie hier soir : à une soirée je suis sorti avec une fille au bout d’une heure, c’était nul, je me rends compte que c’est nul, lamentable, je trouve ça trop dommage, etc. Il part se confesser le jour même -bon réflexe- et puis il me dit : « Je veux la revoir, il faut qu’on parle en vérité parce que je ne veux pas la laisser, enfin je veux arrêter tout de suite le truc et je veux pas la laisser s’imaginer quoi que ce soit, et j’ai été nul et je veux réparer ça. » Il se trouve que la fille en question je la connaissais. (Rires). C’est quand même curieux vous savez, on est un peu à la croisée des chemins souvent. Et c’est une fille qui n’avait pas du tout le même idéal, pourquoi, parce qu’elle n’avait jamais entendu de topo là-dessus. Et que, voilà, c’est le milieu parisien, un peu facile, on se laisse facilement avoir, et puis il n’y avait pas eu un Padre sur sa route qui lui avait proposé autre chose un peu d’exigeant. Cette fille-là, je la revois une semaine plus tard et elle me dit : « Vous savez, Untel est venu me voir, et il m’a demandé pardon. Il m’a demandé pardon – un garçon de 20 ans, fille de 17 – il m’a demandé pardon de pas m’avoir respecté, et d’avoir posé des gestes avec moi qui n’étaient pas vrais, et de l’avoir fait simplement par désir physique et par désir d’affection. Vous savez M. l’abbé jusqu’à présent, les flirts, je les enchaînais les uns après les autres – la fille plutôt mignonne, plutôt bien, elle avait tout ce qu’elle veut… (Rires), aucun problème pour elle – et elle dit : « Voilà. J’avais une liste qui est déjà longue derrière moi – que des gars bon milieu, bon cathos – je n’ai jamais rencontré un garçon qui m’ait respecté à ce point là. Le fait qu’un garçon vienne me voir pour me demander pardon de m’avoir entraîné – elle-même était consentante – dans une relation qui est fausse, je ne peux plus vivre désormais ce que j’ai vécu avant. Je ne peux plus me contenter de relations à 3 francs, maintenant que je sais que ça existe des garçons qui sont capables de ça ; et j’aimerais beaucoup que mon mari un jour puisse ressembler à ce gars-là et je veux le mériter maintenant, je veux être à la hauteur de ça. »

Voyez comme un garçon qui s’est planté une fois, est capable parce qu’il prend les moyens, non seulement de la miséricorde du Bon Dieu, mais de retrouver cet idéal, est capable de faire partager cet idéal. Et cette fille-là, au fond de son cœur, elle n’était pas satisfaite de ce qu’elle vivait. Si il en a un d’entre vous qui est satisfait des flirts à 3 francs, il vient me voir perso juste après et… (Rires) si il arrive à me convaincre, je lui paye le resto… (Rires) mais ça m’étonnerait beaucoup. Elle n’était pas satisfaite mais elle ne pensait pas que c’était possible de faire autrement, et que tout le monde le fait aujourd’hui. Tout le monde le fait, autant dans nos troupes scoutes, dans nos clans que dans nos sorties d’églises. Tout le monde le fait. Et le fait qu’il y en ait un qui ait osé lui dire : « Je te demande pardon parce que c’est pas ça que je veux vivre, et je te supplie de ne pas vivre ça ». Elle m’a dit : « Il m’a fait promettre de ne plus jamais me laisser embrasser aussi facilement, parce qu’on est trop précieux aux yeux du Bon Dieu pour que ce soit trop facile comme ça, pour s’abîmer comme ça. » Voilà ce que vous êtes appelés à vivre, et voilà le bien que vous pouvez faire si vous-mêmes, avec vos faiblesses, avec vos défauts, mais en même temps avec votre idéal, vous voulez essayer d’être exigeant. Et ça je vous en supplie, dans vos groupes d’amis etc., il faut que ça vous entraîne au bien, il faut vous entraidiez mutuellement. Si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien – un jour il faudra que je revienne faire un topo sur l’alcool, d’ailleurs (rires) – mais si dans une soirée, il y en a 10 qui se tiennent bien, je peux vous promettre que c’est contagieux. Pourquoi ? Parce qu’il y en a plein autour de vous qui n’y arrivent peut-être pas, mais qui y aspirent. Le cœur de l’Homme est fait pour la vérité. Si vous essayez de la vivre, d’en témoigner, je peux vous promettre que derrière les deux trois petits cons qui diront : « Elle est coincé, il est coincé », qui se sont en fait que des jaloux, parce que eux se sont trop abîmés, trop brûlés ; d’ailleurs ceux-là et beaucoup vous envieront, vous regarderont avec envie, et peut-être un jour viendront vous demander de les aider à vivre ce que vous vivez.

Je parle rapidement des moyens, parce qu’effectivement tout ça c’est dur, et quand des fois on est amoureux de quelqu’un, de se dire : « Je lui dis rien et j’attends ». Je me souviens d’une amie, dans mon groupe d’amis, qui avait déjà 20 ans, donc c’est pas l’âge lycée, c’est plus tard, qui aimait beaucoup un autre garçon de notre groupe d’amis, et elle m’avait dit : « Avec mon père spi, on a décidé, je vais attendre un an, sans rien lui dire, sans rien lui dire, sans me déclarer, parce que si je me déclare, je l’oblige à choisir ; et pendant un an je vais mûrir. Je vais mûrir cet amour, je vais le présenter au Seigneur, je vais demander au Seigneur de le purifier de tout égoïsme. Je vais demander, je vais essayer d’apprendre à connaître l’autre en toute liberté, tel qu’il est – et les groupes d’amis sont précieux pour ça – et puis on verra au bout d’un an. » Ils se sont fiancés, ils sont mariés. (Rires). Mais vous allez me dire : « Mais moi j’aurais trop peur qu’elle parte, l’autre ; ou qu’il parte ». Eh bien c’est que vous n’aimez pas encore. Quand il y a peur de perdre l’autre, c’est qu’on aime pas encore, on n’aime pas encore assez, parce que c’est une peur qui est encore centrée sur soi, on se regarde le nombril. Et vous allez me dire : « Mais c’est aller vraiment contre soi ». Et bien non, et c’est peut-être même la plus belle preuve d’amour que vous pouvez faire à quelqu’un, c’est de dire, par exemple, si quelqu’un vous demande, qui un garçon ou une fille vous demande de sortir avec lui ou avec elle, eh bien pareil, la plus belle preuve d’amour que vous pouvez donner à ce moment-là, c’est de dire : « Je te respecte trop pour risquer de t’abîmer. Alors écoute, ce que je te propose, c’est qu’on attende un an ». Si l’autre vous dit : « T’es complètement fou, t’es complètement folle » et se casse, eh bien c’est un bon critère de discernement… (Rires) il n’est pas fait pour vous. Si il n’est pas capable de comprendre ça, c’est qu’il n’est pas prêt à aimer. Il n’y a pas une durée, je veux dire, on s’en fout, mais voilà, être capable de dire : « Je préfère prendre sur moi pour l’instant et vraiment me préparer à être sûr que je suis capable de t’aimer avant de poser des gestes qui nous engagent déjà ». Parce que le risque, c’est que quand vous posez des gestes de tendresse, même s’ils sont sincères, ils vous engagent déjà, il y a déjà des liens très forts qui se font, c’est difficile de les arrêter ensuite, et même on a envie de progresser. Et donc on est déjà peut-être plus totalement libre pour discerner. On a peur de perdre l’autre, on reste scotchés ensemble, voilà. On est un peu aveuglés.

Alors quels sont les moyens pour être capable de ça ? C’est ça qui est génial, c’est que le Bon Dieu vous dit un truc, ça je le promets en Son Nom, on est faibles, on est tous faibles, on est tous pécheurs. Si on accepte de prendre les moyens, de son mieux, le Bon Dieu fera le reste. Il sera capable de vous préparer à fonder un foyer solide, ou à vous consacrer à Dieu. Mais pour ça il faut avoir le cœur libre, c’est clair. Il y a les moyens spirituels et les moyens humains. Je commence par les moyens spirituels, vous les connaissez tous : le premier, c’est la prière. Si vous ne priez pas, vous vous plantez, je vous le promets. (Rires). Au moins c’est clair. C’est pas la prière à 3 francs : je prie quand j’en ai envie, quand je le ressens, quand ça fait « pouêt-pouêt » dans mon cœur (rires)…etc. Là encore, on s’en fout, du sentiment. Tant mieux s’il est là, mais c’est pas suffisant. On ne prie pas parce qu’on en a envie. On n’est pas fidèle à sa femme parce qu’on en a envie. On prie parce que Dieu en a envie, parce que c’est la joie de Dieu, parce que c’est le désir de Dieu que je prie. Et que quand je prie, ce n’est pas simplement pour obtenir la bonne note au partiel qui arrive, mais c’est d’abord pour donner à Dieu la possibilité d’agir dans mon cœur. Voilà pourquoi on prie quand on en a pas envie ; et je peux vous promettre qu’après 8 ans de séminaire, quand je dis ce cher bréviaire, je prends pas mon pied à chaque fois !… (Rires) je peux vous le promettre. Je ne dis pas que c’est rare, mais ce n’est pas toujours. Je vais à la messe tous les jours, je n’en ai pas une envie débordante ! Quand vous êtes dans une paroisse où les gens sont un peu cucu, la bonne dame ne sait pas faire chanter, (rires), le curé est chiant au sermon… (Rires), ce n’est pas une envie folle d’y aller ! On n’y va pas pour soi ! Arrêtez de vous regarder le nombril dans votre vie spirituelle, c’est insupportable ! On aime le Bon Dieu pour Lui d’abord. Et c’est exactement comme dans un couple – c’est ça qui est beau quand on prépare des fiancés au mariage parce qu’on les voit évoluer – et peu à peu on voit le cœur se convertir. Et que le fiancé, il arrête de se dire : « Qu’est ce que j’ai envie de faire, qu’est ce que j’ai pas envie de faire ? Qu’est-ce que je ressens, qu’est ce que je ne ressens pas ? » Et qu’il choisit « qu’est-ce qu’elle a envie de faire, elle ? Qu’est-ce qui peut faire son bonheur à elle ? » Et sa joie, il la trouve dans la joie qu’il procure à l’autre. Et bien c’est pareil dans la vie spirituelle.

Une fois que vous avez compris ça, je peux vous promettre que ça révolutionne tout, parce que le Bon Dieu à toujours envie qu’on prie. Alors vous vous posez plus de questions, vous vous dites plus : « Est-ce que je sors de mon lit ou pas ? Est ce que je prends ce temps de prière ou pas ? » Vous le prenez, pour Sa joie. Tant pis si vous ressentez rien on s’en fout. C’est gratuit : c’est ça l’amour. On fait ça pour la joie du Bon Dieu, et je peux vous promettre que dès que vous donnez ne serait-ce que 5 minutes par jour au Bon Dieu, Lui agit. Lui agit ! Il se suffit de peu pour agir dans votre cœur, et pour rendre votre cœur peu à peu capable d’aimer comme Lui aime. C’est Lui qui vient préparer votre cœur à se donner un jour totalement. Mais laissez Le ! Donnez Lui les moyens d’agir dans votre vie, concrètement.

Deuxième moyen,
la Messe, je viens d’en parler, c’est même logique. A
la Messe, Jésus Lui-même vient demeurer, vient régner dans votre cœur, et donc dans votre vie affective, et vient vous apprendre à aimer en vérité, parce que Lui nous a aimé le premier.

Troisième chose :
la Confession. Là aussi on va arrêter de faire le SMIC là-dessus, on se confesse pas simplement, c’est pas le minimum syndical, quand on a fait des horreurs, ou une fois par an ! C’est : « Plus je me confesse – c’est à dire tous les 15 jours en gros, voyez… (Rires) – plus je me confesse, et plus je donne à Dieu toute liberté pour agir dans mon cœur, parce que j’enlève tous les obstacles à Son Action. Et là encore arrêtons les confessions à 3 francs où on magouille, on tourne autour du pot, vous savez : « J’ai tiré les cheveux de ma petite sœur, j’ai pas mis le couvert à table, j’ai répondu un peu vertement aux parents… » (Rires). On s’en fout… vous ne le regrettez même pas, de toute façon donc… (Rires). Ce que le Bon Dieu veut, ce sont des confessions franches, directes, loyales, sincères, parce que là il veut agir, parce que là il veut justement purifier façon d’aimer, parce que là il veut soigner vos blessures, toutes les conneries que vous avez pu faire, et il veut vous apprendre à aimer en vérité. Quand vous vous confessez, Dieu non seulement pardonne vos péchés, mais en plus il vous donne la grâce de progresser là où vous en avez besoin. Et quand vous avez un peu de mal à aimer en vérité, quand vous avez un peu de mal sur la pureté, et bien quand vous confessez des péchés dans ce domaine, Dieu non seulement pardonne, mais Dieu répare, voilà ce qui est génial. C’est ça qui est génial, c’est que où que vous en soyez aujourd’hui, quoi que vous ayez fait avant, il est toujours possible de repartir à zéro. Dieu répare, Dieu fortifie, Dieu vous donne la grâce d’être des saints là-dessus, et ça c’est la confession. Et dernier moyen spirituel, le père spi, le père spirituel. S’il y a quelques guides aînées, elles en ont forcément parce que c’est obligatoire, je vous le rappelle, pour l’engagement pilote ; et quand aux autres, quand on veut atteindre un sommet, on en prend les moyens, on prend un guide de haute-montagne, un guide de haute-montagne, c’est pas quelqu’un qui marche à ma place ; quand on a un père spi, on garde toute sa liberté, surtout si c’est un bon père spi, il vous laisse encore plus libre ; mais c’est quoi ? C’est le guide de haute-montagne qui vous aide à choisir les bons chemins en vous donnant des critères objectifs, voilà pourquoi tout à l’heure je vous disais, c’est pas un an, c’est pas 6 mois, ça on s’en fout, c’est pas l’âge qui compte, mais c’est justement avec votre père spi qui lui, a du recul, qui vous connaît bien, et qui va pouvoir vous donner des critères de discernement objectifs, qui vont vous aider à prendre les bons chemins, à pas vous planter. Et c’est génial de pouvoir parler avec un Padre que vous avez choisi librement, que vous aimez, et à qui vous faites confiance, de pouvoir parler librement de ces choses-là, de votre vie affective, de votre vie spirituelle, de votre façon d’aimer. C’est urgent. Le père spi, c’est aussi celui qui est capable de vous relever 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pourquoi, parce que un bon père spi, il n’est pas là pour être déçu, et vous savez que c’est souvent ça qui nous embête dans ce domaine – là, c’est qu’on a peur de décevoir. Quand on a fait une connerie, on n’ose pas le dire parce qu’on a peur de décevoir le prêtre, on a peur de décevoir nos parents, on a peur de décevoir nos amis. Le père spi, il n’est pas là pour être déçu. Il est là pour vous aider à progresser. Et le père spi enfin, c’est celui qui va vous dire : « - Ce sommet mon vieux, tu es capable de l’atteindre. Tu es fait pour ça, tu es fait pour aimer en vérité, alors ne te contentes pas de trucs à 3 F. – Mais j’en ai envie, c’est dur, je ne vais pas résister. – Eh bien… résiste. Eh je suis là pour toi. Je suis là pour t’aider, on va trouver les moyens, je te relèverai le nombre de fois qu’il faut, on s’en fout. On a tout le temps mais je suis là pour te ne te contentes pas de peu. » On a tous besoin, on a tous besoin ; et moi le premier ; les prêtres ont un père spi ; on a tous d’avoir un père qui nous dise souvent, souvent : « Tu vaux plus ; t’es bien plus précieux aux yeux du Bon Dieu que toutes les conneries que t’es capable de faire ; tu es capable de ce sommet, tu es fait un jour pour fonder un foyer chrétien, solide, profond, qui va te combler ; ou tu es fait pour donner ta vie au Seigneur qui va te combler. Ne gâche pas ça. Et ne te contente pas d’un truc moyen, médiocre. » Et ça on a besoin, parce qu’on est faibles, donc on a besoin de l’entendre souvent, de le redire, même si on le sait. On a besoin d’avoir un Padre qui nous soutient et qui est là pour nous, quoi qu’on ait fait, qui nous rendra capable de ce sommet. Ca c’est les moyens spirituels ; et les moyens humains, je vous l’ai déjà dit, c’est le groupe d’amis. Ayez des amitiés vraies, et là aussi discernez. Des amis qui vous entraînent au mal, eh bien il faut arrêter, il faut avoir le courage d’arrêter. Vous êtes dans une soirée, ça commence à déraper, cassez-vous. Ras le bol de ces cathos qui se plantent parce qu’ils n’ont pas osé être différents ! Vous ne pouvez pas risquer de foutre en l’air votre idéal parce que vous avez peur de passer pour un coincé. Je vous en supplie. Vos amis doivent vous aider à être des saints. Et là aussi la chasteté, je vous promets qu’on a tous besoin de s’entraider mutuellement. Si vous jouez mesdemoiselles – je vais parler aux garçons après – si vous jouez mesdemoiselles, aux séductrices, parce ce que c’est quand même plaisant de se rendre compte qu’on plaît, si vous n’incitez pas les garçons à vous respecter et à construire quelque chose de solide ; c’est clair, c’est clair. Et messieurs quand même,…c’est vrai qu’on est hyper faibles. (Rires) C’est vrai qu’on est un peu porté sur le physique, quand même ; et qu’on a besoin nous, très vite de passer au concret. Et bien soyez virils là dedans aussi. Et prenez les moyens virilement d’être des saints et de tenir bon. Parce que vous savez que vous êtes faibles. Parce que vous savez que voilà, qu’on a besoin d’affection et que c’est tout de même bien sympa d’avoir une fille qui nous dit qu’on est le plus beau à côté de nous, eh bien prenons les moyens avec force, générosité et courage de construire quelque chose de bien plus solide. Parce que celle qui deviendra la mère de vos enfants, il faut que vous puissiez la mériter. Souvent les garçons me disent : « Moi je ne veux pas d’une fille facile comme femme…par contre, d’ici là je me permets pas mal de choses. » Je veux dire c’est dégueulasse, ça. Si vous voulez une fille bien, soyez un garçon bien. Et aidez-vous mutuellement, entre amis. Voilà.

Je finis en vous redisant vraiment ce que…vous savez le Saint Père aux JMJ de Rome, il m’a dit – enfin il nous a dit, parce que j’étais parmi vous quand même (rires), on était 2 millions mais je l’ai pris pour moi aussi – il nous a dit un truc impressionnant ; il pourrait être démago, le Saint Père, mais il l’est pas, il n’a pas besoin de ça. Il a dit ça – je vous le rappelle : deux millions de jeunes devant lui – au lieu de dire « Le Christianisme c’est gentil, c’est mignon, c’est joli, Jésus vous aime » Il dit quoi : « Vous avez tous une vocation au martyre ; ça ne sera plus le martyre sanglant des premiers chrétiens, ce sera le martyre de la fidélité à contre-courant. » Le martyre de la fidélité à contre-courant. Et là il donne trois exemples : « Je pense en particulier aux jeunes et à la difficulté de rester pur dans les relations amicales – le flirt, je traduis (rires) – je pense aux fiancés, et à la difficulté de vivre de vraies fiançailles, je pense aux jeunes consacrés et à la difficulté de persévérer dans leur vocation. » Aujourd’hui c’est clair, et je ne joue pas le démago, je ne vous mens pas, si vous voulez vivre cet idéal, vous allez en baver. C’est clair. Mais l’enjeu est trop important. L’enjeu, c’est votre bonheur profond, votre bonheur vrai, un bonheur en plénitude que Dieu vous prépare, dès maintenant, que Dieu prévoit déjà dans Son Cœur. L’enjeu, c’est votre bonheur, et c’est aussi le bonheur de tous ceux qui vous regardent et de tous ceux qui pourraient – grâce à vous – comprendre qu’il est possible de vivre autre chose, qu’il est possible de vivre un amour vrai, un amour qui rend vraiment heureux. Voilà.

Je crois qu’il y a les collégiens qui m’attendent. Je vais être un peu moins… un peu plus soft quand même parce qu’ils sont plus jeunes, mais… (Rires) mais voilà, je vous demande vraiment… c’est ça qu’est bien parce qu’on est en plein Carême. Il faut qu’à la fin du Carême, vous ayez tous un père spi, confession tous les 15 jours… (Rires), prière quotidienne. Et là encore ne dites pas : « Ouais, c’était beau ce qu’il a dit l’abbé, mais alors, ouais je vais le faire, j’aimerais bien le faire, etc ». On s’en fout, là encore du « j’aimerais, c’est sincère, machin… ». Vivez au présent, pas au conditionnel. Et donc prenez les moyens concrètement, dès maintenant, urgents – c’est urgent – prenez les moyens d’être des saints. Voilà.

 

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