La grâce de la pureté

9 avril 2009

La grâce de la pureté

Un jour de renouvellement des voeux pendant la Sainte Messe, alors que nous venions de quitter nos prie-Dieu et commencions à réciter la formule des voeux, soudain Jésus parut à coté de moi, portant une tunique blanche et une ceinture d’or. Il me dit : « Je t’accorde un amour perpétuel pour que ta pureté soit sans tache; et tu n’éprouveras plus de tentations contre la pureté. En voici le gage ». Jésus ôta alors Sa ceinture d’or et m’en ceignit. A partir de cet instant je ne ressentis plus aucune tentation contre cette vertu ni dans mon coeur ni dans mon esprit. srfaustine.jpg

Je compris plus tard que c’est l’une des plus grandes grâces que m’avait obtenue la Très Sainte Vierge Marie, car je la lui avais demandée pendant de nombreuses années. Depuis lors, j’ai une plus grande dévotion envers la Sainte Vierge. C’est elle qui m’a appris à aimer Dieu intérieurement et m’a montré comment accomplir en tout Sa Sainte Volonté. « Marie, vous êtes la joie, car, par Vous Dieu descendit sur la terre et dans mon coeur ».

Soeur Faustine Petit Journal n°40

La Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur

6 avril 2009

Une petite histoire, si simple… et si belle. 

La Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur

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Saint Pierre, gardien du Paradis, reçoit un jour dans son bureau la visite du Père Eternel :
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh oui mon Dieu ! Vraiment, vraiment, je fais bien attention et tous ceux qui entrent le méritent !
- Bien… bien… si cela ne vous dérange pas, j’aimerais jeter un petit coup d’oeil sur vos registres !
Le Père ouvre le dernier registre tenu par Saint Pierre, l’examine, fronce les sourcils, referme le registre et se tourne d’un air menaçant vers Saint Pierre :
- Mais ça ne va pas du tout ça… Vous avez laissé entrer des gens qui ne méritaient pas d’entrer au Paradis !!! Soyez plus vigilant, je repasserai la semaine prochaine !
Mais Saint Pierre ne reconnaît même pas les noms que le Père a pointé sur le registre, il n’y comprend rien ! Pendant la semaine suivante, Saint Pierre redouble de vigilance… il ne veut surtout pas perdre sa place ! Lorsque le Père revient, il est serein…
- Alors Saint Pierre, tout s’est bien passé ? (Il ouvre le registre)
- Oh oui mon Dieu ! Cette semaine je les ai tous passé au peigne fin !
- Mais ça ne va pas du tout ! Saint Pierre, votre travail est lamentable ! Dans ma grande miséricorde je vous pardonne une nouvelle fois… mais que cela ne se reproduise plus !
Saint Pierre est effondré… Que se passe-t-il ? Pourquoi depuis quelques semaines, en dépit de la grâce que Dieu lui a donné, des âmes entrent au Paradis sans qu’il s’en rende compte ! Il sort de son bureau, se promène dans le Paradis, sent une main se poser doucement sur son épaule… Il se retourne : c’est Jésus.
- Alors Saint Pierre, tout se passe bien ?
- Oh non, oh non… votre Papa va bientôt me mettre à la porte si je ne trouve pas une solution… je laisse entrer des âmes qui ne le méritent pas !
Jésus se met à sourire et regardant Saint Pierre, lui murmure :
- Ah Saint Pierre, vous n’avez donc pas encore compris ? Suivez-moi…


Après quelques minutes de marche, ils atteignent le mur d’enceinte du Paradis, et Jésus s’arrête en souriant… Saint Pierre, regardant vers le haut du mur comprend tout : la Vierge Marie est là, assise sur le haut du mur, elle tend son chapelet de l’autre côté et remonte les âmes qui s’y accrochent… C’est de cette manière que tant d’âme ont trouvé le chemin vers le Paradis… vers le Père qui les voyant arriver ainsi toutes entourées de l’amour de Marie, les a accueilli dans la Vie éternelle !

Petite citation à méditer [19]

4 avril 2009

« J’ai tout donné…légèrement je cours, je n’ai plus rien que ma seule richesse: Vivre d’Amour »

 Sainte Thérèse de Lisieux
 
 
 

Si je n’ai pas la charité

2 avril 2009

« Si je n’ai pas la charité… »

Méditation du père Cantalamessa

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,31.13,1-13

« Si je n’ai pas la charité »

charite5.jpgNous consacrons notre réflexion à la deuxième lecture qui contient un message très important. Il s’agit du célèbre hymne de saint Paul à la charité. « Charité » est le terme religieux signifiant « amour ». Il s’agit donc d’un hymne à l’amour, peut-être le plus célèbre et le plus sublime ayant jamais été écrit.

Lorsque le christianisme apparut sur la scène du monde, divers auteurs avaient déjà chanté l’amour. Le plus célèbre était Platon qui avait écrit un traité entier sur ce thème. Le nom commun de l’amour était alors eros (d’où viennent nos termes « érotique » et « érotisme »). Le christianisme sentit que cet amour passionnel de recherche et de désir ne suffisait pas pour exprimer la nouveauté du concept biblique. Il évita donc complètement le terme eros et le remplaça par celui de agape, qui devrait se traduire par « amour spirituel » ou par « charité », si ce terme n’avait pas désormais acquis un sens trop restreint (faire la charité, oeuvre de charité).

La principale différence entre les deux amours est la suivante : l’amour de désir, ou érotique, est exclusif ; il se consume entre deux personnes ; l’ingérence d’une troisième personne signifierait sa fin, la trahison. Parfois l’arrivée même d’un enfant parvient à mettre en crise ce type d’amour. L’amour de don, ou agape embrasse en revanche toute personne, il n’en exclut aucune, pas même l’ennemi. La formule classique du premier amour est celle que nous entendons sur les lèvres de Violetta dans la Traviata de Verdi : « Aime-moi Alfredo, aime-moi autant que je t’aime ». La formule classique de la charité est celle de Jésus qui dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Il s’agit d’un amour fait pour circuler, pour se diffuser.

Il existe une autre différence : l’amour érotique, dans sa forme la plus typique qui est l’état amoureux, ne dure pas, de par sa nature, ou ne dure qu’en changeant d’objet, c’est-à-dire en tombant successivement amoureux de différentes personnes. Saint Paul dit en revanche que la charité « demeure », que c’est même la seule chose qui demeure éternellement, et qui demeurera même lorsque la foi et l’espérance auront disparu.

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Entre ces deux amours – celui de recherche et de don – il n’existe toutefois pas de séparation nette et d’opposition, mais plutôt un développement, une croissance. Le premier, l’eros est pour nous le point de départ, le deuxième, la charité est le point d’arrivée. Entre les deux existe tout un espace pour une éducation à l’amour et pour grandir dans l’amour. Prenons le cas le plus commun qui est l’amour du couple. Dans l’amour entre deux époux, au début dominera l’eros, l’attrait, le désir réciproque, la conquête de l’autre, et donc un certain égoïsme. Si, chemin faisant, cet amour ne s’efforce pas de s’enrichir d’une dimension nouvelle, faite de gratuité, de tendresse réciproque, de capacité à s’oublier pour l’autre et se projeter dans les enfants, nous savons tous comment il se terminera.

Le message de Paul est d’une grande actualité. L’ensemble du monde du spectacle et de la publicité semble s’être aujourd’hui engagé à enseigner aux jeunes que l’amour se réduit à l’eros et l’eros au sexe ; que la vie est une idylle permanente, dans un monde où tout est beau, jeune, sain, où la vieillesse et la maladie n’existent pas, et où tous peuvent dépenser autant qu’ils le désirent. Mais ceci est un mensonge colossal qui génère des attentes disproportionnées qui, déçues, provoquent des frustrations, des rébellions contre la famille et la société et ouvrent souvent la voie au crime. La parole de Dieu nous aide à faire en sorte que le sens critique ne s’éteigne pas complètement chez les personnes, face à ce qui leur est servi quotidiennement.

Petite citation à méditer [18]

29 mars 2009

« Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l’éternité. »

St Curé d’Ars

L’amitié [4]

28 mars 2009

 

Deus Caritas Est

18. L’amour du prochain se révèle ainsi possible au sens défini par la Bible, par Jésus. Il consiste précisément dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu’à toucher le sentiment. J’apprends alors à regarder cette autre personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la perspective de Jésus Christ. Son ami est mon ami. Au-delà de l’apparence extérieure de l’autre, jaillit son attente intérieure d’un geste d’amour, d’un geste d’attention, que je ne lui donne pas seulement à travers des organisations créées à cet effet, l’acceptant peut-être comme une nécessité politique. Je vois avec les yeux du Christ et je peux donner à l’autre bien plus que les choses qui lui sont extérieurement nécessaires: je peux lui donner le regard d’amour dont il a besoin. Ici apparaît l’interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l’autre que l’autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l’image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l’attention à l’autre, désirant seulement être «pieux» et accomplir mes «devoirs religieux», alors même ma relation à Dieu se dessèche. Alors, cette relation est seulement «correcte», mais sans amour. Seule ma disponibilité à aller à la rencontre du prochain, à lui témoigner de l’amour, me rend aussi sensible devant Dieu. Seul le service du prochain ouvre mes yeux sur ce que Dieu fait pour moi et sur sa manière à Lui de m’aimer. Les saints – pensons par exemple à la bienheureuse Teresa de Calcutta – ont puisé dans la rencontre avec le Seigneur dans l’Eucharistie leur capacité à aimer le prochain de manière toujours nouvelle, et réciproquement cette rencontre a acquis son réalisme et sa profondeur précisément grâce à leur service des autres. Amour de Dieu et amour du prochain sont inséparables, c’est un unique commandement. Tous les deux cependant vivent de l’amour prévenant de Dieu qui nous a aimés le premier. Ainsi, il n’est plus question d’un «commandement» qui nous prescrit l’impossible de l’extérieur, mais au contraire d’une expérience de l’amour, donnée de l’intérieur, un amour qui, de par sa nature, doit par la suite être partagé avec d’autres. L’amour grandit par l’amour. L’amour est «divin» parce qu’il vient de Dieu et qu’il nous unit à Dieu, et, à travers ce processus d’unification, il nous transforme en un Nous, qui surpasse nos divisions et qui nous fait devenir un, jusqu’à ce que, à la fin, Dieu soit «tout en tous» (1 Co 15, 28).

Le Bon Dieu sans confession?

27 mars 2009

 

Nous vous proposons aujourd’hui un article sur la confession… utile en ce temps de carême. 

Le Bon Dieu sans confession ?
 

 Quel étrange paradoxe, le sacrement de la réconciliation semble en perte de vitesse alors qu’on ne s’est jamais autant confessé… à son psy, à la radio ou même à la télévision.

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Dans le Nouveau Testament Jésus-Christ se présente comme celui qui libère de la servitude du péché. Il le dit lui-même quand il affirme que «le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés.» (Marc 2, 10). Le Christ veut que cette mission, que le Père lui a confiée, se poursuive dans son Eglise: «Jésus souffla vers eux (les apôtres) et leur dit: Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous enlèverez les péchés, ils leur seront enlevés; quand vous les maintiendrez, ils seront maintenus.» (Jean 20, 22-23). Depuis lors, à travers les aléas de l’histoire humaine, l’Eglise poursuit cette charge que le Sauveur lui a confiée.

Une histoire mouvementée…
Le sacrement de la réconciliation a évolué durant l’histoire. Dans les premiers temps (Ier-VIe siècle), il est accordé aux seuls pécheurs publics et une seule fois dans la vie. Il est réservé aux péchés graves et se caractérise par une longue pénitence. Du VIIe au XIe siècle, sous l’impulsion des moines, le sacrement se «tarifie» et peut se renouveler. A partir du XIe, la réconciliation se «privatise» de plus en plus. Dès le XVIe, sous l’impulsion du Concile de Trente, la confession devient un élément central de la pratique pastorale et sa fréquence est proposée comme un pivot de la vie spirituelle. Le Concile Vatican II renouvelle la discipline pénitentielle en soulignant sa dimension ecclésiale et communautaire avec les célébrations pénitentielles. D’aucuns ont pu croire que cela justifiait les absolutions collectives (qui sont réservées à certaines circonstances exceptionnelles). Plus récemment, le Saint-Siège et les évêques suisses ont rappelé l’obligation de la confession et de l’absolution individuelle pour ce sacrement, sans négliger les bienfaisantes cérémonies pénitentielles.

… pour une réalité qui ne change pas
Malgré les changements intervenus au long des siècles, «on discerne la même structure fondamentale. Elle comporte deux éléments également essentiels; d’une part, les actes de l’homme qui se convertit sous l’action de l’Esprit Saint (…); d’autre part, l’action de Dieu par l’intervention de l’Eglise. L’Eglise qui, par l’évêque et ses prêtres, donne au nom de Jésus-Christ le pardon des péchés (…)» (CEC 1448)
On pourrait dire que la théologie du sacrement est synthétisée dans la prière d’absolution (cf. encadré): «Le Père des miséricordes est la source de tout pardon. Il réalise la réconciliation des pécheurs par la Pâque de son Fils et le don de son Esprit, à travers la prière et le ministère de l’Eglise.» (CEC 1449)

Se confesser directement à Dieu?
Ne peut-on pas directement se confesser à Dieu? Oui, bien sûr, mais on ne peut en rester là. Cela contredirait la «logique de l’Incarnation»: Dieu s’est fait homme pour sauver les hommes. La grâce veut nous pacifier réellement et de façon humainement concrète. Le prêtre ne prend pas la place du Sauveur, mais il doit être sacramentellement les yeux, les oreilles, le cœur, les mains, la miséricorde.

Quand se confesser?
Tout en se défiant d’une vision légaliste du sacrement de la réconciliation, l’Eglise enseigne qu’il y a dans la vie humaine des moments où la confession devient indispensable: dès que l’on a conscience d’avoir péché gravement, une fois par an durant le temps de Pâques. Une chose est le service minimum et une autre, très différente, est ce qui est nécessaire pour maintenir l’organisme spirituel en bonne santé, et augmenter l’amour du Christ dans la vie du croyant!
La confession fréquente est d’une grande utilité pour la vie chrétienne. Les auteurs spirituels conviennent que bien des avantages y sont attachés: elle augmente la vraie connaissance de soi, favorise l’humilité chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence spirituelle, purifie la conscience se prête à la direction spirituelle, augmente la grâce et surtout nous met en relation très profonde et très réelle avec le Dieu vivant et vrai, le Dieu sauveur.

Comment se confesser?
Bon nombre de personnes semblent «bloquées» par une conception trop formelle de la confession. En fait, il n’y a pas de recette ou de méthode pour bien se confesser. Le cardinal Martini propose trois étapes qui peuvent aider les personnes qui «sont dans l’incapacité de reprendre une pratique (…) formelle, à cause d’un certain malaise intérieur». Le mot latin confessio signifie: louer, reconnaître et proclamer. Tout d’abord la confession de louange: il s’agit de se mettre en présence de Dieu avec action de grâce et de reconnaître ce qu’Il accomplit dans la vie du croyant, de percevoir les signes de sa présence et de son action. Ensuite, la confession de vie: le pénitent reconnaît ce qui l’empêche d’accueillir pleinement l’amour de Dieu et du prochain. Plutôt que de s’arrêter à une simple «liste à commissions» de péchés plus ou moins graves. Il faudrait s’attacher à la source fondamentale des dysfonctionnements spirituels tels que les répertorie Jésus-Christ (Marc 7, 21): «Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers: débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et rendent l’homme impur.» Impur, c’est-à-dire «non-saint», non «image de Dieu» comme Jésus. Pour finir la confession de foi: «La confession ne consiste pas simplement à déposer nos péchés, comme on dépose une somme sur une table. On place notre cœur dans le cœur du Christ, pour que sa toute-puissance le transforme.» De cette attitude naît la prière de repentir ou acte de contrition qui dispose le croyant à recevoir la grâce du pardon, dans la joie et la louange.

CHANOINE YANNICK-MARIE ESCHER,

RÉDACTEUR À PAROISSES VIVANTES

Petite citation à méditer [17]

26 mars 2009

« Un fidèle ami n’a pas de prix. »

Eccl 6,14

Jésus et l’amitié humaine [3]

25 mars 2009

La Bible est remplie d’éloges de l’amitié. « Un ami fidèle est un refuge assuré, celui qui en trouve un a trouvé un trésor » (Si 6, 14ss). Le banc d’essai de la véritable amitié est la fidélité. « Plus d’argent, plus d’amis », dit un dicton populaire. L’amitié qui disparaît à la première difficulté de l’ami n’est pas une vraie amitié. Le véritable ami se révèle dans l’épreuve. L’histoire est pleine d’histoires de grandes amitiés immortalisées par la littérature ; mais il y a également des exemples d’amitiés célèbres dans l’histoire de la sainteté chrétienne.

Un problème délicat concernant l’amitié est si celle-ci est possible également une fois marié. Il n’est pas dit que l’on doive couper de manière catégorique avec tous les amis que l’on possédait avant le mariage, mais une réorganisation est de toute évidence nécessaire, sous peine de difficultés et de crise au sein du couple.

Les amitiés les plus sûres sont celles qui sont cultivées ensemble, en tant que couple. Parmi les amitiés cultivées séparément, les amitiés avec des personnes du même sexe créeront moins de problèmes que celles avec des personnes de sexe opposé. Dans ces cas-là, la présomption, le fait de se croire au-dessus de tout soupçon et de tout danger, est souvent punie. Des titres de films comme « La femme de mon meilleur ami » en disent long sur le problème… Mais mis à part ce fait extrême, ce type d’amitié crée des problèmes pratiques sérieux. L’ami ne peut avoir plus d’importance que le conjoint. On ne peut sortir tous les soirs avec les amis en laissant l’autre (le plus souvent le femme !) seule à la maison.

Pour les personnes consacrées également, les amitiés les plus sûres sont les amitiés partagées avec le reste de la communauté. En parlant de Lazare Jésus ne dit pas : « Mon ami Lazare », mais « notre ami Lazare ». Lazare et ses soeurs étaient également devenus des amis des apôtres, selon le principe bien connu suivant « les amis de mes amis sont mes amis ». Les grandes amitiés entre certains saints, par exemple entre François d’Assise et Claire, étaient ainsi. François est le frère et le père de toutes les soeurs ; Claire est la soeur et la mère de tous les frères.

Padre R.Cantalamessa

Sortie à Fontainebleau

24 mars 2009

L’album photo de la sortie est disponible !

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Pour celles qui avaient un appareil, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos.

 

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