SAINTE JEANNE D’ARC

10 mai 2009

Sainte Jehanne 

CHAPELET DE SAINTE JEANNE D’ARC

Sur la Croix : Credo. Pater.

Sur les 3 grains dire : Je vous salue Sainte Jeanne d’Arc,
Jésus et Marie sont avec vous, vous êtes bénie
entre toutes les filles du monde et votre Conseil est béni.
Sainte Jeanne d’Arc, Patronne et Gardienne de la Patrie,
que, par votre incessante prière, notre pays redevienne chrétien
et qu’il retrouve son unité. Ainsi soit-il.

° Gloria

1er Mystère : Saint Michel annonce à Jeanne
qu’elle doit sauver le Royaume de France.

Fruit du Mystère : faire la Volonté de Dieu.

Sur les gros grains : Pater

Sur les petits grains : Sainte Jeanne d’Arc,  priez pour nous,  pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

° Gloria

2ème Mystère : A Chinon, Jeanne révèle au Dauphin
qu’il est le fils du Roi et qu’il sera sacré à Reims.

Fruit du Mystère : que la France retrouve le chemin des sacrements ;
prions pour la résurrection de la France.

Sur les gros grains : PaterSur les petits grains : Sainte Jeanne d’Arc,  priez pour nous,  pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

° Gloria

3ème Mystère : Jeanne délivre la ville d’Orléans assiégée
et fait sacrer Charles VII à Reims.

Fruit du Mystère : avoir le courage et l’audace d’affirmer sa foi.

Sur les gros grains : Pater

Sur les petits grains : Sainte Jeanne d’Arc,  priez pour nous,  pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

° Gloria

4ème Mystère : Jeanne est fait prisonnière à Compiègne,
livrée aux Anglais et abandonnée de tous.

Fruit du Mystère : prier sans cesse lors des difficultés.

Sur les gros grains : Pater

Sur les petits grains : Sainte Jeanne d’Arc,  priez pour nous,  pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

° Gloria

5ème Mystère : Jeanne est condamnée à être brûlée vive à Rouen.

Fruit du Mystère : servir Dieu et Le glorifier.

 

Sur les gros grains : Pater

Sur les petits grains : Sainte Jeanne d’Arc,  priez pour nous,  pour la France, pour l’Europe et pour le monde.

° Gloria

 

Finir avec cette prière :

Dieu qui avez miraculeusement suscité Jeanne d’Arc
pour défendre la Foi et la Patrie, accordez-nous par son intercession,
de savoir choisir, pour nous gouverner et nous guider,
des hommes sages et justes qui assureront à votre peuple,
par le respect de vos saintes lois, la tranquillité,
l’ordre et la liberté de votre Eglise.

Sainte Jeanne d’Arc, sauvez la France.

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Alors : Heureux ?

4 mai 2009

Alors : Heureux ?

Si nous prenons notre vie de baptisé au sérieux, si nous avons compris qu’elle est pour nous un vrai appel à la sainteté, et que Dieu s’est engagé à nous en donner les moyens, nous avons certainement rencontré quelques luttes intérieures, sinon extérieures, et pu constater à la fois notre besoin de Dieu et de sa force, et le désir de Dieu de combler tous nos manques. Il n’attend que nos bras tendus. Pas les bras d’un enfant capricieux, mais ceux d’un enfant aimant et tout abandonné à l’Amour de son Père. Nous le savons : grands désirs, humilité et confiance sont les marques de l’enfance spirituelle, cette « petite voie toute droite » qui peut nous conduire très vite et facilement (mais non sans efforts !) à une grande sainteté. La question de notre bonheur n’est pas incongrue, car elle correspond en vérité et très exactement à ce que Dieu VEUT pour nous. Nous avons, hélas ! Une telle conception de la morale chrétienne, plus ou moins marquée sans doute par le jansénisme, que le bonheur et sa recherche nous apparaissent peut-être suspects et entachés d’égoïsme.
Comme le démon a bien réussi son coup, en rendant la morale chrétienne, et par ricochet la volonté de Dieu et Dieu Lui-même, sévère, triste, finalement détestable ! On reconnaît bien là la patte de celui qui est père du mensonge ! Il nous suffit pourtant d’ouvrir notre Bible et d’écouter la Parole de Dieu pour comprendre que le plan de Dieu sur nous, dès l’origine, est une invitation à partager son bonheur, non seulement au ciel, mais dès ici-bas. Les conséquences du péché originel ont rendu cette quête du bonheur incertaine, sinon périlleuse, mais Dieu n’a pas renoncé à son plan et ne nous a pas rejetés. Il continue à nous appeler au bonheur, et dès ici-bas. Mais à quel bonheur ?
La Croix elle-même, que nous rencontrons sur notre route, peut être source d’une joie mystérieuse, parce que féconde. « Fac me cruce inebriari » « Fais que je m’enivre de la croix » (séquence Stabat Mater). Les saints de tous les temps ne cessent de nous le dire chacun à sa façon. Pourquoi refuser de les croire ? Pourquoi nous obstiner à fermer les yeux et les oreilles devant cette grande révélation du dessein d’amour de Dieu sur nous, révélation prodigieuse qui pourrait nous libérer de toutes nos angoisses existentielles ? Pourquoi ne pas essayer de les suivre, de les imiter, dans ce qu’ils ont d’imitable, c’est-à-dire dans leur propre imitation et suite du Christ ? Pourquoi tarder, perdre du temps, alors que chaque jour nous est donné pour élargir notre cœur, le purifier et le rendre digne du plus grand bonheur qui soit : celui du Dieu trois fois saint ! « Cela Je vous l’ai dit pour que MA joie soit EN VOUS, et que votre joie soit PARFAITE » (Jn 15,11).
Entre la première prédication du Seigneur dans la synagogue de Nazareth (Lc 4, 16-22) et le discours après la Cène, tout l’enseignement de Jésus pendant sa vie publique est comme serti de ces promesses de bonheur.
Redisons-le donc : la vie chrétienne est source de joie, d’une joie très pure et très forte à la fois. Au risque d’être incompris, je dirai même que la vie selon le Christ est ici-bas la seule joie parfaite, parce que seule elle peut avoir une saveur d’éternité.
Aussi, n’ayons pas peur de chercher le bonheur, puisque Dieu nous y invite. La théologie morale, telle que l’expose saint Thomas d’Aquin (Somme Théologique IIa IIae, q.1-5), et telle que le Catéchisme de l’Église Catholique a voulu la présenter (n° 1716 – 1729, ou abrégé du CEC n° 359 à 352), s’ouvre précisément par notre vocation à la béatitude. La « morale » n’est donc pas d’abord et essentiellement une liste de préceptes et d’interdits, ou une volonté tyrannique imposant des commandements arbitraires. Chassons définitivement ces fantômes qui nous font peur ! Elle est un chemin qui conduit au bonheur. La recherche du bonheur, loin d’être un obstacle à notre progrès spirituel, en est au contraire un puissant ressort. Le tout est de ne pas partir sur une fausse piste. Pour éviter les écueils, nous avons des aides précieuses : les commandements de Dieu et de l’Église et plus largement la Parole de Dieu et l’enseignement de l’Église. Aimons à fréquenter la Parole de Dieu, en particulier l’Évangile, dans une lecture priante (la « lectio divina »). Etudions les documents du magistère.
Quelle libération de nos capacités d’aimer nous trouverons dans la fidélité à la loi de Dieu, expression de sa volonté sainte et de son Amour !
« Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande » (Jn 15,14). On peut difficilement être plus clair ! Cherchons à être toujours plus fidèles à ses commandements, résumés dans le double précepte de la charité, le « commandement nouveau » (Jn 13,34) laissé par le Seigneur à ses disciples. Un commandement qui n’abolit pas le Décalogue, mais le porte à sa perfection (cf Mt 5,17). Celui qui aime parfaitement Dieu et le prochain n’a plus besoin qu’on lui dicte une autre loi. « La charité, voilà ma seule étoile / À sa clarté je vogue sans détour » (Ste Thérèse de l‘Enfant-Jésus, PN 17 « Vivre d’Amour »). Quand bien même nous serions encore loin de la perfection d’une petite Thérèse – ce qui est sans doute le cas … – réjouissons-nous à chaque progrès accompli dans cette direction. Que la méditation du psaume 118, longue méditation (176 versets !) sur la beauté et la suavité de la loi de Dieu, nous encourage à poursuivre encore notre route : « Beati immaculati in via …» « Heureux ceux qui sont irréprochables dans leur voie, qui marchent selon la loi du Seigneur ».
Oui, cherchons le bonheur. Cherchons le vrai bonheur, un bonheur qui ne passe pas. Et soyons exigeants sur la qualité ! Cherchons-le en Dieu pour ne pas chercher en vain. Il se laisse trouver. Il rassasie le désir et le renouvelle en même temps. « Benedic anima mea Domino et omnia quae intra me sunt nomini sancto eius ; benedic anima mea Domino et noli oblivisci omnes retributiones eius, (…), qui replet in bonis desiderium tuum renovabitur ut aquilae iuventus tua » (Ps 102, 1-2 ; 5) «Bénis, ô mon âme, le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom ! et n’oublie pas ses nombreux bienfaits. (…) C’est lui qui comble de biens tes désirs; et ta jeunesse renouvelée a la vigueur de l’aigle ». Si nous ne sommes pas heureux, c’est que nous n’avons pas cherché au bon endroit. Si nous sommes heureux, remercions le Seigneur et demandons nous si nous ne sommes pas appelés à un bonheur plus grand encore. Celui qui nous satisfait aujourd’hui ne risque-t-il pas de nous échapper ou d’être terni par la lassitude ? S’il n’est pas infini et éternel, il n’est pas encore digne de nous. « Haut les cœurs ! » « Sursum corda ! ». Nous n’en finirons jamais de découvrir les merveilles que Dieu réserve à ceux qui l’aiment. Puissions nous remercier DIEU toute l’éternité pour la joie qu’Il met déjà dans nos coeurs. « multi dicunt quis ostendet nobis bona ; signatum est super nos lumen vultus tui, Domine ; dedisti laetitiam in corde meo a fructu frumenti et vini et olei sui multiplicati sunt »
« Beaucoup disent: « Qui nous fera voir le bonheur? » Fais lever sur nous la lumière de ta face. Seigneur, tu as mis en mon cœur plus de joie qu’aux jours ou leur froment, leur vin nouveau débordent » (Ps 4,6-8).

Abbé Hugues de MONTJOYE

Ô Marie, Ô Mère chérie

1 mai 2009

 Ô Marie, Ô Mère chérie

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Marie

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        Ô Marie, ô Mère chérie,
 Garde au Coeur des Français la foi des anciens jours.
         Entends du haut du ciel le cri de la Patrie :
            Catholique et Français toujours !
 
   1. Aux pieds de ta Mère bénie,
       Tombe à genous peuple chrétien !
       Et que ta bannière chérie
       S’incline en ce lieu trois fois saint.
 
    2. Rends la couronne à notre Père,
        Confonds les méchants et leurs voeux,
        Fais que le successeur de Pierre
        Connaisse enfin des jours heureux.
 
   

Il est surement scout !

28 avril 2009

Il est surement scout !

Si quand il pleut quelqu’un reste sous la pluie et ne cours pas s’abriter (ou alors c’est un breton!)

Si quelqu’un tutoie tout le monde sans faire attention, y compris ses profs ou son patron.

Si vous ne comprenez rien à ce que deux personnes disent et si elles emploient des termes bizarres (tripod, froissartage, kraal, cul de pat’… ??? cékoiça ???)

Si quelqu’un boit au self de l’eau d’une carafe avec des miettes dedans.

Si quelqu’un se pointe un lundi matin d’hiver en cours en manches courtes et ouvre les fenêtres en arrivant : « ça crève de chaud et ça sent le renfermé ici ! » (Forcément, après deux jours dehors…)

Si quelqu’un préfère dormir par terre plutôt que sur un mauvais lit…

Si quelqu’un emballe ses vêtements dans des sacs plastiques quand il part en voyage.

Si quelqu’un, en voyant un arbre, ne dit pas « oh, qu’il est beau », mais « tiens, il serait bien celui là pour une table ! »

Si quelqu’un arrive en pleine forme le lundi après avoir passé un week-end sous la pluie, alors que les autres se sont enrhumés devant la télé…

J’ai choisi l’Amour du Seigneur

26 avril 2009

J’ai choisi l’Amour du Seigneur dans chaque chose ordinaire,
Alors je mettrai tant de cœur à les rendre extraordinaires.

Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle

24 avril 2009

Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle

Père R.Cantalamessa

Commentaire de l’Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 1-11

Jésus, la femme et la famille

L’Evangile du cinquième dimanche de Carême est l’épisode de la femme surprise en flagrant délit d’adultère que Jésus sauve de la lapidation. Jésus n’entend pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Les paroles qu’il adresse à la femme, à la fin, sont une condamnation explicite de l’adultère, même si extrêmement délicate : « Ne pèche plus ». Jésus n’entend donc pas approuver ce qu’a fait la femme ; il entend plutôt condamner le comportement de ceux qui sont toujours prêts à dévoiler et dénoncer le péché des autres. Nous l’avons vu la semaine dernière, en analysant l’attitude de Jésus envers les pécheurs en général.

A présent, comme de coutume, en partant de cet épisode, élargissons notre horizon en examinant l’attitude de Jésus envers le mariage et la famille dans l’ensemble de l’Evangile. Parmi les nombreuses thèses étranges avancées sur Jésus ces dernières années figure également la thèse d’un Jésus qui aurait répudié la famille naturelle et tous les liens familiaux, au nom de l’appartenance à une communauté différente, dont le père est Dieu et les disciples sont tous frères et soeurs. Jésus aurait proposé aux siens une vie errante comme le faisaient à cette époque, en dehors d’Israël, les philosophes ciniques.

Il existe effectivement dans les Evangiles des paroles du Christ sur les liens familiaux qui, à première vue, semblent déconcertantes. Jésus dit : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses soeurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Lc 14, 26). Des paroles dures, certes, mais l’évangéliste Matthieu s’empresse d’expliquer le sens de la parole « haïr » dans ce contexte : « Qui aime son père ou sa mère… son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Mt 10, 37). Jésus ne demande donc pas de haïr les parents ou les enfants, mais de ne pas les aimer au point de renoncer à cause d’eux à le suivre.

Il existe un autre épisode déconcertant. Un jour Jésus dit à quelqu’un : « ‘Suis-moi’. Celui-ci dit : ‘Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père’. Mais Jésus réplique : ‘Laisse les morts enterrer leurs morts ; pour toi, va-t-en annoncer le Royaume de Dieu’ » (Lc 9, 59 s.). Ciel, ouvre-toi ! Certains critiques se déchaînent ici. Il s’agit d’une demande scandaleuse, une désobéissance à Dieu qui ordonne de prendre soin des parents, une violation éclatante des devoirs filiaux !

Le scandale de ces critiques est pour nous une preuve précieuse. Il est impossible d’expliquer certaines paroles du Christ tant qu’on le considère simplement comme un homme, même en reconnaissant qu’il est exceptionnel. Seul Dieu peut demander qu’on l’aime davantage que son propre père et que, pour le suivre, on renonce par conséquent à assister à sa sépulture. D’ailleurs, dans une perspective de foi comme celle du Christ, qu’est-ce qui faisait davantage plaisir au père défunt : que son fils soit à la maison à ce moment-là à enterrer son corps ou qu’il soit en train de suivre l’envoyé de ce Dieu auquel son âme devait maintenant se présenter ?

Mais dans ce cas, l’explication est peut-être encore plus simple. On sait que l’expression : « Permets-moi de m’en aller d’abord enterrer mon père » était parfois utilisée (comme elle l’est encore) pour dire : laisse-moi aller prendre soin de mon père tant qu’il est vivant ; lorsqu’il sera mort, je l’enterrerai puis je te suivrai ». Jésus demanderait par conséquent seulement de ne pas renvoyer à un moment indéterminé la réponse à son appel. Combien parmi nous religieux, prêtres et religieuses se sont retrouvés à devoir faire ce même choix et souvent les plus heureux de notre obéissance ont été nos parents.

Le désarroi face à ces demandes de Jésus vient en grande partie du fait que l’on ne tient pas compte de la différence entre ce qu’il demandait à tous indistinctement et ce qu’il demandait seulement à quelques uns appelés à partager sa vie entièrement consacrée au royaume, comme c’est encore le cas aujourd’hui dans l’Eglise.

On pourrait examiner d’autres phrases célèbres de Jésus. On pourrait même l’accuser d’être responsable des difficultés proverbiales que les belles-mères et les brus ont à s’entendre, car il a dit : « Je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère » (Mt 10, 35). Mais ce n’est pas lui qui séparera ; ce sera l’attitude différente que chacun adoptera à son égard qui déterminera cette division. Un fait que l’on constate douloureusement également aujourd’hui dans de nombreuses familles.

Tous les doutes sur l’attitude de Jésus envers la famille et le mariage tombent si l’on tient compte de l’ensemble de l’Evangile et pas seulement des passages qui nous arrangent. Jésus est plus rigoureux que n’importe qui envers l’indissolubilité du mariage, il répète avec force le commandement d’honorer son père et sa mère jusqu’à condamner la pratique de se soustraire, avec des prétextes religieux, au devoir de les assister (cf. Mc 7, 11-13). Combien de miracles Jésus accomplit-il précisément pour répondre à la douleur de pères (Jaïre, le père de l’épileptique), de mères (la Cananéenne, la veuve de Naïn !), ou de plusieurs personnes vivant ensemble (les soeurs de Lazare), c’est-à-dire pour honorer les liens de parenté. A plusieurs reprises il partage même la douleur des familles jusqu’à pleurer avec elles.

A un moment comme aujourd’hui où tout semble concourir à l’affaiblissement des liens et des valeurs de la famille, il ne manquerait plus que l’on ne lui oppose également Jésus et l’Evangile ! Mais il s’agit de l’une des nombreuses choses étranges sur Jésus que nous devons connaître pour ne pas nous laisser impressionner lorsque nous entendons parler de nouvelles découvertes sur les Evangiles. Jésus est venu ramener le mariage à sa beauté originelle (cf. Mt 19, 4-9), pour le renforcer et non pour l’affaiblir.

Nos imperfections, barrière ou chemin ?

21 avril 2009

Nos imperfections, barrière ou chemin ?

 

« Tu dois être beau, jeune, solide, riche et célèbre ». Même en décalage avec de telles injonctions, les chrétiens ne peuvent rester indifférents au fait que la perfection constitue l’essentiel de leur vocation : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait », nous enseigne Jésus. Les chrétiens peuvent-ils être parfaits au milieu de critères en totale contradiction avec l’Évangile ? Face à la peur de ne pas être à la hauteur ou d’être mal jugés, leurs chances d’annoncer l’Évangile ne reposent-elles pas sur un principe inverse : cultiver la différence face aux critères d’un monde qui se rêve parfait ?

Nos imperfections sont-elles un chemin ou une barrière pour l’évangélisation ? Encore faut-il savoir ce qu’il faut entendre par « imperfections ». Selon le Petit Larousse, une imperfection est « l’état d’un être ou d’une chose qui n’est pas parfait ». Pour Aristote, la perfection est « la qualité qui revient à un être qui est tel qu’il doit être selon sa nature ». Dans le cas de l’homme, ses qualités spécifiques les plus élevées sont l’intelligence et la volonté ordonnées à l’amour du bien comme principe de l’agir. Or, en ce domaine, nous faisons tous l’expérience que nous ne sommes pas ce que nous devrions être, et nous ne faisons pas davantage ce que nous devrions faire.

Les synonymes des mots « imperfection » et « imparfait » valent toutes les définitions. Citons-en au moins quelques-uns :

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dimanche de la miséricorde divine

19 avril 2009

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L’importance de la femme

17 avril 2009

L’importance de la femme

Le pape Benoît XVI a rencontré les mouvements catholiques pour la promotion de la femme dans la paroisse de Saint Antoine de Luanda. Extrait de son discours :

  »En voyant le charme fascinant qui émane de la femme de par la grâce intime que Dieu lui a donnée, le cœur de l’homme s’éclaire et se retrouve en elle : «Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair» (Gn 2, 23). La femme est un autre « moi » dans l’humanité commune. Il faut reconnaître, affirmer et défendre l’égale dignité de l’homme et de la femme : tous les deux sont des personnes, à la différence de tout autre être vivant dans le monde autour d’eux. Tous les deux sont appelés à vivre en profonde communion, dans une reconnaissance mutuelle et un don de soi réciproque, travaillant ensemble pour le bien commun avec les caractéristiques complémentaires de ce qui est masculin et de ce qui est féminin. Aujourd’hui, qui ne perçoit le besoin d’accorder plus de place aux « raisons du cœur » ? Dans une civilisation comme la nôtre, dominée par la technique, on ressent le besoin de cette complémentarité de la femme, afin que l’être humain puisse y vivre sans se déshumaniser complètement. Il suffit de penser aux terres où règne la pauvreté, aux régions dévastées par la guerre, à de nombreuses situations dramatiques découlant des migrations forcées ou non… Ce sont presque toujours les femmes qui y maintiennent intacte la dignité humaine, défendent la famille et sauvegardent les valeurs culturelles et religieuses. [...] La présence maternelle dans la famille est tellement importante pour la stabilité et la croissance de cette cellule fondamentale de la société, qu’elle devrait être reconnue, louée et soutenue par tous les moyens possibles. Et, pour le même motif, la société doit rappeler aux maris et aux pères leurs responsabilités à l’égard de leur propre famille. »

La source de la vie et de l’amour

12 avril 2009

La source de la vie et de l’amour

 

Le bon larron est là, pendu à sa croix, le souffle court ; il ne connaît pas ce Jésus avec lequel il vient d’être crucifié, mais il le regarde et dans son regard, il comprend tout : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume ! » Alors Jésus, le coeur battant au rythme de l’amour divin peut lui dire : « En vérité, dès aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ».
De son côté, Pierre, dans l’ombre, ne cesse de pleurer amèrement. Il y a quelques heures seulement, dans le froid de la nuit, il avait répondu à la servante : « Je ne le connais pas ! » « Je n’en suis pas ! » « Je ne sais pas ce que tu dis ».
Depuis trois ans, il avait fait confiance à Jésus, mais voilà qu’il ne comprenait plus : Jésus était là, comme une loque humaine, comme un moins que rien. Il s’était laissé arrêter sans réagir, il était là, apparemment abandonné de Dieu. Tout ce qu’il a vécu avec Jésus s’effondre, ce n’était donc pas vrai. Pierre dans l’ombre de la nuit, regarde Jésus qui est là à trois pas, il ne comprend plus. Il ne sait plus où il en est. Mais voilà un coq qui se met à chanter et Jésus se retournant fixa son regard sur Pierre. Terrible face à face entre Jésus et Pierre ; alors Pierre se souvenant de la parole du Seigneur annonçant son reniement et sentant le regard de Jésus posé sur lui, un regard tout chargé de l’amour fou de Dieu pour lui comme pour nous tous se mit à pleurer amèrement.
Nous sommes tous déroutés devant la passion de Jésus. Devant cette croix terrible et froide, nous non plus nous ne comprenons pas, mais s’agit-il vraiment de comprendre ? Non, je ne le crois pas.
Hier, au soir de la Cène, ayant mis mes pas dans ceux du disciple bien-aimé, je me suis penché sur la poitrine de Jésus et j’ai entendu battre le coeur de Dieu. Il était lourd de tout l’amour divin, de toute la miséricorde qui depuis le premier soir s’accumulait dans le coeur de Dieu. Depuis ce premier soir, Dieu attendait la venue de ce nouveau soir où enfin l’amour divin pourrait de nouveau se répandre, se donner, se communiquer à chacun de nous, au larron comme à Pierre, à Marie-Madeleine comme au disciple bien-aimé.
Ce soir, je suis là au pied de la croix de Jésus, il n’y a rien à dire, il n’y a rien à comprendre, il suffit d’être là pour accueillir les flots de l’amour divin qui jaillissent du coeur de Jésus pour me rejoindre et m’envelopper de toute la tendresse de Dieu. Je sens la présence maternelle de Marie, dans la puissance de l’Esprit Saint, elle vit une nouvelle maternité, elle m’enfante dans le corps du Christ.
Or, tandis que je sens les torrents de l’amour me pénétrer, j’entends dans le fond de mon coeur le prophète Isaïe me murmurer : « Il s’est chargé de tes maladies, il a pris sur lui tes infirmités ». La parole de Jésus me revient en mémoire : « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades, je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs ». Je vois alors le regard de Jésus se poser sur moi et en me regardant, son coeur est bouleversé car je suis comme une brebis qui n’a pas de berger. Alors, il me prend sur ses épaules pour me rapporter dans l’enclos de la maison paternelle.
Alors, je tombe à genoux et je reste là, les yeux fixés sur Jésus. Dans le silence, je contemple le coeur de Jésus. Il n’y a plus rien à dire ou à faire, il suffit d’être là au pied de la croix. Oui, la croix demeure incompréhensible, scandale et folie ! Et pourtant, je reste là à contempler Jésus crucifié. Il est pour moi la vraie source de la vie et de l’amour, la seule source d’où jaillit pour moi la Vie.
Mais déjà se profile l’aube de Pâque par delà la descente aux enfers, dans les enfers de ma vie. Il est vrai qu’au matin de Pâques, les femmes et Marie-Madeleine ont bien trouvé le tombeau vide et ont vu deux hommes en vêtements éblouissants qui leur ont dit : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant. Il n’est pas ici, il est ressuscité ». Elles ont couru le dire à Pierre et aux autres, mais ces propos leur semblèrent du radotage et ils ne les crurent pas. Comme nous avons le coeur lent à croire !
Il faudra que Jésus rejoigne chacun de nous pour faire route avec lui. Il nous obligera à lui dire tout ce qui habite notre coeur, toute la souffrance qui nous habite. Alors, avec toute sa patience divine, il fera route avec nous, il ouvrira notre coeur à l’intelligence des Ecritures et notre coeur sera tout brûlant tandis qu’il nous parlera en chemin. Nous nous mettrons à table ensemble, lui près de moi et moi près de lui, et nous pourrons vivre l’eucharistie de Pâques dans la joie de communier à son corps et de communier ensemble au corps du Christ que nous formons.
Bonne fête de Pâques à tous dans la joie du Ressuscité et rendez-vous à Cavaillon pour fêter ensemble le bienheureux César de Bus et tous les saints de notre Eglise.

Mgr Cattenoz- Archeveque d’Avignon
Paques 2007

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